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Quels sont les 9 grands risques de l’exploitation d’immeubles d’appartements ? Une approche pratique pour investisseurs

Cet article analyse de manière structurée neuf risques majeurs liés à l’exploitation d’immeubles d’appartements du point de vue de l’investisseur. Il présente des mesures concrètes contre la vacance, le risque de taux et les dépenses de réparation, ainsi que des enseignements tirés de cas d’échec. Analyse par INA&Associates.

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 5 min

La gestion d’appartements attire l’attention comme méthode d’investissement immobilier avec des barrières à l’entrée relativement faibles et un potentiel de revenus stables. Toutefois, pour réussir, il est indispensable de comprendre les risques de manière systématique et de mettre en place des mesures adaptées. Dans cet article, nous analysons, du point de vue de l’investisseur, les neuf principaux risques liés à la gestion d’appartements et expliquons des contre-mesures concrètes.

Quelle est la structure de revenus de la gestion d’appartements ? Comprendre les bases de l’investissement

La gestion d’appartements est une forme d’activité locative immobilière et une méthode d’investissement dont la principale source de revenus est le loyer. Pour assurer des revenus stables, il est essentiel de bien comprendre les réglementations relatives à la gestion locative.

La structure de revenus de base est la suivante.

  • Revenus locatifs : le bénéfice correspond au solde restant après déduction des différentes charges, telles que le remboursement du prêt, les frais de réparation, les frais de gestion et la taxe foncière, à partir des revenus locatifs
  • Plus-value en capital : bénéfice réalisé lors de la revente du bien
  • Autres revenus : pas-de-porte, frais de renouvellement et charges communes

Les immeubles en bois ou en acier de deux à trois étages sont les plus courants, et l’un des avantages est qu’ils nécessitent un investissement initial plus faible que l’investissement en copropriété. Si vous disposez déjà d’un terrain obtenu par héritage, il est possible de démarrer avec le seul coût de construction et d’espérer un rendement élevé.

Principaux avantages de la gestion d’appartements

  • Revenus stables à long terme : si les locataires restent en place, un flux de trésorerie continu peut être obtenu
  • Fonction d’assurance-vie : grâce à l’assurance groupe adossée au prêt immobilier, en cas d’imprévu, le remboursement du prêt est exonéré et il est possible de laisser à la famille une source de revenus et un actif
  • Constitution d’un revenu pour la retraite : une fois le prêt remboursé, le flux de trésorerie s’améliore nettement et devient une source de revenus stable après la retraite

Quels sont les neuf grands risques de la gestion d’appartements ? Une approche structurée

Les risques liés à la gestion d’appartements peuvent être globalement répartis en trois catégories : les « risques liés à la vacance », les « risques financiers » et les « risques opérationnels ». Avant toute décision d’investissement, il est important de comprendre les caractéristiques de chaque risque et les mesures permettant d’y répondre.

Risque 1 : le risque de vacance lié à l’emplacement

La gestion d’appartements est une activité où l’emplacement est déterminant. Comme les conditions d’emplacement ne peuvent pas être modifiées par la suite, il s’agit du facteur le plus important dans une décision d’investissement.

L’idéal est une zone urbaine à forte population, située à moins de dix minutes à pied d’une gare. Cela permet de capter la demande des jeunes et des ménages d’une personne qui privilégient la facilité d’accès au travail ou aux études. Une erreur dans le choix de l’emplacement est difficilement rattrapable, d’où la nécessité d’une décision prudente.

Risque 2 : le risque de vacance lié au vieillissement du bien

Il s’agit du risque que la compétitivité du bien diminue face aux propriétés neuves à mesure que les années de construction passent. Sur le marché locatif japonais, la préférence pour le neuf reste forte et, dans une même zone, les biens neufs ont tendance à être choisis en priorité.

Mesure : des investissements réguliers en rénovation et le choix d’un emplacement de qualité moins sensible au vieillissement sont efficaces.

