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Installer un miroir dans une salle de bain en location : règles et méthode DIY

Avant d’installer un miroir dans une salle de bain en location, il faut vérifier les règles de remise en état. Présente les caractéristiques des modèles magnétiques, adhésifs et à ventouse, les étapes DIY pour moins de 10 000 yens et le nettoyage des traces.

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 11 min

Il n’est pas rare de trouver un logement locatif dont la salle de bains n’a pas de miroir, ou dont le miroir existant est tellement encrassé qu’il n’est plus utilisable. Installer ou remplacer un miroir de sa propre initiative peut entraîner une facturation des frais de remise en état au moment du départ, d’où l’importance d’agir avec les bonnes connaissances et la bonne méthode.

Peut-on installer un miroir dans la salle de bains d’un logement locatif ?

En conclusion, dans la plupart des cas, cela ne pose pas de problème si vous obtenez au préalable la confirmation et l’autorisation du propriétaire ou de la société de gestion, et si vous choisissez une méthode qui ne laisse pas de traces sur le mur. Il faut partir du principe que vous comprenez bien l’obligation de remise en état dans un logement locatif.

Qu’est-ce que l’obligation de remise en état ?

L’obligation de remise en état consiste à rendre le logement dans l’état où il se trouvait avant l’emménagement au moment du départ. Toutefois, la vétusté et l’usure normale ne sont pas à la charge du locataire, et le référentiel utilisé est le « Guide relatif aux litiges et à la remise en état », initialement rédigé par le ministère japonais du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme en mars 1998, puis révisé à deux reprises — en février 2004, puis en août 2011, date à laquelle il est devenu l’actuelle « édition re-révisée ». Une réforme du Code civil japonais entrée en vigueur en 2020 a donné une base légale à cette approche : l’article 621 exclut désormais expressément de l’obligation de remise en état du locataire « l’usure et la détérioration du bien loué résultant d’un usage et d’une jouissance normaux, ainsi que la vétusté du bien loué ». Seuls les dommages causés intentionnellement ou par négligence sont à la charge du locataire.

Un remplacement ou une installation sans autorisation peut entraîner des problèmes

Si vous percez des trous dans le mur ou laissez des traces d’adhésif, il est possible que des frais de remise en état vous soient facturés lors de votre départ. La règle de base est de toujours consulter le propriétaire ou la société de gestion avant d’effectuer les travaux. Si vous savez dès la visite avant emménagement qu’il n’y a pas de miroir, le mieux est de le confirmer et de demander l’installation avant votre entrée dans les lieux.

Qui doit payer le miroir de la salle de bains d'un logement locatif ? Ce que fixent deux documents du ministère japonais du Territoire

Qui doit payer la réparation ou le remplacement d'un miroir de salle de bains dans un logement locatif japonais n'est pas laissé au hasard : la réponse découle en grande partie de deux documents publiés par le ministère japonais du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme (MLIT) — le « Contrat type de location de logement » (édition de mars 2018) et le « Guide relatif aux litiges et à la remise en état (édition re-révisée) ». Ni l'un ni l'autre n'a de valeur légale contraignante en soi — les bailleurs restent libres de rédiger leur propre bail —, mais ce sont les documents de référence que les tribunaux, les médiateurs et les gestionnaires immobiliers japonais utilisent chaque fois qu'un bail est muet ou ambigu sur un point. Pour un lecteur habitué au système français, où l'état des lieux de sortie s'appuie sur une grille de vétusté fixée par la loi du 6 juillet 1989, ces deux textes jouent un rôle comparable, bien qu'ils n'aient pas la même force juridique.

Demander l'autorisation au préalable est une obligation contractuelle, pas une simple politesse

L'article 8, alinéa 2 du contrat type stipule que le locataire « ne peut réaliser aucune extension, reconstruction, déplacement, transformation ou modification du logement, ni installer d'ouvrage sur le terrain du logement, sans l'accord écrit préalable du bailleur ». Un miroir collé ou fixé directement au mur peut raisonnablement être considéré comme une « transformation » au sens de cette clause. Demander l'autorisation au préalable est donc une obligation contractuelle, et non une simple marque de courtoisie — à l'inverse, obtenir cet accord par écrit retire entièrement le sujet de la négociation au moment du départ.

Par construction même du contrat type, la réparation du miroir relève du bailleur

L'article 9, alinéa 1 du même contrat impose au bailleur de « procéder aux réparations nécessaires à l'usage du logement par le locataire », les frais étant répartis ainsi : « les réparations rendues nécessaires par une cause imputable au locataire sont à la charge de celui-ci, toutes les autres sont à la charge du bailleur ».

