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Indispensable pour les propriétaires ! Liste de contrôle avant entrée et guide de répartition des coûts pour prévenir les litiges de remise en état

Liste de contrôle avant entrée et guide de répartition des coûts pour prévenir les litiges de remise en état dans la gestion locative. Explications détaillées.

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 9 min

Dans la gestion locative, les litiges liés à la remise en état du logement au moment du départ du locataire constituent l'un des défis les plus fréquents auxquels sont confrontés les propriétaires bailleurs. Même si le ministère japonais du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme (MLIT) a établi des lignes directrices précises en la matière, la réalité du terrain montre que les désaccords persistent régulièrement sur la question de savoir si une trace ou une dégradation existait déjà avant l'entrée dans les lieux ou si elle a été causée par le locataire en cours de bail. Ce type de désaccord n'est pas propre au Japon : en France également, la question de l'imputabilité d'une dégradation entre vétusté naturelle et dégradation locative est au cœur de la majorité des litiges portés devant les commissions départementales de conciliation. Le moyen le plus efficace de prévenir ce genre de conflit reste, dans les deux pays, un contrôle rigoureux du logement avant l'entrée du locataire, accompagné d'une documentation exhaustive de son état.

Dans cet article, INA&Associates株式会社 propose aux propriétaires bailleurs une liste de contrôle concrète à utiliser avant l'entrée dans les lieux afin de prévenir les litiges liés à la remise en état, ainsi qu'une explication de la logique de répartition des coûts de réparation. Pour réussir une gestion locative en tant qu'activité économique à part entière, il est indispensable d'éviter les confrontations émotionnelles et de privilégier une approche raisonnable, fondée sur des faits objectifs. Nous espérons que cet article contribuera à rendre votre gestion locative plus sereine et plus rentable.

Si l'on regarde les chiffres, le nombre de réclamations adressées chaque année à l'Agence japonaise de la consommation et au Centre national de la consommation concernant le dépôt de garantie et la remise en état des logements locatifs se compte en dizaines de milliers de cas, un phénomène qui ne peut donc en aucun cas être considéré comme marginal par les propriétaires bailleurs. Les différends relatifs aux frais de réparation après le départ du locataire peuvent, dans certains cas, aboutir à une procédure de règlement des petits litiges ou à une médiation, avec un coût considérable en temps et en charge mentale pour les deux parties. En France, un mécanisme comparable existe avec la commission départementale de conciliation (CDC), instance gratuite prévue par la loi du 6 juillet 1989 pour tenter de régler à l'amiable les différends entre bailleurs et locataires avant toute saisine du tribunal judiciaire ; le recours à cette commission, tout comme aux procédures de conciliation japonaises, reste toutefois long et coûteux en énergie pour le bailleur. Pour minimiser ce risque, adopter dès la phase précédant l'entrée dans les lieux une procédure rigoureuse constitue une décision de gestion essentielle pour toute activité locative.

État des lieux des litiges liés à la remise en état et principales causes

La plupart des litiges relatifs à la remise en état proviennent d'un écart de perception entre l'état du logement constaté à l'entrée et celui constaté à la sortie. Lorsque la durée d'occupation a été longue en particulier, il devient difficile de déterminer si une dégradation relève de l'usure naturelle ou d'une négligence, voire d'une faute intentionnelle, du locataire. De plus, si l'état du logement n'a pas été consigné avec précision au moment de l'entrée, il devient très difficile, au moment du départ, de contredire un locataire qui affirme qu'une trace existait « depuis le début ».

Pour éviter ce type de situation, il est absolument essentiel de documenter objectivement l'état du logement avant l'entrée dans les lieux et de partager cette information avec le locataire. En France, ce rôle est précisément celui de l'état des lieux d'entrée, document contradictoire signé par les deux parties dont l'absence prive d'ailleurs le bailleur, par présomption légale, de la possibilité de réclamer une quelconque dégradation au départ. Examinons ici les principaux points de friction et leurs causes habituelles.

