Les biens immobiliers donnant sur une voie privée constituent une catégorie dans laquelle de sérieux problèmes surviennent facilement lors de la vente, en raison de la complexité des droits en jeu. Il est important de comprendre à l’avance qu’il existe un risque de difficulté à trouver un acheteur et de baisse du prix de 20 à 30 %, puis de prendre les mesures adaptées.
Qu’est-ce qu’une voie privée ? Comprendre la différence avec une voie publique
Une voie privée est une route détenue ou gérée par une personne seule ou par plusieurs personnes. Contrairement à une voie publique administrée par l’État, la préfecture ou la commune, son utilisation nécessite en principe l’autorisation du propriétaire.
Il existe 2 formes de propriété d’une voie privée
- Copropriété par quote-part : cas où plusieurs personnes détiennent en commun une part déterminée de la surface de la voie privée (le cas le plus fréquent)
- Subdivision par quote-part : cas où la voie privée est divisée par parcelles et où chacune détient seule une parcelle déterminée (fréquent dans les anciens lotissements)
Quels sont les problèmes fréquents liés aux voies privées ?
De nombreux litiges liés aux voies privées surviennent chaque année. Voici les cas représentatifs qu’il convient d’identifier avant la vente.
Litiges liés au stationnement non autorisé
Comme les voies privées ne relèvent pas des règles publiques d’interdiction d’arrêt et de stationnement, la police intervient difficilement et le propriétaire doit souvent gérer la situation lui-même. La loi sur les garages (loi relative à la garantie d’emplacements de stationnement pour les automobiles) peut parfois s’appliquer, mais sa mise en œuvre prend du temps, ce qui constitue un point de difficulté.
Litiges liés au blocage ou à l’entrave à la circulation
Il existe des cas où, même sur une voie privée utilisée depuis longtemps, un changement de propriétaire a entraîné un blocage ou la perception d’un droit de passage élevé. L’usage selon lequel « c’était une route que l’on pouvait emprunter jusqu’à présent » n’a pas de force juridique contraignante, et il existe un risque qu’elle ne puisse soudainement plus être utilisée selon la volonté du propriétaire.
Litiges liés à la charge de voie privée
La charge de voie privée désigne le cas où la transaction comprend une portion de voie privée aménagée pour assurer l’accès au terrain ou au bâtiment vendu. Comme la loi japonaise sur les normes de construction impose une obligation d’accès à la voirie (être en contact sur au moins 2 m avec une voie d’au moins 4 m de large), une voie privée devient nécessaire pour un terrain qui ne donne pas sur une voie publique. Lorsqu’une charge de voie privée existe, les frais de gestion restent à la charge du propriétaire et la valeur du bien baisse.
Pourquoi les problèmes liés à une voie privée rendent-ils la vente défavorable ?
Pour l’acheteur, les risques suivants sont plus visibles dans les biens avec voie privée, ce qui le conduit souvent à éviter l’achat.
- Des frais d’entretien et de gestion s’ajoutent de manière continue
- En cas de copropriété, l’accord de tous est nécessaire pour la reconstruction et l’entretien
- Risque de blocage soudain ou de droit de passage élevé
En conséquence, il n’est pas rare que le prix de vente soit inférieur de 20 à 30 % à celui d’un bien donnant sur une voie publique.
Quelles vérifications préalables sont nécessaires pour vendre un bien donnant sur une voie privée ?
Clarifier les droits avant la vente permet de réduire l’inquiétude de l’acheteur et de favoriser une vente à un prix approprié.
Vérifier s’il s’agit d’une voie sur laquelle la construction est possible
Il convient de vérifier au registre foncier et sur le plan cadastral si l’obligation d’accès à la voirie (4 m × 2 m) est respectée et s’il s’agit d’une voie privée soumise au cadre légal. Si ce n’est pas le cas, l’usage résidentiel devient difficile et le prix peut être inférieur de 20 à 30 % au niveau du marché.
Clarifier la quote-part détenue sur la voie privée
Lorsqu’une quote-part existe, en connaître le niveau et préciser le montant des frais d’entretien améliore la visibilité pour l’acheteur. En l’absence de quote-part, garantir un droit de passage (droit de passage pour fonds enclavé ou servitude de passage) constitue une démarche indispensable avant la vente.
Obtenir une autorisation de passage et de fouille
Dans le cas d’une subdivision par parcelles, lorsque des travaux de construction nécessitent de creuser la partie de voie privée appartenant à autrui, l’accord de tous les propriétaires est requis. Obtenir à l’avance une autorisation de passage et de fouille renforce la confiance de l’acheteur et aide à limiter les négociations à la baisse. Si une seule personne refuse, la vente peut, dans le pire des cas, devenir impossible.
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FAQ : questions fréquentes sur les voies privées et la vente immobilière
Q. Le prix de vente d’un terrain donnant sur une voie privée baisse-t-il toujours ?
A. Pas nécessairement. Lorsque les droits sont clairs, qu’une quote-part existe et que l’autorisation de passage et de fouille est bien préparée, certains biens se vendent à un prix proche de celui d’un bien donnant sur une voie publique. La préparation en amont est la clé pour préserver le prix.
Q. Existe-t-il une méthode pour vendre un terrain sans quote-part sur la voie privée ?
A. La solution la plus efficace consiste à obtenir avant la vente une autorisation de passage et de fouille auprès du propriétaire de la voie privée. Si cela n’est pas possible, le nombre d’acheteurs potentiels se limite et une forte baisse de prix peut être demandée lors des négociations.
Q. Où peut-on faire établir une autorisation de passage et de fouille ?
A. En général, un écrivain public judiciaire ou une agence immobilière prépare le formulaire. La signature et le sceau de tous les propriétaires de la voie privée sont nécessaires.
Q. Qui prend en charge les frais de revêtement et d’entretien de la voie privée ?
A. Ils sont supportés par les propriétaires de la voie privée. Dans le modèle de copropriété par quote-part, la règle est un partage des coûts au prorata des parts détenues. Comme certaines collectivités proposent des aides, il est recommandé de vérifier auprès du guichet de la collectivité où se situe le bien.
Q. Quels sont les risques lors de l’achat d’un bien présentant des problèmes liés à une voie privée ?
A. Il existe des risques tels que des restrictions de passage, des droits de passage élevés, l’impossibilité de reconstruire ou une hausse des frais d’entretien. Avant l’achat, vérifiez impérativement les droits, l’existence des autorisations et la situation d’utilisation actuelle.