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Quelle est la durée de vie d'un immeuble en copropriété ? Durée légale, physique, économique et points clés pour une exploitation à long terme

Explication de la durée de vie d'un immeuble en copropriété sous trois angles : légal, physique et économique. Présentation également des options une fois la durée de vie atteinte, des méthodes de calcul de l'amortissement et des conseils pour une exploitation de long terme|INA&Associates

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 5 min

Dans le cadre de la gestion d'un immeuble en copropriété, il est indispensable de bien comprendre la durée de vie du bâtiment. Qu'il soit neuf ou ancien, comprendre sa durée d'utilisation permet d'établir de manière appropriée les futurs plans de réparation ainsi que la stratégie de cession. Dans cet article, nous expliquons la durée de vie d'un immeuble en copropriété sous trois angles : légal, physique et économique, et nous vous présentons de manière exhaustive les options après l'arrivée en fin de vie, les méthodes de calcul de l'amortissement ainsi que les points clés d'une exploitation à long terme.

Qu'est-ce que la durée de vie d'un immeuble en copropriété ? Trois façons de l'appréhender

La durée de vie d'un immeuble en copropriété peut être appréhendée sous trois angles : la durée d'utilité légale, la durée d'utilité physique et la durée d'utilité économique. Comme chacune a une signification différente, il est important de les utiliser selon l'objectif recherché.

Durée d'utilité légale

La durée d'utilité légale correspond à la période pendant laquelle les charges d'amortissement peuvent être comptabilisées. Pour les immeubles en béton armé (structure RC), elle est fixée à 47 ans. Toutefois, même après 47 ans, cela ne signifie pas que les performances du bien diminuent ou qu'il devient inhabitable. Il s'agit avant tout d'un critère comptable.

Durée d'utilité physique

La durée d'utilité physique correspond à la période pendant laquelle le bâtiment peut être utilisé matériellement. Avec les techniques de construction actuelles, on dit qu'un immeuble en structure RC peut durer plus de 100 ans. Si un entretien régulier est assuré, il est également possible de prolonger cette durée d'utilité physique.

Durée d'utilité économique

La durée d'utilité économique correspond à la période pendant laquelle l'immeuble conserve une valeur économique. À la différence de la durée d'utilité légale, elle inclut aussi les cas où la valeur disparaît en raison de l'évolution de la conjoncture ou d'un réaménagement urbain. Même si le bâtiment reste physiquement utilisable, sa durée de vie économique peut prendre fin plus tôt.

Il est aussi possible d'évaluer la durée de vie par la résistance sismique

En 1981, les normes parasismiques sont passées de l'ancien standard au nouveau standard. Pour les immeubles relevant de l'ancienne norme, même après des travaux de renforcement sismique, il n'est pas garanti d'obtenir un niveau équivalent à celui des normes actuelles. En cas de séisme local majeur, un immeuble relevant de l'ancienne norme parasismique a une forte probabilité d'atteindre sa limite de durée de vie.

Que devient un immeuble en copropriété après sa durée de vie ?

Même après le dépassement de la durée de vie, un immeuble en copropriété ne devient pas immédiatement inutilisable. En revanche, les effets diffèrent selon le type de durée considéré.

Lorsque la durée d'utilité légale est dépassée

La valeur comptable de l'actif devient nulle. L'impact lors d'une vente peut être important, et la durée maximale d'un prêt immobilier est en principe limitée à la durée d'utilité légale. Par exemple, pour un immeuble âgé de 20 ans, la durée maximale d'emprunt n'est que de 27 ans.

Lorsque la durée d'utilité physique est dépassée

Le logement peut devenir difficile à occuper, mais une maintenance régulière permet de prolonger son usage. Même parmi les immeubles construits il y a plus de 50 ans, beaucoup restent en service grâce à des travaux de rénovation appropriés.

Lorsque la durée d'utilité économique arrive à son terme

Dans de nombreux cas, elle est jugée plus longue que la durée d'utilité légale, mais lorsque la durée d'utilité économique résiduelle est dépassée, l'obtention d'un prêt immobilier devient presque impossible. Il arrive aussi que le bâtiment soit démoli avant sa fin de vie en raison d'un réaménagement urbain ou d'un remembrement.