Zones à risque de litige et causes habituelles

Zone concernée Cause habituelle du litige Argument type du propriétaire Argument type du locataire
Papier peint / revêtement mural Jaunissement dû à la lumière, traces de goudron de tabac, trous de punaises, marques laissées par les meubles Il s'agit d'une salissure causée par la négligence du locataire Il s'agit d'une vétusté naturelle ou d'un usage normal du logement
Parquet / revêtement de sol Rayures dues au déplacement de meubles, traces de roulettes, décoloration due à la lumière Il s'agit d'une rayure due à l'inattention du locataire Cette rayure existait déjà à l'entrée, ou relève de l'usure normale
Pièces d'eau (cuisine, salle de bain) Moisissures, traces de calcaire, taches de graisse Il s'agit d'une salissure due à un défaut d'entretien courant Il s'agit d'un problème structurel du bâtiment (mauvaise ventilation, etc.)
Menuiseries (portes, moustiquaires) Dysfonctionnement, déchirure, rayure Il s'agit d'une dégradation due à un usage brutal par le locataire Il s'agit d'un dysfonctionnement lié à la vétusté naturelle

Pour prévenir ces litiges, il est absolument essentiel de consigner précisément l'état du logement avant l'entrée dans les lieux et de le partager entre les deux parties. Conserver une preuve objective permet de faciliter grandement les discussions au moment du départ du locataire.

Liste de contrôle avant l'entrée dans les lieux : les points essentiels à vérifier

La vérification du logement avant l'entrée dans les lieux ne doit pas se limiter à un simple examen visuel : elle doit être menée de manière systématique, à l'aide d'une liste de contrôle. Voici les points essentiels que tout propriétaire bailleur devrait vérifier.

1. Vérification de l'ensemble des pièces

Commencez par parcourir l'ensemble du logement afin de repérer les rayures ou salissures visibles. Le décollement ou les taches du papier peint, ainsi que les rayures du parquet, sont des éléments particulièrement propices aux litiges après l'entrée du locataire : vérifiez-les donc avec la plus grande attention.

La prise de photos et de vidéos est indispensable. Configurez votre appareil de manière à faire apparaître la date et l'heure de la prise de vue, et photographiez à la fois l'ensemble de chaque pièce et des gros plans des zones à risque. Il est préférable de réaliser ces prises de vue à la lumière naturelle, qui permet de mieux distinguer les rayures et les salissures. Un smartphone suffit amplement, mais il est recommandé de vérifier au préalable que les métadonnées horodatées sont bien enregistrées.

2. Vérification du fonctionnement des équipements

Vérifiez que la climatisation, le chauffe-eau, les extracteurs d'air et les autres équipements fonctionnent normalement. Pour éviter qu'un locataire n'affirme après son entrée qu'un équipement « était déjà en panne dès le départ », il est important de les allumer réellement et de contrôler leur bon fonctionnement. Vérifiez également que les notices d'utilisation et les télécommandes sont bien présentes.

Il est idéal de procéder à cette vérification des équipements en présence du futur locataire. Si un dysfonctionnement est constaté avant l'entrée dans les lieux, il convient soit de procéder à la réparation avant l'arrivée du locataire, soit de lui notifier ce dysfonctionnement par écrit, ce qui permet de prévenir tout litige ultérieur.

3. Vérification de l'état des pièces d'eau

La cuisine, la salle de bain et les toilettes sont des zones propices au développement de moisissures et de traces de calcaire, et constituent donc une source fréquente de litiges. Vérifiez l'absence d'obstruction ou de fuite au niveau des canalisations d'évacuation, ainsi que l'état des joints d'étanchéité. Pensez également à vérifier les espaces de rangement sous l'évier ou sous le lavabo, souvent négligés, à la recherche de traces de fuite d'eau.

Concernant les moisissures dans les pièces d'eau, il arrive que le locataire affirme qu'elles sont apparues « faute d'une ventilation suffisante », tandis que dans d'autres cas, on invoque « un problème structurel du bâtiment ». Documenter par la photo l'état du logement avant l'entrée dans les lieux permet de démontrer plus facilement qu'une moisissure est apparue après l'installation du locataire.

4. Vérification du fonctionnement des menuiseries et châssis

Vérifiez que les portes, fenêtres, moustiquaires et autres menuiseries s'ouvrent et se ferment sans difficulté. Si un défaut d'ajustement est constaté, procéder à un réglage avant l'entrée dans les lieux permet d'éviter des réclamations ultérieures. De même, vérifiez l'état des moustiquaires et des vitres, et faites réparer si nécessaire avant l'arrivée du locataire.