Où se situe alors la limite des réparations que le locataire peut effectuer lui-même sans en référer au bailleur ? L'alinéa 5 du même article autorise le locataire à réaliser de sa propre initiative les réparations listées dans le tableau annexe n° 4 — une liste courte : « remplacement des fusibles », « remplacement des joints ou clapets de robinet », « remplacement des bondes ou chaînettes de la baignoire », « remplacement des ampoules ou tubes fluorescents » et « autres réparations mineures d'un coût négligeable ». Le miroir n'y figure pas. De par la structure même du contrat, un miroir de salle de bains relève donc de l'obligation de réparation du bailleur prévue à l'article 9, alinéa 1, et non de la liste des réparations que le locataire peut effectuer seul.

Une tache est-elle un dommage ? Tout dépend de sa cause

Le tableau annexe n° 1 du guide de remise en état du MLIT répartit la responsabilité de l'usure selon l'emplacement, en quatre catégories. Celle qui nous intéresse ici, sous la rubrique « équipements et divers », est rédigée ainsi :

Dépôts calcaires, moisissures, etc. sur la baignoire, les toilettes ou le lavabo (lorsque la salissure résulte d'un défaut de nettoyage ou d'entretien de la part du locataire)

Cet élément est classé du côté du locataire, et le commentaire du guide en explique la raison : « lorsqu'une salissure apparaît pendant la location parce que le locataire a négligé le nettoyage et l'entretien, cela est, dans de nombreux cas, considéré comme un manquement à son obligation de diligence ».

Autrement dit, une décoloration dans la salle de bains n'est pas automatiquement assimilée à de la vétusté normale. Le critère de partage est la cause : le calcaire et les moisissures accumulés parce que personne n'a essuyé le miroir sont à la charge du locataire ; la détérioration du matériau du miroir lui-même est à la charge du bailleur. La section suivante explique comment distinguer les deux. Pour un lecteur familier de la grille de vétusté française ou de la notion d'usure normale, cette logique n'a rien d'exotique : elle sépare simplement le vieillissement, qui incombe au propriétaire, de la négligence, qui incombe au locataire — le vocabulaire japonais est différent, le principe ne l'est pas.

État du miroirCause probableFondementÀ la charge de
Calcaire en surface, film de tartre, moisissures roses ou noiresAbsence d'essuyage ou de ventilation après usageTableau annexe n° 1, « équipements » : calcaire/moisissures sur baignoire, toilettes, lavabo = locataireLocataire
Noircissement sur le bord ou sur toute la surface du miroir (« shike », corrosion de la couche d'argent)Vieillissement naturel du matériau du miroirCode civil, art. 621, qui exclut la « vétusté » de l'obligation de remise en étatBailleur
Chute, choc, casseActe intentionnel ou négligenceCode civil, art. 621, corps de l'article (dommage dépassant l'usage normal)Locataire
Non cassé mais remplacé pour préparer la relocationChangement de locataireLe tableau annexe n° 1 mentionne explicitement, du côté du bailleur, « le remplacement de la baignoire, du chauffe-eau, etc. (sans dommage, mais pour assurer la relocation) »Bailleur

Dans l'état des lieux, le miroir se compte à l'unité, pas au mètre carré

Le tableau annexe n° 3 du guide, le « formulaire type des conditions de remise en état annexé au contrat », indique un « coût unitaire indicatif des travaux de remise en état » pour chaque équipement. Le miroir y figure dans la catégorie « salle de bains / lavabo / toilettes », facturé à l'unité (« 台 »), avec pour travaux possibles « nettoyage / réparation / remplacement ». À comparer avec les moustiquaires, comptées au panneau, ou le papier peint, compté au mètre carré : le miroir est un équipement qui se règle unité par unité, et non par surface.

Côté gestionnaire, le fait que l'état des lieux d'entrée mentionne ou non la présence de shike ou de rayures sur le miroir détermine à quel point le solde de départ deviendra litigieux. Côté locataire, si le bord du miroir est déjà décoloré le jour de l'emménagement, il suffit généralement de le photographier et de l'envoyer par e-mail à la société de gestion le jour même. Le message que répète le guide est que les litiges de remise en état se jouent à l'entrée, pas à la sortie — et le miroir de salle de bains en est un exemple d'école.