Risque 3 : le risque de vacance lié à une offre excessive

Lorsque de nouveaux appartements sont construits à proximité, le taux d’occupation des biens existants diminue. Plus la zone est marquée par la baisse de la population, plus l’impact d’une hausse de l’offre est important.

Mesure : investir dans des zones en croissance démographique permet de limiter au maximum l’impact de l’augmentation de l’offre.

Risque 4 : le risque de remboursement du prêt

Il s’agit du risque que l’augmentation des logements vacants ou la baisse des loyers rende le remboursement du prêt difficile.

Mesure : ce risque peut être maîtrisé en augmentant la part des fonds propres et en limitant le montant de l’emprunt.

Risque 5 : le risque de baisse des loyers

Lorsque les logements vacants persistent sur une longue période, il devient difficile d’éviter une baisse des loyers. Une fois abaissé, un loyer est difficile à remonter et cela peut aussi encourager les locataires actuels à demander une réduction.

Mesure : il est important de mettre en œuvre de manière continue des actions de gestion visant à prévenir les vacances avant qu’elles ne surviennent.

Risque 6 : le risque d’impayés de loyer

Si un locataire ne paie pas son loyer, le contrat ne peut pas être résilié tant que les impayés n’ont pas duré plus de trois mois. Les biens sans dépôt de garantie et les cas sans garant solidaire se multiplient également, ce qui rend les moyens traditionnels de sécurisation moins efficaces.

Mesure : le recours à une société de garantie des loyers est efficace. Il convient de choisir une société présentant un faible risque de faillite et des frais de garantie raisonnables.

Risque 7 : le risque de réparations

Le propriétaire a une obligation de réparation, et en plus des réparations planifiées, des réparations imprévues surviennent également.

Mesure : le choix du constructeur ou du fabricant au moment de la construction est important. Si le coût initial est trop réduit, les frais de réparation futurs ont tendance à augmenter. Il est également indispensable de constituer de manière planifiée une réserve pour réparations.

Risque 8 : le risque de hausse des taux d’intérêt

Si le prêt a été contracté à taux variable, une hausse des taux d’intérêt augmentera le montant des remboursements.

Mesure : il est efficace de réduire le montant emprunté en augmentant les fonds propres et de couvrir le risque de variation des taux grâce à un taux fixe.

Risque 9 : le risque de problèmes avec les locataires

Les problèmes entre locataires, tels que les nuisances sonores, les animaux non autorisés ou les départs sans préavis, peuvent provoquer le départ d’autres occupants et entraîner une augmentation des logements vacants.

Mesure : confier la gestion à une société expérimentée est une approche efficace. Le renforcement de la sélection des locataires et la rapidité de traitement des problèmes sont déterminants.

Quels sont les points de vigilance que les investisseurs doivent connaître dans la gestion d’appartements ?

Après avoir compris les risques, examinons les points de vigilance pratiques que les investisseurs doivent garder à l’esprit.

Assurer une part suffisante de fonds propres

Il est possible de démarrer la gestion d’appartements sans fonds propres, mais les chances de succès diminuent fortement. En effet, il devient alors difficile de faire face à des dépenses imprévues, comme les réparations des parties communes, les pannes d’équipement ou les indemnités de départ. Il est recommandé de disposer d’au moins 10 % du prix d’acquisition en fonds propres.

Privilégier le rendement net

Lors du choix d’un bien, il convient de se baser non pas sur le rendement brut, mais sur le rendement net.

IndicateurFormuleCaractéristiques
Rendement brutRevenus locatifs annuels ÷ prix d’achat du bien × 100Hypothèse de pleine occupation, sans prise en compte des charges
Rendement net(Revenus locatifs annuels − charges d’exploitation annuelles) ÷ (prix d’achat du bien + frais d’acquisition) × 100Rentabilité conforme à la réalité

Les biens affichant un rendement brut élevé peuvent comporter certains facteurs de risque, tels qu’un vieillissement avancé ou un faible taux d’occupation.