Liste de contrôle avant l'entrée dans les lieux — récapitulatif des points à vérifier

Catégorie Point à vérifier Méthode de vérification
Ensemble des pièces Décollement, salissure ou rayure du papier peint Contrôle visuel et prise de photo
Ensemble des pièces Rayure, salissure ou décoloration du parquet Contrôle visuel et prise de photo
Ensemble des pièces Tache ou salissure du plafond Contrôle visuel et prise de photo
Équipements Vérification du fonctionnement de la climatisation (chaud/froid) Mise en marche réelle et vérification
Équipements Vérification du fonctionnement du chauffe-eau Faire réellement couler l'eau chaude et vérifier
Équipements Vérification du fonctionnement de l'extracteur d'air Mise en marche réelle et vérification
Pièces d'eau Obstruction ou odeur au niveau des canalisations Faire couler l'eau et vérifier
Pièces d'eau Présence de fuites (sous l'évier, sous le lavabo) Contrôle visuel et prise de photo
Pièces d'eau État des moisissures et traces de calcaire Contrôle visuel et prise de photo
Menuiseries et châssis Vérification de l'ouverture et de la fermeture des portes Ouvrir et fermer réellement pour vérifier
Menuiseries et châssis Vérification de l'ouverture et de la fermeture des fenêtres et châssis Ouvrir et fermer réellement pour vérifier
Menuiseries et châssis Déchirure et fonctionnement des moustiquaires Contrôle visuel et ouverture/fermeture réelle

La logique de répartition des coûts selon les lignes directrices du ministère japonais du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme

La répartition des coûts de remise en état repose sur les « Lignes directrices relatives aux litiges de remise en état » établies par le MLIT. Ces lignes directrices précisent clairement que les frais de réparation liés à la vétusté naturelle ou à l'usure normale du logement sont à la charge du propriétaire, tandis que les frais liés à une faute intentionnelle ou à une négligence du locataire sont à la charge de ce dernier.

Ces lignes directrices ont été élaborées en réponse à une véritable problématique de société autour des litiges de remise en état lors du départ des locataires. En particulier, les cas où des propriétaires réclamaient des frais de réparation excessifs ont été jugés problématiques, ce qui a conduit à l'établissement de ce cadre de référence dans une optique de protection des locataires. Il est dans l'intérêt du propriétaire bailleur de bien comprendre ces lignes directrices et de connaître précisément le périmètre de charge qui lui incombe, afin de conduire une gestion locative digne de confiance. En France, un principe similaire est posé par le décret n° 87-712 relatif à la vétusté, qui distingue également la dégradation locative — imputable au locataire — de l'usure normale résultant du temps et de l'usage raisonnable du logement, laquelle demeure à la charge du propriétaire.

Principe de répartition des coûts

Partie responsable Cas concernés Exemples concrets
À la charge du propriétaire Vétusté naturelle, usure normale Jaunissement du papier peint dû à la lumière, marque au sol laissée par des meubles, panne naturelle d'un équipement
À la charge du locataire Faute intentionnelle, négligence, manquement à l'obligation de diligence raisonnable Traces de goudron de tabac, dégradations causées par un animal, moisissure due à un défaut d'entretien courant

Durée de vie utile et taux de charge

Les lignes directrices fixent une durée de vie utile pour chaque équipement et chaque matériau de finition intérieure, la part de responsabilité financière du locataire diminuant progressivement en fonction de la durée d'occupation. Par exemple, la durée de vie utile du papier peint est fixée à 6 ans : au-delà de 6 ans d'occupation, même en cas de salissure imputable au locataire, la part à la charge de celui-ci tombe à 1 yen symbolique (soit la valeur résiduelle). Le propriétaire bailleur doit bien comprendre cette notion de durée de vie utile afin d'éviter toute réclamation abusive. Ce mécanisme dégressif rappelle, dans son principe, la grille de vétusté française, qui applique elle aussi un coefficient d'abattement croissant avec l'ancienneté d'un élément d'équipement afin de déterminer la part imputable au locataire sortant.

