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Réduire le risque de vacance grâce à la location rénovée : atouts, limites et critères de choix

Les biens locatifs rénovés peuvent réduire le risque de vacance et améliorer la rentabilité. Cet article explique, du point de vue des propriétaires, les principaux avantages et inconvénients, ainsi que les points de contrôle essentiels concernant la résistance sismique, l’isolation phonique et la plomberie.

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 3 min

Pour les propriétaires confrontés à des logements locatifs anciens qui restent vacants, la rénovation constitue une solution efficace. En transformant l'espace de vie, le bien redevient attractif pour les locataires, ce qui contribue à réduire le risque de vacance et à sécuriser des revenus stables. Nous expliquons ici, du point de vue du propriétaire, les avantages et les inconvénients de la location rénovée, ainsi que les points essentiels à vérifier lors du choix du bien et de la mise en oeuvre des travaux.

Qu'est-ce qu'une location rénovée, et pourquoi suscite-t-elle autant d'intérêt aujourd'hui ?

Une location rénovée est un bien locatif dont la valeur d'usage a été rehaussée grâce à une rénovation d'envergure réalisée sur un bâtiment existant. Son principal atout est de pouvoir créer une forte valeur ajoutée tout en maîtrisant les coûts, puisqu'il s'agit d'exploiter le bâtiment existant plutôt que de le reconstruire.

Alors que le coût de la construction continue d'augmenter, les prix des logements neufs poursuivent leur hausse. Pour les locataires, l'attrait des locations rénovées grandit, car elles permettent de "louer un intérieur et des équipements comparables à ceux d'un logement neuf pour un loyer inférieur à celui du neuf". Pour les propriétaires aussi, la rénovation attire l'attention comme stratégie de différenciation permettant de maximiser la rentabilité.

Quels sont les avantages pour le propriétaire ?

Les locations rénovées offrent de nombreux avantages aux propriétaires.

Réduction du risque de vacance

En renforçant l'attractivité du bien, il devient plus facile de trouver un locataire. Pouvoir réduire le taux de vacance même sur un immeuble ancien se traduit directement par un flux de trésorerie plus stable.

Maintien ou amélioration du niveau de loyer

Par rapport à des biens non rénovés de la même époque de construction, les biens rénovés permettent souvent de fixer un loyer plus élevé. Cela aide à éviter la baisse des loyers liée au vieillissement du bien et à préserver la rentabilité.

Maintien de la valeur patrimoniale

Des rénovations régulières limitent la dégradation physique et fonctionnelle du bâtiment et contribuent à préserver sa valeur sur le long terme. Elles peuvent également jouer en faveur du propriétaire lors d'une revente future.

Élargissement de la cible de locataires

Les biens rénovés au design soigné séduisent plus facilement les personnes seules et les foyers DINKS sensibles à l'esthétique, ce qui permet de toucher des profils de locataires différents de ceux visés jusque-là.

Quels sont les inconvénients et les points de vigilance d'une location rénovée ?

Malgré ses nombreux avantages, ce type de bien comporte aussi des risques que le propriétaire doit bien comprendre.

Question des normes parasismiques

Les bâtiments achevés avant juin 1981 peuvent ne pas respecter les normes parasismiques actuelles, conçues pour résister à une intensité sismique de 6 à 7. Avant toute rénovation, il est important de réaliser un diagnostic parasismique et, si nécessaire, des travaux de renforcement afin de garantir la sécurité des locataires et de préserver la valeur du bien.

Risque de baisse des performances acoustiques

Selon la nature des travaux, par exemple le passage au parquet ou la suppression de cloisons et de placards, l'isolation phonique peut se dégrader. Dans les immeubles collectifs, les nuisances sonores avec les logements du dessus, du dessous ou voisins réduisent fortement la satisfaction des locataires ; il faut donc prévoir une conception intégrant des mesures acoustiques adaptées.

Risque de vétusté des canalisations et des pièces d'eau

Lorsque les canalisations passent dans les murs porteurs ou les fondations, il arrive qu'elles ne puissent pas être remplacées au moment de la rénovation. Si seul l'intérieur est remis à neuf alors que les anciennes canalisations sont conservées, des problèmes d'odeurs ou des fuites d'eau peuvent apparaître par la suite. Il est donc conseillé de vérifier l'état des conduites d'alimentation et d'évacuation avant de rénover.

Quels points le propriétaire doit-il examiner concernant le bien et le contenu de la rénovation ?

Vérifier les normes parasismiques à partir de l'année d'achèvement

La réglementation de construction actuellement en vigueur s'applique depuis juin 1981. Si le bien a été achevé à partir de ce mois, il répond aux normes parasismiques actuelles. Pour les biens plus anciens, cela ne pose pas de problème si des travaux de renforcement ont été réalisés et dûment documentés. Il convient de vérifier les certificats de travaux et les rapports d'inspection.

Contrôler en détail l'état des pièces d'eau lors de la visite

Le débit d'eau, l'évacuation, l'humidité, la présence de moisissures, ainsi que le matériau et l'âge des canalisations doivent être vérifiés avec soin. Ne pas se laisser uniquement séduire par la qualité visuelle de l'intérieur et accorder de l'importance aux parties invisibles permet d'éviter des problèmes à long terme.

Évaluer l'équilibre entre le coût de la rénovation et l'effet sur la hausse du loyer

Il est important d'estimer de manière chiffrée le montant investi dans la rénovation, ainsi que les effets attendus sur l'augmentation du loyer et l'amélioration du taux de vacance. En particulier lorsque le projet est combiné avec des coûts de gros travaux, comme des travaux d'étanchéité, il convient de décider après avoir calculé l'investissement total et la durée de récupération.

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Questions fréquentes (FAQ)

Quel est le budget indicatif d'une rénovation ?

À titre indicatif, une rénovation complète d'un logement coûte généralement entre 2 et 5 millions de yens par unité, tandis qu'une rénovation partielle centrée sur les pièces d'eau se situe souvent entre 500 000 et 1,5 million de yens. Le montant varie fortement selon l'ancienneté, la superficie et le contenu des travaux.

De combien le loyer peut-il augmenter après une rénovation ?

Dans de nombreux cas, une majoration d'environ 10 à 20 % est possible par rapport à des biens non rénovés de la même époque de construction et situés dans le même secteur. Pour des biens au design soigné ou dotés d'équipements de gamme supérieure, la différenciation peut être encore plus marquée.

Comment gérer la période de vacance pendant les travaux de rénovation ?

Pendant les travaux, les revenus locatifs sont interrompus ; il est donc important d'établir avec précision la durée prévisionnelle du chantier et le plan de financement. Il est efficace de planifier à rebours la date de fin des travaux afin qu'elle coïncide avec la haute saison des emménagements, entre janvier et mars.

La rénovation reste-t-elle pertinente pour un bien ancien ?

Si l'emplacement est bon, un bien ancien peut tout à fait conserver une demande suffisante après rénovation. En revanche, il faut d'abord vérifier l'état de la structure parasismique et des canalisations et, si des renforcements importants sont nécessaires, évaluer soigneusement le rapport coût-bénéfice.

Peut-on rénover alors qu'un locataire occupe encore le bien ?

En principe, les travaux sont réalisés après le départ du locataire. La « rénovation au départ du locataire », mise en oeuvre au moment de la libération du logement, est recommandée, car elle permet d'avancer de manière planifiée et de mieux maîtriser les coûts.

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

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