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Durée de vie d’un parquet et moment du remplacement | Répartition des frais de remise en état à connaître pour les propriétaires bailleurs

Le parquet n’a pas de durée d’amortissement légale. Ce guide pratique explique, du point de vue de la gestion locative, les critères de décision pour le remplacement et la répartition des frais de remise en état entre propriétaire et locataire. Un repère utile pour piloter les coûts.

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 2 min

Dans la gestion locative, bien comprendre la durée de vie du parquet, le moment opportun pour le remplacer et la répartition des frais de remise en état est essentiel, à la fois pour maîtriser les coûts et pour prévenir les litiges.

Le parquet a-t-il une durée d’amortissement légale ?

Le parquet ne fait pas l’objet d’une durée d’amortissement légale définie. Selon les lignes directrices du ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme, la remise en état ne porte en principe que sur les parties endommagées par le locataire, indépendamment du nombre d’années écoulées. Toutefois, lorsqu’un remplacement complet est effectué, la valeur du bien est considérée comme rétablie, et la durée écoulée selon la structure du bâtiment est alors prise en compte.

Repères de durabilité selon le type de revêtement de sol

Bien qu’il n’existe pas de durée d’amortissement légale, en pratique, on retient les repères de durabilité suivants.

  • Parquet contrecollé : 10 à 15 ans (support en contreplaqué + placage en bois naturel)
  • Parquet massif : 30 ans ou plus (le matériau naturel permet de réparer les rayures par ponçage)

Un parquet massif avec une finition à l’huile naturelle peut être utilisé sur le long terme s’il est associé à un entretien de l’étanchéité. Pour le parquet contrecollé, l’usure des colles s’ajoute avec le temps, ce qui rend sa durabilité relativement plus faible.

Comment déterminer le bon moment pour remplacer un parquet ?

La durée de durabilité ne constitue qu’un repère, et la décision effective de remplacement doit être prise en fonction de l’état du bien.

Signes indiquant qu’un remplacement doit être envisagé

  • Lorsque les rayures ou salissures atteignent un niveau qui gêne la vie quotidienne : si elles sont laissées en l’état, le risque de problème ou de blessure augmente
  • Décoloration due au soleil ou à la perte de teinte : si les lames commencent à se soulever ou à se décoller, cela pose aussi un problème fonctionnel
  • Lorsque le sol émet des grincements : une dégradation de la structure elle-même peut être en cause, d’où la nécessité de consulter un professionnel

Frais de remise en état du parquet : répartition entre propriétaire et locataire

Il s’agit de l’un des domaines qui génèrent le plus souvent des litiges lors du départ d’un logement locatif. Il est important de prévenir ces difficultés en amont grâce à une vérification rigoureuse avant l’emménagement.

Cas relevant de la charge du propriétaire (bailleur)

  • Enfoncements et marques dus à l’installation de meubles (dans le cadre d’un usage normal)
  • Décoloration ou noircissement dus à un défaut structurel ou à la condensation
  • Rayures ou perte de teinte dues au vieillissement naturel et à l’usure normale

Cas relevant de la charge du locataire

  • Taches ou salissures dues à un manque d’entretien
  • Rayures ou enfoncements causés intentionnellement ou par négligence (par exemple, des enfoncements causés par une chaise à roulettes)
  • Taches provoquées par des liquides renversés par inadvertance

Lorsque les frais sont à la charge du locataire, ils sont imputés sur le dépôt de garantie versé lors du départ. Si le montant dépasse le dépôt de garantie, une facturation complémentaire s’applique.

Questions fréquentes (FAQ)

Q1. Quelle est la durée de vie d’un parquet ?

Il n’existe pas de durée d’amortissement légale. En pratique, le repère est de 10 à 15 ans pour un parquet contrecollé et de 30 ans ou plus pour un parquet massif. Dans certains cas, on l’apprécie également en lien avec la durée de vie de l’ensemble du bâtiment (22 ans pour une structure bois, 47 ans pour une structure en béton armé, par exemple).

Q2. En cas de remplacement complet, la part des frais à la charge du locataire devient-elle nulle ?

Le remplacement complet étant considéré comme un rétablissement de valeur, le nombre d’années écoulées est pris en compte. Plus la durée d’occupation est longue, plus la part du locataire diminue, et selon l’ancienneté, il existe des cas où sa charge devient nulle.

Q3. Le locataire doit-il prendre en charge la réparation d’un parquet qui grince ?

En principe, les grincements dus au vieillissement relèvent de la charge du propriétaire. Toutefois, si la cause est un usage inapproprié du locataire (par exemple l’installation d’objets très lourds), ils peuvent être mis à sa charge.

Q4. Les enfoncements causés par une chaise à roulettes sont-ils à la charge du locataire ?

Selon les lignes directrices du ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme, les enfoncements causés par une chaise à roulettes sont à la charge du locataire. Ils peuvent être évités grâce à l’utilisation d’un tapis de sol ou d’une protection adaptée.

Q5. En tant que propriétaire bailleur, comment faut-il déterminer le moment opportun pour remplacer le parquet ?

Le moment le plus approprié est lors des travaux de rénovation après le départ du locataire. Comme cela influe sur l’attractivité du bien pour le prochain occupant, il convient d’envisager activement un remplacement en présence de rayures visibles ou de décolorations marquées. Il est également important de constituer des réserves dans le cadre d’un plan d’entretien programmé tenant compte de la durée de durabilité.

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
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