Équipement / matériau de finition Durée de vie utile indicative Taux de charge locataire indicatif après 3 ans Taux de charge locataire indicatif après 6 ans
Papier peint / revêtement mural 6 ans Environ 50 % Quasiment 0 % (valeur résiduelle de 1 yen)
Moquette / tatamis 6 ans Environ 50 % Quasiment 0 % (valeur résiduelle de 1 yen)
Parquet (réparation partielle) Alignée sur la durée de vie utile du bâtiment Diminue en fonction du nombre d'années écoulées Diminue en fonction du nombre d'années écoulées

Mesures concrètes pour prévenir les litiges

Outre l'utilisation de la liste de contrôle avant l'entrée dans les lieux, voici quelques mesures concrètes supplémentaires pour prévenir les litiges liés à la remise en état.

1. Rédaction et signature d'un constat de l'état actuel du logement

Il est très utile d'établir un « constat de l'état actuel du logement » récapitulant les résultats de la vérification effectuée avant l'entrée dans les lieux, puis de le faire signer et parapher par les deux parties après en avoir confirmé le contenu ensemble. Cela permet de formaliser un accord sur l'état du logement au moment de l'entrée et de réduire considérablement les risques de litige au départ. Joindre à ce document des photos et des vidéos en renforce encore la valeur probante. Ce document joue, dans l'esprit, exactement le même rôle que l'état des lieux d'entrée contradictoire utilisé en France, dont la loi impose la réalisation conjointe par le bailleur et le locataire, éventuellement avec l'assistance d'un tiers tel qu'un commissaire de justice en cas de désaccord.

Il est recommandé d'établir ce constat en s'appuyant sur la « liste type de vérification de l'état du logement à l'entrée et à la sortie » publiée par le MLIT. Cette liste comporte des rubriques permettant de consigner les points à vérifier et la présence éventuelle de dégradations, et constitue un formulaire pratique utilisable aussi bien à l'entrée qu'à la sortie du locataire.

2. Mention de clauses particulières dans le contrat de bail

Si l'on souhaite prévoir une répartition des coûts différente du principe posé par les lignes directrices, il est nécessaire de le préciser explicitement dans le contrat de bail sous la forme d'une clause particulière. Toutefois, pour qu'une telle clause soit reconnue comme valide, il faut que le locataire en ait pleinement compris le contenu et qu'il y ait consenti en toute connaissance de cause.

Par exemple, si l'on souhaite prévoir une clause selon laquelle « les frais de nettoyage professionnel au départ sont à la charge du locataire », il est important d'expliquer ce point avec soin au moment de la signature du contrat et d'obtenir un accord écrit. Une clause manifestement défavorable au locataire, ou qui s'écarterait de façon excessive des lignes directrices, comporte un risque d'être jugée nulle en cas de litige devant un tribunal : la pertinence de son contenu doit donc être examinée avec la plus grande prudence. En France, ce type de clause abusive se heurterait de la même façon à la liste des clauses réputées non écrites fixée par la loi du 6 juillet 1989, qui protège le locataire contre tout transfert de charges non prévu par la réglementation.

3. Visites régulières du logement et communication avec le locataire

Effectuer des visites régulières du logement pendant la durée de la location, afin de vérifier l'état des parties communes et le comportement des locataires, permet de détecter et de désamorcer les prémices d'un litige. Par ailleurs, entretenir une bonne communication avec le locataire favorise une relation de confiance qui l'incitera à signaler rapidement tout dysfonctionnement constaté.

L'instauration d'une relation de confiance contribue, en définitive, à prévenir les litiges. Offrir aux locataires un cadre de vie où ils se sentent en confiance favorise également une occupation de longue durée, ce qui constitue un enjeu important du point de vue de la réduction du risque de vacance locative.

Conclusion : une préparation en amont conditionne la réussite de la gestion locative

Les litiges liés à la remise en état représentent non seulement une charge considérable en temps et en énergie pour le propriétaire bailleur, mais peuvent également avoir un impact négatif sur sa rentabilité. Toutefois, un contrôle rigoureux et une documentation précise du logement avant l'entrée dans les lieux, associés à une application cohérente des lignes directrices, permettent de prévenir efficacement ce type de litige.