Investir dans un seul objectif fiscal est risqué

Il est possible de réduire l’impôt sur le revenu grâce à l’amortissement et à la compensation des profits et pertes, mais la baisse du revenu déclaré peut aussi réduire la confiance des établissements financiers et rendre plus difficile l’obtention de financements supplémentaires. Si vous envisagez d’agrandir votre activité, il est préférable de privilégier la maximisation du flux de trésorerie plutôt que l’optimisation fiscale.

Élaborer un plan d’activité et le réviser régulièrement

Il est important d’établir un plan d’activité intégrant le capital initial, le mode de financement, les prévisions de recettes et dépenses ainsi que le rendement, puis de le réviser régulièrement après le démarrage de l’exploitation en observant l’évolution du taux de vacance et des revenus locatifs.

Étudier la demande de manière approfondie

Avant d’investir, il convient d’étudier la demande sous les angles suivants.

  • Présence d’établissements d’enseignement ou de grandes entreprises à proximité (indicateur de la demande pour les logements d’une personne)
  • Situation de l’offre d’appartements aux alentours et taux d’occupation
  • Niveau des loyers dans le voisinage
  • Projets d’ouverture de nouveaux commerces (potentiel de croissance de la zone)

Que peut-on apprendre des cas d’échec en gestion d’appartements ?

L’analyse de cas réels d’échec permet d’identifier clairement les points essentiels pour éviter les risques.

Cas 1 : échec dû à un prêt à taux élevé

N’ayant pas obtenu l’accord d’une grande banque, l’activité a démarré avec un prêt immobilier pour appartements à 3 %. Si le taux d’occupation était élevé au début, car le bien était neuf, il a diminué avec le temps, rendant le remboursement difficile. Finalement, le bien a dû être cédé et le solde restant a été remboursé sur fonds propres.

Enseignement : la gestion d’appartements doit être planifiée dans une perspective à moyen et long terme. Les prêts non bancaires à 3 % d’intérêt ou plus doivent être évités, sauf si le plan de financement laisse une marge suffisante.

Cas 2 : confiance excessive dans le rendement brut

Un bien régional affiché avec un « rendement de 15 % » a été acheté, mais les logements vacants ne se sont pas remplis et le loyer a dû être abaissé à environ 60 % du niveau initialement prévu. Le résultat a été une rentabilité nettement inférieure aux attentes.

Enseignement : il est indispensable de ne pas juger un bien uniquement sur son rendement brut, mais d’évaluer de manière globale le rendement net, l’emplacement et la demande.

Questions fréquentes (FAQ)

Q. Quel est le risque le plus important auquel il faut prêter attention dans la gestion d’appartements ?

Il s’agit du risque de vacance. En maîtrisant trois points, le choix de l’emplacement, la réponse au vieillissement du bien et une gestion appropriée, il est possible de réduire de nombreux risques.

Q. Quel niveau de fonds propres est nécessaire ?

Le repère minimal est d’au moins 10 % du prix d’achat du bien. Plus les fonds propres sont élevés, plus il est possible de limiter le risque de remboursement du prêt et le risque de surendettement.

Q. Faut-il privilégier le rendement brut ou le rendement net ?

Il faut privilégier le rendement net. Le rendement brut suppose une pleine occupation et n’intègre pas les charges, ce qui peut l’éloigner de la réalité.

Q. Quelles sont les conditions d’emplacement adaptées à la gestion d’appartements ?

L’idéal est une zone en croissance démographique située à moins de dix minutes à pied d’une gare. La présence d’établissements d’enseignement ou de grandes entreprises à proximité permet d’espérer une demande stable.

Q. Quels sont les critères de choix d’une société de gestion ?

Les principaux critères sont la qualité de la sélection des locataires, la rapidité de traitement des problèmes et l’étendue de l’expérience. Choisir uniquement sur la base du coût de gestion peut nuire à la rentabilité à long terme.

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
  • Master agréé en conseil immobilier
  • Gestionnaire agréé de copropriétés
  • Superviseur agréé de gestion d'immeubles
  • Professionnel certifié de gestion locative
  • Gyōseishoshi (juriste administratif)
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