Dans la gestion locative, certaines situations, comme des loyers impayés ou des troubles liés au bruit, peuvent conduire à devoir adresser un avis de départ. Cependant, cet avis est encadré par des contraintes juridiques, et une erreur de procédure peut exposer la société de gestion à des désavantages. Nous présentons ici les exigences juridiques et les réponses pratiques qu’un professionnel de la gestion doit connaître.
Dans quels cas un avis de départ devient-il nécessaire ?
Les principales raisons justifiant un avis de départ sont les suivantes.
- Impayés de loyer de longue durée:cas où les impayés se poursuivent sans même que le locataire contacte la société de gestion
- Troubles liés au bruit:cas où des comportements gênants pour le voisinage ne sont pas corrigés
- Violation du contrat:élevage d’animaux dans un bien où ils sont interdits, sous-location non autorisée, etc.
Jusqu’où va l’effet juridique d’un avis de départ ?
Point essentiel : un avis de départ n’a pas, en lui-même, de force contraignante sur le plan juridique. Dans le cas d’un bail résidentiel ordinaire, en l’absence de violation manifeste du règlement par le locataire, celui-ci n’a pas l’obligation d’accepter le départ, et le renouvellement automatique constitue le principe de base.
En revanche, dans le cas d’un bail à durée déterminée, l’obligation de quitter les lieux naît à l’échéance du terme. Sur le terrain de la gestion, la vérification du type de contrat est la priorité absolue.
Quels sont les motifs légitimes et les procédures pour demander une éviction ?
Cas pouvant être reconnus comme motifs légitimes
- Reconstruction en raison de la vétusté du bâtiment:par exemple lorsqu’il existe un problème de résistance sismique. Une indemnité d’éviction peut être due
- Usage personnel par le propriétaire:par exemple lors d’un retour depuis une région éloignée. Une demande d’indemnité d’éviction est possible
- Violation du contrat par le locataire:violation de l’interdiction d’élever des animaux, impayés prolongés, etc. En principe, aucune indemnité d’éviction n’est nécessaire
Déroulement de la procédure
Conformément à l’article 26 de la loi japonaise sur les baux fonciers et immobiliers, il est nécessaire d’envoyer une demande écrite d’éviction entre six mois et un an avant le départ demandé. Cette demande doit préciser le motif du départ, le calendrier envisagé et l’existence ou non d’une indemnité d’éviction.
Questions fréquentes (FAQ)
Q. Après combien de mois d’impayés de loyer peut-on demander le départ du locataire ?
En règle générale, des impayés de trois mois ou plus peuvent être considérés comme une rupture du lien de confiance et constituer un motif légitime de résiliation du contrat.
Q. Quel est le montant habituel d’une indemnité d’éviction ?
Une référence courante se situe entre 6 et 12 mois de loyer, mais le montant varie selon les circonstances propres à chaque dossier et la négociation.
Q. Que faire si le locataire refuse de quitter les lieux ?
Il conviendra alors d’introduire une action en justice devant le tribunal pour obtenir la libération des lieux. Après consultation d’un avocat, veuillez engager la procédure juridique appropriée.
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