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Gagner la confiance par la divulgation des risques et la responsabilité|Les 3 points essentiels dans la négociation commerciale

Les 3 points essentiels pour gagner la confiance des clients dans la négociation commerciale. La divulgation honnête des risques, la responsabilité et la priorité à la sécurité des clients.

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 5 min

Dans tous les domaines de l'activité commerciale, la relation de confiance avec le client constitue le socle de la réussite. Cette exigence est particulièrement décisive dans le secteur immobilier, où les transactions portent sur des montants élevés, ainsi que dans les relations interentreprises (B2B), qui reposent sur des partenariats durables. Le client ne se contente pas d'évaluer la qualité d'un produit ou d'un service : il attache une importance considérable à la question de savoir « à qui » il achète et « avec qui » il s'engage. Ce qui détermine ce « qui », c'est la confiance accordée au commercial et, à travers lui, à l'entreprise qu'il représente.

Cet article détaille trois points essentiels que les membres d'INA&Associates doivent mettre en pratique pour gagner la confiance du client lors des négociations commerciales et bâtir avec lui une relation durable.

Pourquoi la divulgation des risques et le devoir de rendre compte sont-ils indispensables à la construction de la confiance ?

Divulguer honnêtement les risques et assumer, jusque dans le détail des mesures correctives, la responsabilité d'en rendre compte constitue le premier pas vers une relation de confiance fondée sur l'idée que « ce commercial est intègre ». Dissimuler une information défavorable peut sembler payant à court terme, mais cela nuit gravement à la confiance sur le long terme.

L'importance d'une divulgation honnête des risques

Toute transaction comporte des risques potentiels. Dans le cadre d'une opération immobilière, par exemple, on peut citer le risque de défaillance financière du vendeur, la possibilité d'un retard dans le calendrier contractuel, ou encore l'existence de vices cachés affectant le bien. Si ces risques sont volontairement dissimulés, ou évoqués avec une légèreté qui revient à les minimiser, le jour où le problème se manifeste, le client pourra légitimement affirmer qu'on ne l'en avait pas informé — une situation susceptible de dégénérer en réclamation, voire en mise en cause de la responsabilité juridique du professionnel. Ce principe rejoint d'ailleurs une exigence bien connue des professions réglementées en France, où l'agent immobilier est tenu à un véritable devoir d'information et de conseil envers ses clients : la loi ne se contente pas d'exiger l'absence de mensonge, elle impose une transparence active sur tout élément de nature à influencer la décision du client.

L'essentiel est donc, même au risque de susciter une certaine inquiétude chez le client, de divulguer honnêtement, en tant que professionnel, les faits objectifs et les risques potentiels. C'est précisément cette honnêteté qui donne au client l'impression que « ce commercial est intègre » — le tout premier jalon de la confiance.

Rendre compte : bien plus qu'une simple divulgation

Il ne suffit pas de divulguer un risque. Il faut assumer une véritable responsabilité de rendre compte, en expliquant de façon suffisamment concrète pour emporter l'adhésion du client : la nature exacte du risque, sa probabilité de survenue, les conséquences envisageables s'il se matérialise, et les mesures qu'il est possible de mettre en œuvre pour y faire face.

Principe d'action en matière de divulgation des risques Action concrète Impression produite chez le client
Recensement exhaustif des risques potentiels Dresser la liste de tous les risques liés à la transaction (fluctuations du marché, évolutions réglementaires, risque de solvabilité de la contrepartie, etc.). Un haut degré de professionnalisme, une préparation minutieuse.
Communication d'informations objectives Écarter les spéculations et les vœux pieux pour ne fournir que des informations objectives, appuyées sur des données et des précédents concrets. Une impartialité et une fiabilité perçues.
Présentation de mesures correctives et de solutions alternatives Proposer plusieurs mesures concrètes pour faire face au risque, ou des solutions alternatives permettant de l'éviter. Une forte capacité à résoudre les problèmes, une orientation client affirmée.

Appliquer rigoureusement cette démarche permet de prévenir en amont bien des désagréments futurs, et, si un problème venait malgré tout à survenir, de préserver sa propre position en pouvant affirmer avoir accompli, en tant que professionnel, tout ce qui devait l'être.