Types de miroirs de salle de bains et leurs caractéristiques

Type magnétique

Le type magnétique, adapté aux parois de salles de bains modulaires utilisant une tôle d’acier, est idéal pour un logement locatif car il peut être installé sans abîmer le mur. On en trouve même dans les magasins à 100 yens. Un miroir en aluminium est léger et se casse moins facilement en cas de chute.

Type autocollant

Si un aimant ne peut pas être utilisé, par exemple sur un mur carrelé, le type autocollant constitue une option. Toutefois, il existe un risque de laisser des traces au moment du départ, d’où la nécessité de choisir un produit compatible avec la salle de bains et de le faire valider par la société de gestion.

Type à ventouse

Le type à ventouse, adapté aux surfaces planes, adhère mal lorsque le mur est mouillé. Au moment de l’installation, il faut vérifier que le mur est sec. Des produits avec traitement antibuée sont également disponibles dans le commerce.

Comment poser un miroir dans une salle de bains aux murs carrelés

Les immeubles japonais les plus anciens, construits selon la méthode traditionnelle (« zairai kōhō »), ont souvent une salle de bains entièrement carrelée plutôt qu'une cabine préfabriquée en résine (« unit bath »). Or c'est précisément là que la quasi-totalité des méthodes de pose vendues pour les miroirs de salle de bains ne fonctionnent plus, et ce pour trois raisons distinctes.

Pourquoi aimants, ventouses et adhésif double face ne tiennent pas sur du carrelage

  • Les aimants n'adhèrent pas. Un miroir magnétique ne fonctionne que parce que les parois d'une cabine préfabriquée reposent sur une plaque d'acier. Le mur d'une salle de bains carrelée repose sur du mortier ou du béton, qui n'a aucune propriété magnétique. Si l'aimant tombe dès qu'on l'applique au mur, cette option n'était de toute façon jamais envisageable.
  • Les ventouses ne font pas le vide. Une ventouse a besoin d'une surface lisse et continue. Le carrelage présente des joints en creux, et dès que le bord de la ventouse chevauche un joint, l'air s'infiltre et l'adhérence disparaît. Une ventouse de petit diamètre, qui tient entièrement à l'intérieur d'un seul carreau, peut fonctionner, mais réussir à en placer suffisamment aux bons endroits pour soutenir le poids d'un miroir reste rarement réaliste.
  • L'adhésif double face pour miroir manque de surface de contact. Le ruban adhésif double face spécial miroir (« mirror mat ») se heurte au même problème : la partie qui tombe sur un joint ne participe en rien à la fixation. Même si la surface totale semble correspondre à ce qu'indique l'emballage, la surface collante réellement utile diminue d'autant.

Les solutions, classées de la moins invasive à la plus invasive

MéthodeEffet sur le murAdaptée à
Suspendre le miroir à une étagère ou une barre de douche à pression (sans perçage)Aucun — ne touche jamais la surface du murAutorisation difficile à obtenir, ou fin de bail proche
Accrocher le miroir à un porte-serviettes ou un crochet de douche déjà en placeAucunMiroir léger et de petite taille, dans la limite de charge de la fixation existante
Autocollant adapté à la salle de bains, posé en évitant les jointsTrace possible au retraitCas où l'accord écrit du bailleur a été obtenu
Pose complète avec adhésif double face et fixation au murRéparation du support nécessaire au retraitCas où le bailleur fait poser le miroir et en assume le coût

Pour une salle de bains carrelée, l'approche réaliste consiste à se limiter aux deux premières solutions sans contact, réalisées soi-même, ou à faire poser le miroir par le bailleur à ses frais — et à écarter les deux dernières en solo. Les salles de bains carrelées se trouvent le plus souvent dans des immeubles anciens, où les joints sont parfois déjà friables et les carreaux commencent à se décoller ; retirer un produit adhésif peut alors emporter un éclat de carreau avec lui. Une telle réparation est classée comme un dommage résultant d'un acte intentionnel ou d'une négligence, et non comme de l'usure normale, ce qui peut en laisser la charge au locataire.

Trois précisions qui facilitent l'obtention de l'accord

Côté gestion locative, ce qui distingue une demande acceptée d'une demande refusée tient presque toujours à sa formulation. Une demande qui contient les trois éléments suivants peut généralement être transmise telle quelle au bailleur :

  1. La méthode de pose et le type de produit — une seule phrase, du type « je souhaite suspendre un miroir de salle de bains du commerce à une étagère de douche à pression », doit suffire à préciser exactement ce qui touchera le mur.
  2. Le mode de restitution au départ — dépose et remise en état, ou accord du bailleur pour que le miroir reste en place.
  3. Si la méthode implique le mur, la confirmation qu'une alternative sans contact a bien été envisagée puis écartée.

