De plus en plus de propriétaires immobiliers et de contribuables à hauts revenus envisagent de créer une société de gestion patrimoniale. L’enjeu central réside dans une stratégie d’optimisation fiscale tirant parti de l’écart entre le taux maximal de 55 % de l’impôt sur le revenu et de la taxe de résidence applicables aux particuliers, et le taux effectif de l’impôt sur les sociétés de 20 % à 30 %. Dans cet article, nous présentons la comparaison des taux entre société de gestion patrimoniale et particulier, les avantages de la création et les points de vigilance.
Qu’est-ce qu’une société de gestion patrimoniale ?
Une société de gestion patrimoniale est une personne morale créée par le propriétaire des actifs lui-même dans le but de gérer des biens tels que l’immobilier ou des actions. L’impôt sur le revenu des particuliers étant progressif, plus les revenus sont élevés, plus la charge fiscale augmente (jusqu’à 55 % en incluant la taxe de résidence). En transférant cette gestion au nom d’une société, il est possible de réduire sensiblement la charge fiscale. Il est généralement admis que pour les personnes dont les revenus dépassent 9 millions de yens, l’effet d’optimisation fiscale lié à la création d’une société est particulièrement important.
En quoi les taux d’imposition diffèrent-ils entre un particulier et une société ?
Prenons un exemple concret. Si une personne percevant 10 millions de yens de revenus annuels obtient 2 millions de yens de revenus supplémentaires grâce à l’exploitation immobilière :
- Dans le cas d’un particulier : le barème progressif s’applique à un total de 12 millions de yens, et l’impôt sur le revenu atteint environ 2,42 millions de yens (taxe de résidence incluse)
- Dans le cas d’un passage par une société de gestion patrimoniale : sur les 2 millions de yens de revenus immobiliers, un impôt sur les sociétés de 19 % (jusqu’à 8 millions de yens) s’applique, soit environ 380 000 yens, pour un total d’environ 2,14 millions de yens
L’écart représente une économie d’impôt d’environ 280 000 yens. Plus les revenus immobiliers sont élevés, plus cet écart se creuse.
Les impôts applicables à une société de gestion patrimoniale
Les sociétés sont soumises à l’impôt sur les sociétés, à la taxe de résidence des sociétés et à la taxe professionnelle sur leurs bénéfices. Même en cas de déficit, la taxe de résidence des sociétés génère un minimum annuel d’environ 70 000 yens, ce qui impose de réaliser des simulations en tenant compte des coûts de création et de maintien.
Les impôts applicables aux particuliers et l’effet de la répartition des revenus
Lorsque les bénéfices d’une société de gestion patrimoniale sont répartis entre des membres de la famille sous forme de rémunération de dirigeant, il est possible de réduire la charge fiscale par personne. Comme aucun impôt sur le revenu n’est dû si le revenu annuel ne dépasse pas 1,03 million de yens, le fait d’employer des membres de la famille peut produire un effet réel d’optimisation fiscale. En revanche, le versement de salaires à des proches n’ayant pas d’activité réelle n’est pas admis en charges déductibles.
Méthode de calcul des revenus immobiliers
Revenus immobiliers = montant total des recettes - charges nécessaires (frais de gestion, frais de réparation, etc.). Si une demande d’approbation pour la déclaration bleue a été déposée, la déduction spéciale liée à cette déclaration (jusqu’à 650 000 yens) peut également être appliquée.
La création d’une société de gestion patrimoniale est-elle également avantageuse en matière de succession et de donation ?
Oui, l’effet d’optimisation fiscale s’étend aussi aux successions et aux donations. Le versement de salaires aux membres de la famille constitue un moyen de transférer un patrimoine sans impôt sur les donations, ce qui en fait également une mesure utile de préparation successorale. Toutefois, les salaires versés à des proches sans activité réelle comportent un risque d’imposition au titre d’une « donation présumée ».
Dans quels cas la déduction liée à l’impôt sur les donations ne peut-elle pas s’appliquer ?
Même si des salaires sont répartis entre de nombreux proches en tenant compte du seuil d’exonération de 1,03 million de yens pour l’impôt sur le revenu, en l’absence d’activité réelle ils ne seront pas admis en charges, et l’intégralité sera imposée comme revenu du fondateur. Les relations d’emploi purement formelles mises en place dans un objectif d’économie d’impôt accroissent le risque de contrôle fiscal.
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Foire aux questions (FAQ)
Q. Quel profil est adapté à la création d’une société de gestion patrimoniale ?
Les particuliers dont les revenus dépassent 9 millions de yens, en particulier ceux qui perçoivent au moins 2 millions de yens de revenus immobiliers par an, bénéficient plus facilement de l’avantage fiscal.
Q. La taxe de résidence des sociétés est-elle due même en cas de déficit ?
Oui. La part forfaitaire de la taxe de résidence des sociétés représente un minimum annuel d’environ 70 000 yens, indépendamment de l’existence ou non de bénéfices.
Q. Quels points faut-il vérifier lorsqu’on emploie des membres de la famille ?
Il est nécessaire qu’une activité professionnelle réelle soit exercée. Les salaires versés sans travail effectif risquent d’être rejetés en tant que charges déductibles.
Q. Une société de gestion patrimoniale peut-elle aussi servir d’outil de préparation successorale ?
Oui, c’est possible. La répartition du patrimoine par le versement de salaires peut être réalisée sans impôt sur les donations et contribue également à réduire l’actif successoral.