Même les héritiers qui ne vivaient pas avec le défunt peuvent bénéficier d'une réduction significative de l'impôt sur les successions sous certaines conditions, grâce à la "dérogation Mienaki-ko". Si vous effectuez votre déclaration sans connaître cette dérogation, vous paierez plus d'impôt sur les successions que nécessaire. Cet article explique en détail le contenu de la dérogation Mienaki-ko, les conditions d'application et le contexte du système du point de vue de la fiscalité immobilière.
Qu'est-ce que la dérogation Mienaki-ko ?
La dérogation Mienaki-ko est un type de dérogation pour petite parcelle qui permet de réduire jusqu'à 80% la valeur estimée du terrain résidentiel du défunt lorsqu'un héritier vivant séparément hérite de ce terrain.
Points essentiels :
- Une déclaration d'impôt sur les successions est nécessaire (applicable par dépôt de la déclaration)
- Le principe est que les héritiers sans maison propre reprennent le terrain résidentiel
- Si les conditions sont remplies, la valeur estimée peut être réduite jusqu'à 80%
Comme le taux d'imposition sur les successions varie de 10 à 55%, l'utilisation de cette dérogation permet de réduire considérablement le montant de l'impôt sur les successions.
Les six conditions d'application de la dérogation Mienaki-ko
① Le défunt n'avait pas de conjoint
La condition est d'être divorcé, célibataire ou veuf/veuve. Si un conjoint est présent, ce dernier peut bénéficier de la dérogation pour petite parcelle, ce qui exclut l'application de la dérogation Mienaki-ko.
② Le défunt vivait seul
Si un conjoint ou un proche vivait avec lui, ceux-ci peuvent bénéficier de la dérogation pour petite parcelle, donc la dérogation Mienaki-ko ne s'applique pas. Cependant, si la personne vivant avec le défunt n'est pas un héritier, la dérogation Mienaki-ko peut s'appliquer.
③ L'héritier n'a pas vécu dans un logement appartenant à lui-même, à son conjoint, à un parent du troisième degré ou à une société liée dans les 3 ans précédant l'ouverture de la succession
Vivre dans un appartement locatif ou un logement de fonction est acceptable, mais si l'on vit dans une maison appartenant à un parent du troisième degré, comme une épouse vivant dans la maison de son mari, l'exclusion s'applique (renforcé par la réforme de 2018).
④ L'héritier n'a jamais possédé de logement dans le passé
Si l'héritier a déjà possédé un logement, la dérogation ne s'applique pas. Le stratagème consistant à créer un statut "sans maison" par donation ou vente à des proches a été supprimé par la réforme fiscale de 2018.
⑤ Le logement hérité doit être conservé jusqu'à la date limite de déclaration (10 mois après l'ouverture de la succession)
Si le logement est vendu dans le délai de déclaration, la dérogation ne s'applique pas. Manipuler le calendrier de vente pour obtenir la dérogation va à l'encontre de l'objectif initial et n'est pas recommandé.
⑥ L'héritier possède la nationalité japonaise
Les personnes résidant à l'étranger depuis plus de 10 ans ou les étrangers résidant temporairement au Japon ne sont pas éligibles.
Pourquoi la dérogation Mienaki-ko a-t-elle été établie ?
L'objectif initial de la dérogation pour petite parcelle est de "protéger les citoyens pour qu'ils ne perdent pas leur lieu de vie à cause de l'impôt sur les successions". La dérogation Mienaki-ko a étendu cet objectif pour protéger les héritiers qui ne pouvaient pas vivre avec le défunt pour des raisons inévitables telles que la mutation ou le logement de fonction. Cependant, depuis 2018, les exigences ont été renforcées pour prévenir les abus à des fins d'optimisation fiscale.
À lire également
- Guide complet pour réussir dans la gestion d'immeubles commerciaux | Utilisation dans le cadre de la planification successorale
- Stratégie patrimoniale dans un "monde avec des taux d'intérêt" | Décision de conserver ou vendre des biens immobiliers
- Éviter les risques dans l'investissement immobilier avec un deuxième avis | Comment utiliser les experts
Questions fréquentes (FAQ)
- Q. Une déclaration est-elle nécessaire pour bénéficier de la dérogation Mienaki-ko ?
- R. Oui, c'est indispensable. Elle s'applique uniquement par le dépôt de la déclaration. Sans déclaration, la dérogation n'est pas applicable et vous devrez payer un impôt sur les successions élevé.
- Q. La dérogation peut-elle être appliquée si l'on vit dans un logement de fonction ?
- R. Si l'on vit dans un logement de fonction de l'entreprise (appartenant à la société), cela ne correspond pas à "un logement appartenant à un parent du troisième degré", donc l'application est possible si les autres conditions sont remplies.
- Q. La dérogation peut-elle être obtenue si l'on souhaite vendre le terrain hérité à l'avenir ?
- R. Comme la conservation jusqu'à la date limite de déclaration (10 mois après l'ouverture de la succession) est une condition, la vente dans ce délai exclut l'application de la dérogation. Après l'expiration du délai, la vente est libre.
- Q. Qu'est-ce qui a changé avec la réforme de 2018 ?
- R. Le fait de vivre dans un logement appartenant à un parent du troisième degré a été ajouté comme motif d'exclusion supplémentaire. Cette réforme a supprimé le stratagème de donation du logement aux enfants pour créer un statut "sans maison".