À l'inverse, une simple question du type « puis-je poser un miroir ? » oblige le gestionnaire à demander en retour quelle méthode est envisagée avant même de pouvoir se prononcer. Cet aller-retour ralentit la réponse, ou, plus souvent encore, la fait basculer vers un refus par prudence.

Étapes pour installer soi-même un miroir de salle de bains

Comparaison des coûts : DIY vs professionnel

Si vous faites appel à un professionnel, le coût est généralement d’environ 20 000 à 50 000 yens, mais en le faisant vous-même, vous pouvez souvent vous en sortir pour moins de 10 000 yens. Les outils nécessaires sont un miroir de salle de bains (5 000 à 10 000 yens), un adhésif double face pour miroir, un cutter, une colle à séchage rapide et une sangle PP ; même en additionnant l’ensemble, le total tourne autour de 10 000 yens.

Étapes pour retirer le miroir existant

  1. Retirez le joint d’étanchéité (adhésif silicone) à l’aide d’un cutter
  2. Faites glisser vers le haut la fixation supérieure
  3. Faites passer une sangle PP dans l’espace entre le mur et le miroir, puis déplacez-la comme une scie pour couper l’adhésif double face

Étapes pour poser le nouveau miroir

  1. Vérifiez l’horizontalité (tracez une ligne de repère ou marquez l’emplacement)
  2. Collez sur le mur l’adhésif double face pour miroir sur une surface correspondant à environ un sixième de la surface du miroir
  3. Posez le miroir à niveau, puis fixez-le avec la pièce de fixation supérieure pour terminer

Comment obtenir le remplacement du miroir existant

La plupart des personnes qui cherchent comment remplacer un miroir de salle de bains en location ne veulent pas en acheter un nouveau à leurs frais : elles veulent surtout que le miroir devenu inutilisable soit enfin pris en charge. Avant de dépenser de sa poche, le Code civil japonais et le contrat type prévoient déjà une procédure précisément pour ce cas de figure.

Trois dispositions sur lesquelles s'appuyer

DispositionContenu
Code civil, art. 606, al. 1« Le bailleur est tenu d'effectuer les réparations nécessaires à l'usage et à la jouissance du bien loué par le locataire, sauf lorsque la nécessité de la réparation résulte d'une cause imputable au locataire. »
Code civil, art. 607-2Lorsque le locataire a signalé au bailleur qu'une réparation est nécessaire (ou que le bailleur en a été informé autrement) et que celui-ci ne procède pas à la réparation nécessaire dans un délai raisonnable, ou en cas d'urgence, le locataire peut effectuer lui-même la réparation.
Code civil, art. 621Exclut de l'obligation de remise en état du locataire « l'usure et la détérioration du bien loué résultant d'un usage et d'une jouissance normaux, ainsi que la vétusté du bien loué ».

L'article 9 du contrat type traduit ce cadre du Code civil en clauses contractuelles. L'alinéa 3 précise que « lorsque le locataire découvre dans le logement un élément nécessitant une réparation, il doit en informer le bailleur et se concerter avec lui sur la nécessité de la réparation », et l'alinéa 4 que « lorsque, à la suite du signalement prévu à l'alinéa précédent, la nécessité de la réparation est établie mais que le bailleur ne l'effectue pas sans motif valable, le locataire peut procéder lui-même à la réparation ».

La marche à suivre concrètement

  1. Documenter l'état du miroir. Photographiez l'ensemble du miroir, puis des gros plans des zones décolorées. Une photo à sec et une autre juste après avoir essuyé avec de l'eau permettent à l'autre partie de distinguer d'un coup d'œil le calcaire de la corrosion de la couche d'argent.
  2. Formuler le message comme une « demande de réparation », pas comme une exigence de remplacement. Écrivez « je vous signale que le miroir de la salle de bains présente une zone nécessitant une réparation » plutôt que « merci de le remplacer ». Cette formulation correspond au signalement prévu à l'article 9, alinéa 3 du contrat type, et laisse une trace datée. Privilégiez l'e-mail ou une messagerie écrite plutôt que le téléphone.
  3. Attendez la réponse du bailleur. Celui-ci a besoin d'un peu de temps pour évaluer si un simple nettoyage suffirait ; laissez-lui un délai raisonnable avant de relancer.
  4. En l'absence de réaction passé un délai raisonnable. Il devient alors possible de faire réaliser la réparation soi-même, en s'appuyant sur l'article 607-2 du Code civil et l'article 9, alinéa 4 du contrat type. Le coût, conformément à l'article 606, alinéa 1, incombe au bailleur, sauf si la nécessité de la réparation est imputable au locataire.