Comment réagir lorsque la contrepartie cherche à précipiter la négociation ?

Face à une contrepartie qui cherche à précipiter la décision en affirmant que « si vous ne décidez pas maintenant, quelqu'un d'autre en profitera », il convient de garder son calme pour discerner ses véritables intentions, de placer la sécurité du client au-dessus de tout, et de reprendre l'initiative de la négociation en proposant des solutions alternatives fondées sur une argumentation logique.

Discerner les véritables intentions de la contrepartie

Dans une négociation, il arrive que l'autre partie tente de précipiter la décision par des formules telles que « si vous ne décidez pas maintenant, l'occasion vous échappera » ou « une telle opportunité ne se représentera pas deux fois ». Il convient alors de déterminer avec calme s'il existe réellement une échéance objective et incontournable, ou si l'on cherche simplement à créer artificiellement un sentiment d'urgence. Cela suppose de questionner le contexte et le bien-fondé des propos avancés, sans se laisser gagner par l'émotion, avec une capacité d'analyse froide et posée.

Faire de la sécurité du client une priorité absolue

Dans les transactions importantes, celles qui engagent significativement le patrimoine du client, la sécurité et la sérénité doivent primer sur la rapidité. Garantir au client le temps nécessaire pour comprendre pleinement et examiner le contenu des informations essentielles qui lui ont été communiquées relève de la responsabilité même du professionnel. Se laisser entraîner dans le rythme imposé par une contrepartie pressante, au point de faire signer un contrat sans que le client n'ait pu réellement se forger une conviction, est une attitude qu'un professionnel ne saurait en aucun cas accepter.

Proposer des solutions alternatives fondées sur une argumentation logique

Se contenter de refuser la demande de la contrepartie ne peut que faire stagner la négociation. L'essentiel est d'expliquer clairement, par une argumentation logique, pourquoi il n'est pas possible de répondre favorablement à cette demande. On pourra par exemple avancer un motif précis, du type : « pour rédiger le contrat, procéder à la vérification juridique, et laisser au client le temps nécessaire pour bien comprendre et examiner le contenu, il faut compter au minimum tant de jours ». Sur cette base, proposer une solution alternative à la fois réaliste et sécurisée permet de reprendre la main sur la négociation.

Cette fermeté envoie au client un signal fort : celui que l'on place sa sécurité au-dessus de son propre intérêt commercial — un message qui construit une confiance considérable.

Pourquoi faire de la sécurité et de la sérénité du client la priorité absolue est-il si important ?

Faire de la sécurité et de la sérénité du client la priorité absolue engendre une confiance durable qui dépasse largement le gain à court terme, et débouche sur des bénéfices considérables et pérennes, sous la forme de contrats additionnels futurs ou de recommandations vers des clients de qualité. Il ne s'agit pas là d'une simple technique de vente, mais d'une véritable philosophie professionnelle.

Une prise de décision centrée sur le client

Toute décision privilégiant les performances personnelles du commercial ou les intérêts financiers à court terme de l'entreprise finit toujours, d'une manière ou d'une autre, par se retourner contre le client. Un style de vente qui joue sur l'inquiétude pour précipiter la signature, ou qui minimise sciemment les risques, peut certes produire un succès ponctuel, mais dès l'instant où le client a le sentiment de ne pas être considéré comme il le mérite, la relation se rompt. Notre objectif doit être d'accompagner chaque client individuellement, dans une logique qui va jusqu'à soutenir la constitution de son patrimoine sur le long terme.

Les bénéfices durables que génère la confiance

Ce n'est que lorsque le client ressent qu'il peut « confier cette affaire à cette personne » ou que « cette entreprise est digne de confiance » qu'un véritable partenariat voit le jour. Cette confiance ne se limite pas à mener à bien la transaction en cours : elle ouvre la voie à de futurs contrats additionnels ou à des recommandations vers d'excellents clients, une valeur qu'aucun gain financier immédiat ne saurait égaler. C'est en définitive cette priorité absolue accordée à la sécurité et à la sérénité du client qui génère, pour l'entreprise, le bénéfice le plus durable et le plus considérable.

