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Qu’est-ce que le partage par conversion en numéraire ? Vente immobilière, fiscalité, avantages et inconvénients en succession

Le partage par conversion en numéraire consiste à vendre un bien immobilier puis à répartir les liquidités entre les héritiers. Cet article en présente les avantages, comme l’équité, l’optimisation fiscale et la sécurisation des fonds pour payer l’impôt, ainsi que les points de vigilance.

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 3 min

Le partage par conversion en numéraire est une méthode particulièrement efficace dans une succession comprenant un bien immobilier. Comme le patrimoine successoral est d’abord vendu puis converti en liquidités avant d’être réparti, il permet de concilier un partage équitable et la sécurisation des fonds nécessaires au paiement des impôts.

En quoi consiste le partage par conversion en numéraire dans une succession ?

Le partage par conversion en numéraire est une méthode de partage successoral consistant à vendre les biens hérités, tels qu’un bien immobilier, puis à répartir le produit de la vente entre tous les héritiers. Cette méthode est souvent retenue lorsque la succession se compose uniquement de la résidence familiale ou d’un bien immobilier.

Les trois principales méthodes de partage successoral :

  • Partage par conversion en numéraire : vendre le bien immobilier et répartir les liquidités
  • Partage en nature : répartir les biens dans leur forme d’origine (avec un risque d’iniquité)
  • Partage avec compensation : recevoir le bien en nature et compenser la différence en espèces

Dans quels cas le partage par conversion en numéraire est-il choisi ?

Lorsque l’on souhaite réaliser une succession équitable

Lorsqu’il existe de nombreux actifs difficiles à partager, comme des biens immobiliers ou des actions, la conversion en numéraire permet de répartir des parts égales entre tous les héritiers. Elle contribue également à prévenir les conflits entre membres de la famille.

Lorsque l’on ne peut pas préparer les liquidités nécessaires à un partage avec compensation

Dans le cadre d’un partage avec compensation, il faut couvrir en espèces la part manquante. En l’absence de liquidités disponibles, cette option n’est donc pas réaliste. Avec le partage par conversion en numéraire, le produit de la vente constitue directement la base de la répartition.

Lorsque l’on ne voit pas de réelle utilité à conserver un bien éloigné

Le partage par conversion en numéraire est choisi lorsqu’il est jugé plus avantageux de percevoir le produit de la vente en espèces plutôt que d’hériter d’un bien immobilier situé en région.

Les avantages du partage par conversion en numéraire

Un partage équitable est possible

Comme le partage intervient après la conversion en liquidités, tous les héritiers peuvent recevoir une part équitable. Il est également utile de vérifier les points de vigilance dans le choix d’un intermédiaire pour la vente d’un bien immobilier.

Sécuriser les fonds nécessaires au paiement des impôts

Les droits de succession doivent en principe être payés en espèces. En choisissant le partage par conversion en numéraire, le produit de la vente peut être utilisé pour financer le paiement des droits de succession.

Un effet d’optimisation des droits de succession

Comme la valeur retenue pour les droits de succession d’un bien immobilier est généralement inférieure à sa valeur de marché, cette méthode consistant à hériter puis à vendre peut contribuer à réduire les droits de succession.

Les inconvénients du partage par conversion en numéraire

L’accord de tous les héritiers est nécessaire

La vente ne peut pas être réalisée sans l’accord de tous les héritiers. Il est possible de prévenir les difficultés en fixant à l’avance des conditions telles que « le bien sera vendu si le produit de la vente atteint au moins XX yens ».

La vente implique du temps, des démarches et des coûts

La vente d’un bien immobilier entraîne des frais, notamment des commissions d’intermédiation, et demande également du temps. Une préparation anticipée est importante.

Un impôt sur la plus-value peut s’appliquer

Lorsqu’une plus-value est réalisée lors de la vente, une obligation déclarative au titre de l’impôt sur le revenu (impôt sur la plus-value) naît. Dans certains cas, aucun impôt ne sera dû, mais lorsqu’il s’applique, une déclaration fiscale est nécessaire. En cas de vente dans les 3 ans et 10 mois suivant la succession, il est également possible d’utiliser des dispositifs tels que la majoration du prix d’acquisition.

Foire aux questions (FAQ)

Q1. Qu’est-ce que le partage par conversion en numéraire ? Pouvez-vous l’expliquer simplement ?

Il s’agit d’une méthode consistant à vendre les biens hérités, tels qu’un bien immobilier, à les convertir en liquidités puis à répartir le produit de la vente entre les héritiers. Elle est choisie lorsqu’il est difficile de partager le bien tel quel ou lorsque l’on souhaite un partage équitable.

Q2. L’accord de tous les héritiers est-il nécessaire pour un partage par conversion en numéraire ?

Oui. La vente d’un bien immobilier nécessite légalement l’accord de tous les héritiers. Si une seule personne s’y oppose, le partage par conversion en numéraire ne peut pas être mis en œuvre.

Q3. Quelle est la différence entre le partage par conversion en numéraire et le partage avec compensation ?

Dans le partage avec compensation, un héritier reçoit le bien immobilier et indemnise les autres en espèces. Dans le partage par conversion en numéraire, tous les héritiers se répartissent le produit de la vente. En l’absence de capacité financière suffisante, le partage par conversion en numéraire est plus réaliste.

Q4. Quelles sont les conséquences fiscales d’un partage par conversion en numéraire ?

Les droits de succession s’appliquent normalement. En outre, s’il existe une plus-value lors de la vente, un impôt sur la plus-value s’applique également. Il existe toutefois des dispositifs d’optimisation fiscale, comme la « règle spéciale de majoration du prix d’acquisition » (qui permet d’ajouter une partie des droits de succession au prix d’acquisition). Il est donc recommandé de consulter un expert-comptable ou un conseiller fiscal.

Q5. Quel type d’accord de partage successoral faut-il établir pour un partage par conversion en numéraire ?

Il faut établir un accord de partage successoral précisant que « le bien immobilier sera converti en numéraire et que le montant restant après déduction des frais sera réparti selon la part successorale légale (ou selon la proportion convenue) ». Nous recommandons d’en confier la rédaction à un judicial scrivener ou à un avocat.

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
  • Master agréé en conseil immobilier
  • Gestionnaire agréé de copropriétés
  • Superviseur agréé de gestion d'immeubles
  • Professionnel certifié de gestion locative
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