Ce qu'il faut retenir, c'est que sauter cette procédure et remplacer le miroir en premier affaiblit la possibilité d'en réclamer ensuite le coût. Sans signalement écrit conservé, la situation peut être interprétée comme « le bailleur n'a jamais eu l'occasion de réparer », ce qui risque de retourner la situation contre le locataire, sous la forme d'une remise en état exigée pour une modification non autorisée.

Si vous louez un lot dans une copropriété

Dans une copropriété, même lorsque la salle de bains fait partie des parties privatives, le règlement de copropriété impose souvent de déclarer les travaux au syndic à l'avance, avec des restrictions sur les horaires autorisés. Le bailleur — copropriétaire tenu d'effectuer cette déclaration auprès du syndic — doit donc passer par cette étape supplémentaire, ce qui peut allonger le délai de réponse d'une à deux semaines. En cas d'urgence, il est utile d'indiquer, dès le premier signalement, la date à laquelle vous souhaitez que la réparation soit effectuée.

Que faire si le miroir existant est trop sale pour être utilisé ?

Comment enlever les traces de calcaire

Pour les salissures alcalines causées par la cristallisation du calcium et du magnésium présents dans l’eau du robinet, il est efficace d’appliquer un pack de vinaigre ou de solution aqueuse d’acide citrique pendant 30 minutes à une demi-journée, puis de frotter.

Comment enlever les résidus de savon

Comme le sébum et les résidus de savon sont des salissures acides, appliquez un pack à l’eau bicarbonatée avant de frotter. N’effectuez pas le nettoyage du calcaire et celui des résidus de savon le même jour, car l’acide et l’alcali se neutralisent et l’efficacité diminue.

Qu'est-ce que le « shike » et comment le distinguer du calcaire ?

Il arrive que le bord d'un miroir de salle de bains noircisse sans qu'aucun nettoyage ne parvienne à l'effacer. Ce n'est pas de la saleté : c'est le miroir lui-même qui se détériore, un phénomène que l'industrie japonaise du verre appelle « shike ». L'Association japonaise des fabricants de verre plat, sous l'égide de son comité des normes, définit ce terme dans son « Glossaire des termes du verre pour le bâtiment » (novembre 2021), qui reprend le vocabulaire de la norme industrielle japonaise JIS R 3220 relative au verre pour miroirs :

TermeDéfinition (Glossaire des termes du verre pour le bâtiment)Équivalent français
shike (しけ)Pour un matériau de miroir, phénomène de corrosion de la couche d'argent produisant une zone décolorée visible depuis la face du miroir.corrosion
ten-shike, « shike ponctuel » (点しけ)Défauts ponctuels d'un matériau de miroir causés par la corrosion de la couche d'argent.corrosion ponctuelle
men-shike, « shike de surface » (面しけ)État d'un matériau de miroir dans lequel la corrosion a progressé jusqu'à une décoloration et une dégradation touchant tout ou partie de la surface ; des shike ponctuels peuvent aussi se regrouper pour former un shike de surface.corrosion étendue
shike de bordure (エッジしけ)État d'un matériau de miroir dans lequel des facteurs externes ont provoqué la corrosion et la dégradation de la couche d'argent, avec une décoloration qui progresse le long du bord du miroir.corrosion de bordure
gin-mura, « argent trouble » (銀むら)Pour un matériau de miroir, état dans lequel la couche d'argent paraît trouble.voile

Le même glossaire définit le matériau du miroir comme « du verre plat dont la face arrière est recouverte d'argent par dépôt chimique, puis d'une couche de protection », et il isole par ailleurs les « défauts de la couche de protection » (trous d'épingle, rayures, décollement, soulèvement) comme un terme à part, distinct de la couche d'argent. Le shike se produit dans la couche d'argent située à l'arrière du verre — ce n'est pas une salissure posée sur la face visible. C'est précisément pour cette raison qu'essuyer la surface ne le fait jamais disparaître.