Conclusion

Cet article a détaillé trois points essentiels pour bâtir, lors des négociations commerciales, une relation de confiance solide avec le client.

1. La rigueur dans la divulgation des risques et le devoir de rendre compte : communiquer honnêtement les risques potentiels et assumer la responsabilité d'expliquer les choses jusqu'à ce que le client soit pleinement convaincu.

2. Une réponse posée face aux tentatives de précipitation, appuyée sur une argumentation solide : ne pas céder à la pression de la contrepartie et proposer, avec des arguments logiques, des solutions alternatives destinées à garantir la sécurité du client.

3. Une priorité absolue donnée à la sécurité et à la sérénité du client : gagner une confiance durable en réfléchissant et en agissant en permanence dans l'intérêt supérieur du client.

Ces points doivent guider les actions quotidiennes de tout commercial. En tant que membre d'INA&Associates, chacun est appelé à conserver en toute circonstance une exigence éthique élevée digne d'un professionnel, et à demeurer une personne en qui le client peut placer une confiance absolue. Faire de cette posture une règle appliquée à l'échelle de toute l'entreprise est la clé de notre croissance durable.

Questions fréquentes (FAQ)

Q1 : Si l'on parle trop honnêtement des risques, le client ne risque-t-il pas de devenir méfiant au point de renoncer au contrat ?

Il est vrai que communiquer sur les risques peut, dans un premier temps, rendre le client plus prudent. Mais sur le long terme, c'est précisément une communication honnête qui pose les fondations de la confiance. L'essentiel n'est pas seulement d'énoncer le risque, mais de l'accompagner systématiquement des mesures concrètes envisagées et du dispositif de soutien que nous mettons en place. Comparé à la perte de confiance provoquée par la découverte d'une dissimulation, le risque que fait courir la franchise n'est absolument pas comparable.

Q2 : Que faire lorsque la contrepartie se montre extrêmement pressante et refuse d'entendre notre proposition ?

Il est d'abord essentiel de garder son calme et de ne pas se laisser gagner par l'émotion. Il faut chercher à comprendre ce qui motive réellement la demande de la contrepartie, et, si possible, consulter sa hiérarchie ou d'autres membres de l'équipe afin d'examiner la situation avec un regard extérieur. Si, malgré tout, des exigences déraisonnables persistent au point de ne plus pouvoir garantir la sécurité du client, il faut aussi avoir le courage d'envisager de se retirer de la transaction.

Q3 : Ne risque-t-on pas, à force de privilégier la sécurité du client, de laisser passer des opportunités commerciales ?

« Sécurité » et « rapidité » peuvent parfois entrer en tension. Mais ce avec quoi nous travaillons, ce sont des actifs essentiels appartenant au client, un domaine où l'échec n'est pas permis. Si, pour avoir précipité la conclusion d'un contrat, un problème venait à survenir, l'entreprise ne perdrait pas seulement de l'argent : elle perdrait aussi ce bien le plus précieux qu'est sa réputation. Il faut considérer, par principe, qu'il n'existe pas d'opportunité commerciale qui vaille la peine d'être poursuivie au prix d'un sacrifice de la sécurité.

Q4 : Ces trois principes s'appliquent-ils également en dehors du secteur de la transaction immobilière ?

Oui, ils s'appliquent quel que soit le secteur d'activité. La divulgation des risques, une négociation menée avec calme, et une posture qui place toujours le client en priorité : ces principes universels valent pour toute négociation commerciale, aussi bien en B2B qu'en B2C. Dans les secteurs où interviennent des produits de valeur élevée ou des engagements de longue durée, la relation de confiance conditionne d'autant plus directement l'issue de la transaction, ce qui renforce encore l'importance de ces principes.

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
  • Master agréé en conseil immobilier
  • Gestionnaire agréé de copropriétés
  • Superviseur agréé de gestion d'immeubles
  • Professionnel certifié de gestion locative
  • Gyōseishoshi (juriste administratif)
  • Responsable certifié de la protection des données personnelles
  • Responsable de prévention incendie de classe A
  • Spécialiste certifié de l'immobilier aux enchères
  • Ingénieur de maintenance de copropriétés
  • Superviseur agréé des opérations de crédit