Quelles sont les options pour un immeuble en copropriété en fin de vie ?

Lorsqu'un immeuble en copropriété atteint sa fin de vie, quatre options existent : la démolition, la réparation, la reconstruction et la vente. Il convient de décider après avoir bien compris les avantages et les inconvénients de chacune.

Démolition

Il s'agit d'une option lorsque la vétusté ne permet plus de continuer à y vivre. L'accord de plus de quatre cinquièmes des résidents est nécessaire. Il faut demander à l'ensemble des occupants de déménager, et la construction d'un consensus constitue un enjeu majeur.

Réparer et continuer à utiliser

Cette méthode consiste à prolonger la vie du bâtiment en utilisant le fonds de réserve pour réparations. Les réparations mineures nécessitent l'accord de la majorité simple, et les réparations majeures l'accord de plus des trois quarts. Dans les immeubles comptant de nombreux résidents âgés, on observe une tendance plus fréquente à préférer la réparation au déménagement.

Reconstruire

Cette option consiste à repartir comme un immeuble neuf, mais un coût d'environ 10 millions de yens par logement est à prévoir. L'accord de quatre cinquièmes des résidents est nécessaire, et la charge liée notamment à la recherche d'un logement temporaire est importante. Toutefois, il est possible d'alléger cette charge en augmentant le nombre de logements et en affectant le produit des ventes au financement de la reconstruction.

Vente

Cette méthode consiste à vendre le bien à une société immobilière et à répartir le bénéfice entre les résidents. Toutefois, lors de la vente d'un immeuble en copropriété arrivé en fin de vie, les frais de démolition sont déduits, de sorte qu'il peut rester très peu de bénéfice.

Quels sont les facteurs qui déterminent la durée de vie d'un immeuble en copropriété ?

La durée de vie d'un immeuble en copropriété est déterminée par cinq facteurs : les normes parasismiques, l'état des canalisations, l'état du béton, la maintenance et l'emplacement.

Normes parasismiques

Les normes parasismiques sont des critères de résistance des bâtiments établis pour éviter le risque d'effondrement en cas de séisme. On distingue trois étapes : l'« ancienne norme parasismique » avant 1981, la « nouvelle norme parasismique » à partir de 1981, et la « nouvelle-nouvelle norme parasismique » à partir de 2000. Pour les immeubles en copropriété, le point de référence est de savoir si la nouvelle norme parasismique s'applique.

État des canalisations

La durée de vie des canalisations est généralement de 30 à 40 ans. Comme elles se trouvent dans des endroits difficiles à contrôler au quotidien, il arrive que des problèmes soient déjà apparus au moment où l'on s'en aperçoit. Les durées d'utilité par matériau sont les suivantes.

MatériauDurée d'utilité
Tuyaux en fer et en plomb15 à 20 ans
Tuyaux en cuivre20 à 25 ans
Tuyaux en acier inoxydable30 à 40 ans
Tuyaux rigides en polychlorure de vinyle20 à 25 ans
Tuyaux en polyéthylène réticulé et en polybutène30 à 40 ans

État du béton

La durée de vie du béton lui-même dépasse 100 ans, mais avec le temps, lorsque l'alcalinité est perdue sous l'effet du dioxyde de carbone et que la carbonatation progresse, les armatures rouillent plus facilement, ce qui affecte la durabilité. Nous vous recommandons de faire examiner l'état du béton par un spécialiste (diagnostiqueur habitat).

Maintenance au quotidien

Une maintenance régulière fondée sur un plan de réparation à long terme est essentielle. Dans les immeubles anciens, il arrive que ce plan n'ait pas été établi et que les réparations ne soient réalisées qu'après l'apparition de désordres, ce qui entraîne une baisse de durabilité.

Emplacement du bâtiment

Les biens situés près de la mer présentent un risque d'accélération de la corrosion des matériaux et du décollement des revêtements sous l'effet du sel. Dans les emplacements peu ensoleillés, les problèmes d'humidité et de moisissures apparaissent aussi plus facilement, ce qui impose des mesures adaptées à la situation du site.

Quelles connaissances sur l'amortissement faut-il avoir pour gérer un immeuble en copropriété ?

