Lors de l'achat d'un appartement (mansion / copropriété) ancien à des fins d'investissement, un risque souvent négligé est la prise en charge des coûts au moment de la reconstruction. Lorsque la reconstruction est décidée, l'investisseur (copropriétaire en lots) peut se voir réclamer des sommes importantes. Cet article explique le calendrier de la reconstruction, la structure de prise en charge des coûts et les mesures que doit prendre l'investisseur.
Pourquoi les copropriétés anciennes finissent-elles par devoir être reconstruites ?
La principale cause de reconstruction est la vétusté. Au-delà de 30-40 ans, les seules grosses réparations des façades et des installations sanitaires ne suffisent souvent plus. Par ailleurs, en raison des révisions de la loi sur les normes de construction, certains biens construits selon les anciennes normes peuvent être jugés insuffisants en matière de résistance au feu et aux séismes.
Une durée d'amortissement légale de 47 ans
La durée d'amortissement légale des structures RC et SRC est de 47 ans. Il s'agit cependant d'une référence fiscale d'amortissement, et non d'un nombre d'années au-delà duquel le logement devient physiquement inhabitable. Des biens correctement entretenus peuvent durer 2 à 3 fois cette durée légale.
Peu de reconstructions effectives
Selon le Ministère du Territoire, en l'an Reiwa 3, seules 303 copropriétés au niveau national étaient en cours de reconstruction, en préparation ou achevées. La principale raison du peu d'avancement est la lourdeur de la prise en charge financière.
Comment est déterminée la prise en charge des coûts de reconstruction ?
Biens où une charge financière apparaît
Pour les biens à faible coefficient d'occupation des sols (COS) où la reconstruction ne permet ni augmentation de surface ni plus-value à la vente, le coût retombe sur les copropriétaires en lots. Pour une copropriété d'environ 60 m², une charge de 10 à 20 millions de yens est fréquente, et la majorité des copropriétés au Japon entrent dans ce cas de figure.
Biens où aucune charge n'apparaît
Lorsque le COS laisse une marge et que la vente des nouveaux logements après reconstruction permet de couvrir les travaux, la charge des résidents peut être nulle. Les biens situés dans les quartiers résidentiels prisés des grandes villes répondent souvent à cette condition.
Conditions pour le vote de reconstruction
Selon la loi sur la copropriété en lots, la reconstruction nécessite l'approbation des 4/5e des copropriétaires en lots. En cas d'opposition forte, la reconstruction est suspendue ou abandonnée, ce qui crée un risque de vétusté laissée sans réponse.
Les 3 axes de décision pour l'investisseur
| Axe de décision | Points à vérifier |
|---|---|
| Marge de COS | Capacité d'augmentation de surface et plus-value estimée après reconstruction |
| Solde du fonds de réparation | Une provision insuffisante est un indicateur de risque pour les grosses réparations et la reconstruction |
| Âge du bâti et stratégie de sortie | Au-delà de la durée d'amortissement légale, le financement est difficile ; le timing de revente devient crucial |
Réintégrer ou quitter
Après le vote, l'alternative est binaire : réintégrer (en assumant les coûts pour s'installer dans le nouveau bâtiment) ou quitter (en vendant ses droits au syndicat de copropriété). Le prix de vente en cas de départ tend à être bas ; il est donc important de faire estimer son bien avant le vote.
À lire également
Foire aux questions (FAQ)
Q. À quelle fréquence les copropriétés anciennes sont-elles reconstruites ?
Très rarement. Seules quelques dizaines de cas par an au niveau national : la lourde charge financière et la difficulté du consensus entre résidents font que la reconstruction n'est pas mise en œuvre dans la plupart des copropriétés.
Q. Peut-on éviter d'assumer les coûts de reconstruction ?
En s'opposant au vote de reconstruction et en choisissant de partir, on échappe à la charge. Le prix de cession des droits au syndicat reste cependant inférieur au prix du marché.
Q. Quelles sont les caractéristiques d'une copropriété ancienne à faible risque de reconstruction ?
Marge sur le COS, emplacement dans une zone prisée et fonds de réparation suffisamment provisionné : ces biens présentent un risque relativement bas.
Q. Faut-il investir dans des biens ayant dépassé la durée légale d'amortissement de 47 ans ?
Le financement est difficile à obtenir, l'amortissement n'est plus possible : les avantages d'investissement sont limités. Il faut juger après une simulation prudente du rendement réel et de la stratégie de sortie.