On dit souvent que l'investissement en copropriété offre un effet d'optimisation fiscale, mais peu d'investisseurs en comprennent précisément le mécanisme. Pour maximiser cet effet, il est nécessaire de comprendre la structure de l'impôt sur le revenu et de la taxe d'habitation résidentielle, puis d'utiliser de manière stratégique quatre leviers : la comptabilisation des charges, l'amortissement, la déclaration bleue et les mesures liées aux droits de succession.
Comment fonctionne l'optimisation fiscale dans l'investissement en copropriété ?
Les revenus locatifs issus d'un investissement en copropriété sont imposés en tant que « revenus fonciers ». Comme les revenus fonciers sont additionnés aux revenus salariaux de l'activité principale, réduire les revenus fonciers par les charges et autres éléments se traduit directement par une réduction de l'impôt sur le revenu et de la taxe résidentielle. C'est le mécanisme de base de l'optimisation fiscale.
Structure de base de l'impôt sur le revenu et de la taxe résidentielle
L'impôt sur le revenu suit un barème progressif (de 5 à 45 %), si bien que le taux augmente avec le niveau de revenu. La taxe résidentielle est fixée pour l'exercice suivant sur la base des revenus de l'année précédente, avec un taux uniforme de 10 % (6 % municipal + 4 % préfectoral). Si les revenus fonciers peuvent être réduits, il est possible d'alléger simultanément ces deux charges fiscales.
Quatre méthodes d'optimisation fiscale utilisables dans l'investissement en copropriété
1. Réduire le revenu imposable par la comptabilisation des charges
Les coûts liés à l'investissement en copropriété peuvent être comptabilisés en charges dans un large éventail de cas. Cela inclut les frais de transport et d'hébergement pour l'étude des biens, les frais de gestion, les frais de réparation, les journaux et livres destinés à la collecte d'informations immobilières, ainsi que les frais de séminaire. La première étape de l'optimisation fiscale consiste à enregistrer sans omission toutes les charges pouvant être imputées aux revenus fonciers. Il convient toutefois de noter que les frais d'obtention de qualifications sont souvent considérés comme relevant du développement personnel et ne sont donc pas déductibles.
2. Tirer parti de l'amortissement
Les bâtiments et équipements peuvent être comptabilisés chaque année en charge d'amortissement sur la base de leur durée d'utilisation légale. Pour un immeuble en béton armé (RC), cette durée est de 47 ans, et la part du prix d'achat correspondant au bâtiment peut être répartie sur 47 ans et enregistrée chaque année en charge. Comme il s'agit d'une charge sans sortie de trésorerie, cette méthode offre un effet fiscal important.
3. Déduction liée à la déclaration bleue (jusqu'à 650 000 yens)
Si l'investissement en copropriété atteint une échelle d'activité (10 unités ou plus) et remplit les conditions de comptabilité en partie double, d'annexion du compte de résultat et du bilan, ainsi que de dépôt dans les délais, il est possible de bénéficier d'une déduction spéciale pouvant atteindre 650 000 yens sur le revenu au titre de la déclaration bleue. Même en dessous du seuil d'activité, une déduction de 100 000 yens peut s'appliquer.
4. Utilisation comme mesure de préparation aux droits de succession
Transformer des actifs en biens immobiliers tels que des copropriétés, plutôt que de les conserver en espèces, permet de réduire la valeur retenue pour le calcul des droits de succession. Comme cette valeur est souvent inférieure au prix du marché, il peut être possible de réduire la charge successorale par rapport à une détention en liquidités. L'effet peut encore être renforcé en le combinant avec des donations ou une mise en société.
Points de vigilance pour un investissement en copropriété à visée fiscale
Accorder trop d'importance à l'avantage fiscal comporte le risque de choisir des biens peu rentables. L'optimisation fiscale n'est qu'un moyen d'améliorer le cash-flow, et la base d'une décision d'investissement reste de privilégier le potentiel de rendement du bien, son emplacement et son état de gestion. En outre, la fiscalité pouvant évoluer au gré des réformes, il est également important de travailler en lien avec un expert-comptable ou un conseiller fiscal.
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FAQ
- Q. Quels impôts peuvent être réduits grâce à l'investissement en copropriété ?
- R. Principalement l'impôt sur le revenu et la taxe résidentielle. En réduisant les revenus fonciers grâce aux charges et à l'amortissement, il est possible d'alléger ces deux charges fiscales.
- Q. Combien d'unités faut-il pour bénéficier de la déduction de 650 000 yens liée à la déclaration bleue ?
- R. Dans le cas des copropriétés et biens similaires, une échelle d'activité de 10 unités ou plus est nécessaire. En outre, la tenue d'une comptabilité en partie double et le dépôt dans les délais sont requis.
- Q. Comment calcule-t-on l'amortissement ?
- R. Il se calcule en divisant la part du prix d'acquisition correspondant au bâtiment par la durée d'utilisation légale (47 ans pour une structure RC, par exemple), ce qui permet d'obtenir la charge annuelle d'amortissement.
- Q. L'investissement en copropriété est-il efficace comme mesure de préparation aux droits de succession ?
- R. La valeur retenue pour les biens immobiliers au titre des droits de succession étant souvent inférieure au prix du marché, il peut être possible de réduire la charge successorale par rapport à une détention en liquidités.