L'amortissement est un traitement comptable qui consiste à répartir le coût d'acquisition d'une immobilisation sur sa période d'utilisation possible. Il s'agit d'une connaissance indispensable pour calculer correctement le bénéfice d'une exploitation immobilière en copropriété.

Biens concernés par l'amortissement

Seule la partie bâtiment peut être comptabilisée en charge d'amortissement, le terrain n'étant pas concerné. En outre, le bâtiment est ventilé entre la structure principale (gros oeuvre) et les équipements (électricité, alimentation et évacuation d'eau, etc.). La durée d'utilité légale de la structure principale est de 47 ans, celle des équipements de 15 ans.

Méthode de calcul de l'amortissement

Pour un immeuble neuf, le calcul se fait à partir du prix du bâtiment et de la durée d'utilité légale. Pour un immeuble ancien, un calcul tenant compte de l'ancienneté est nécessaire.

Lorsque la durée d'utilité légale est dépassée :

  • Structure principale : 47 ans × 20 % = 9 ans
  • Équipements : 15 ans × 20 % = 3 ans (fraction arrondie à l'inférieur)

Lorsque la durée d'utilité légale n'est pas dépassée (exemple : 15 ans d'ancienneté) :

  • Structure principale : 47 ans - (15 ans × 80 %) = 35 ans
  • Équipements : 15 ans - (15 ans × 80 %) = 3 ans

Pour les immeubles acquis à compter du 1er avril 2016, seule la méthode linéaire peut être choisie, tant pour la structure principale que pour les équipements.

Exemple de calcul

Dans le cas d'un immeuble âgé de 20 ans acquis pour 50 millions de yens pour la structure principale et 4 millions de yens pour les équipements :

  • Structure principale : durée d'utilité de 31 ans, taux d'amortissement de 0,033 → 1,65 million de yens par an
  • Équipements : durée d'utilité de 3 ans (dépassement de la durée légale), taux d'amortissement de 0,334 → 1,336 million de yens par an

Quelles mesures prendre pour exploiter un immeuble en copropriété sur la durée ?

Pour faire durer un immeuble en copropriété, des inspections et des réparations régulières sont indispensables. Le nombre d'immeubles qui ne peuvent pas être réparés faute de provisions suffisantes pour les travaux augmente. Il est important de mettre en place dès le départ une commission spécialisée au sein de l'association de copropriété et de revoir le plan de réparation à long terme.

La durée de vie d'un immeuble en copropriété peut être prolongée grâce à une maintenance régulière et à des réparations appropriées. Afin de mettre en place une gestion locative sans stress, veillez à construire un dispositif de gestion et de réparation planifié. En outre, il est également rassurant de vérifier les réglementations applicables à la gestion locative.

Questions fréquentes (FAQ)

Q. Quelle est la durée d'utilité légale d'un immeuble en copropriété ?

Pour un immeuble en béton armé (structure RC), elle est fixée à 47 ans. Toutefois, cela ne signifie pas qu'il devient inhabitable après 47 ans ; il s'agit uniquement de la période d'amortissement sur le plan comptable.

Q. Quelle est la durée de vie réelle d'un immeuble en copropriété ?

Sur le plan physique, pour une structure en béton armé, on parle de plus de 100 ans. Toutefois, elle varie considérablement selon l'état de maintenance et l'environnement du site.

Q. Peut-on vendre un immeuble en copropriété après le dépassement de sa durée de vie ?

La vente reste possible, mais lorsque la durée d'utilité légale est dépassée, la valeur comptable de l'actif devient nulle et la durée d'emprunt du prêt immobilier est également limitée, ce qui tend à restreindre le nombre d'acquéreurs potentiels.

Q. Comment prolonger la durée de vie d'un immeuble en copropriété ?

La mesure la plus efficace consiste à réaliser des inspections et des réparations régulières sur la base d'un plan de réparation à long terme. Il est important de définir correctement les provisions pour réparations et de revoir le plan au sein de l'association de copropriété.

Q. Comment calcule-t-on l'amortissement d'un immeuble ancien en copropriété ?

Si l'ancienneté dépasse la durée d'utilité légale (47 ans), on calcule « 47 ans × 20 % = 9 ans » ; si elle ne la dépasse pas, on calcule « 47 ans - (ancienneté × 80 %) ».

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
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