Distinguer le shike du calcaire : le test au toucher

Calcaire / dépôt minéral (saleté de surface)Shike (corrosion de la couche d'argent)
LocalisationN'importe où sur la surface, souvent en traînées là où l'eau a ruisseléProgresse depuis le bord du miroir vers l'intérieur (« shike de bordure ») ; peut aussi apparaître par points ou par plaques
Au toucherRugueux, on sent un reliefLa surface reste parfaitement lisse au doigt — rien à sentir
Mouillé à l'eauDevient moins visible tant que c'est mouilléLa décoloration ne change pas, mouillée ou sèche
Couleur et formeBlanchâtre, en écaillesNoir, brun ou gris, souvent en forme de liseré
Compresse à l'acide citriqueS'atténueAucun changement

Cette distinction se répercute directement sur la répartition de la charge en remise en état. Le shike progresse comme une corrosion de la couche d'argent, indépendamment de la qualité de l'entretien, ce qui le range du côté de la « vétusté » exclue par l'article 621 du Code civil de l'obligation de remise en état du locataire. Le guide du MLIT, à l'inverse, place le calcaire et les moisissures dus à un défaut de nettoyage du locataire du côté de celui-ci. Si une décoloration du miroir vous est facturée au départ, le premier réflexe est de vérifier, à l'aide du tableau ci-dessus, de quoi il s'agit réellement, et de le préciser à l'interlocuteur. Si le doigt ne sent aucun relief et que la compresse à l'acide citrique ne change rien, il ne s'agit pas d'un défaut d'entretien.

Du point de vue du propriétaire ou du gestionnaire

Laisser un miroir atteint de shike en l'état avant une nouvelle mise en location dégrade la première impression lors des visites, et provoque souvent une demande de réparation dès l'arrivée du locataire suivant, doublant ainsi le coût de traitement. Le raisonnement que le guide du MLIT applique aux moustiquaires usées — « il s'agit d'un problème d'entretien du bien lié au renouvellement des locataires, qu'il est raisonnable de faire supporter au bailleur » — s'applique tout autant aux miroirs, et le tableau annexe n° 1 mentionne explicitement, du côté du bailleur, « le remplacement de la baignoire, du chauffe-eau, etc. (sans dommage, mais pour assurer la relocation) ». L'approche raisonnable consiste à budgétiser le remplacement d'un miroir atteint de shike comme un travail de remise en état préalable à la relocation, plutôt que de le facturer au locataire sortant. Il est utile de noter aussi que le tableau d'amortissement du guide classe les cabines de bain préfabriquées dans la catégorie « durée de vie du bâtiment », et non dans les catégories plus courtes de 6 ou 8 ans réservées aux petits équipements — un détail qui compte pour planifier un budget de réparation.

FAQ

Q. La rouille ou la saleté du miroir dans un logement locatif peut-elle être facturée au titre de la remise en état ?
A. Cela dépend de la cause. Un noircissement provenant de la corrosion de la couche d’argent du miroir (le « shike ») relève de la vétusté, que l’article 621 du Code civil exclut de l’obligation de remise en état du locataire : ce coût incombe alors au bailleur. Le calcaire ou les moisissures en surface du miroir sont en revanche traités différemment : le tableau annexe n° 1 du guide de remise en état du MLIT place les salissures dues à un défaut de nettoyage ou d’entretien du locataire du côté de celui-ci. Dans tous les cas, les dommages causés intentionnellement ou par négligence restent à la charge du locataire.
Q. Puis-je installer un miroir sans consulter la société de gestion ?
A. S’il s’agit d’un type magnétique qui n’endommage pas du tout le mur, cela ne pose souvent pas de problème, mais une confirmation préalable est recommandée pour éviter tout litige.
Q. Le type magnétique peut-il être utilisé dans une salle de bains autre qu’une salle de bains modulaire ?
A. Les aimants ne fonctionnent pas si la paroi n’est pas en tôle d’acier comme dans une unit bath. Si votre mur est carrelé, envisagez un modèle autocollant ou à ventouse.
Q. Quels points d’attention faut-il avoir pour poser soi-même un miroir ?
A. Deux points sont essentiels : choisir une méthode de pose qui ne laisse pas de traces et opter pour un modèle léger, moins susceptible de se briser en cas de chute.
Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
  • Master agréé en conseil immobilier
  • Gestionnaire agréé de copropriétés
  • Superviseur agréé de gestion d'immeubles
  • Professionnel certifié de gestion locative
  • Gyōseishoshi (juriste administratif)
  • Responsable certifié de la protection des données personnelles
  • Responsable de prévention incendie de classe A
  • Spécialiste certifié de l'immobilier aux enchères
  • Ingénieur de maintenance de copropriétés
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