Voici un récapitulatif des points essentiels abordés dans cet article.

Mesure Action concrète Effet attendu
Utilisation de la liste de contrôle avant l'entrée dans les lieux Vérifier systématiquement l'ensemble des pièces, les équipements, les pièces d'eau et les menuiseries Constater et documenter objectivement l'état du logement à l'entrée
Documentation par photos et vidéos Photographier l'ensemble des pièces et les zones à risque, avec horodatage Disposer d'une preuve exploitable au moment du départ
Rédaction d'un constat de l'état actuel Vérification et signature conjointes avec le locataire Formaliser un accord sur l'état du logement à l'entrée
Compréhension des lignes directrices Connaître précisément la durée de vie utile et les taux de charge applicables Facturer de manière appropriée et éviter toute réclamation abusive
Mention explicite des clauses particulières Les inscrire clairement dans le contrat et les expliquer au locataire Garantir la validité juridique de la clause particulière
Visites régulières et communication Vérifier régulièrement l'état du logement pendant toute la durée de la location Détecter et prévenir les litiges de façon précoce

La gestion locative n'est pas une simple mise à disposition d'un espace : c'est une véritable activité économique consistant à offrir un cadre de vie confortable aux locataires. Ne jamais négliger la préparation en amont et une gestion rigoureuse, et cultiver une relation de confiance avec les locataires, constituent le chemin le plus sûr vers une gestion locative stable sur le long terme. Nous vous invitons à mettre à profit la liste de contrôle avant l'entrée dans les lieux présentée dans cet article afin de mener une gestion locative sereine et sans litige.

Si vous avez la moindre question ou inquiétude concernant la gestion immobilière, n'hésitez pas à rejoindre INA Network. En rejoignant INA Network, vous obtiendrez une réponse à toutes vos questions dans le respect des règles de la communauté. Nous mettrons tout en œuvre pour accompagner votre gestion locative.

Questions fréquentes (FAQ)

Q1. Peut-on prendre les photos avant l'entrée dans les lieux avec un simple smartphone ?

Oui, prendre les photos avec un smartphone ne pose absolument aucun problème. Ce qui compte n'est pas tant la qualité de l'image que le fait de savoir clairement « quand » et « quel endroit » a été photographié. Configurez l'appareil pour qu'il enregistre la date et l'heure de la prise de vue, et photographiez à la fois l'ensemble de chaque pièce et des gros plans des zones à risque. Il est également recommandé de sauvegarder ces données sur un espace de stockage en ligne afin d'éviter tout risque de perte.

Q2. Que faire si le locataire refuse de signer le constat de l'état actuel du logement ?

Il n'est pas possible de contraindre un locataire à signer, mais même en l'absence de signature, les photos et vidéos réalisées par le propriétaire conservent leur valeur de preuve. Il convient d'expliquer avec patience au locataire que ce constat vise à prévenir les litiges dans l'intérêt des deux parties, et de poursuivre les efforts pour obtenir sa compréhension. Il est également important de conserver une trace écrite du refus de signature.

Q3. Les lignes directrices ont-elles une force juridiquement contraignante ?

Les lignes directrices elles-mêmes n'ont pas de force juridiquement contraignante, mais elles ont été élaborées à partir de la jurisprudence existante et fonctionnent en pratique comme une référence de poids. Une réclamation abusive qui s'écarterait de ces lignes directrices a de fortes chances de ne pas être reconnue en cas de litige devant un tribunal : il est donc important de veiller à s'y conformer.

Q4. Quelle est la différence entre la vétusté naturelle et l'usure normale ?

La vétusté naturelle désigne la dégradation qui survient naturellement avec le temps (par exemple, le jaunissement du papier peint sous l'effet de la lumière). L'usure normale, quant à elle, désigne les traces d'usage inévitables dans le cadre d'une vie quotidienne normale (par exemple, une marque au sol laissée par un meuble). Dans les deux cas, la charge en incombe en principe au propriétaire. Afin de bien distinguer ces situations d'une faute intentionnelle ou d'une négligence du locataire, la documentation réalisée avant l'entrée dans les lieux revêt une importance capitale.

Q5. Faut-il impérativement organiser une visite conjointe au moment du départ du locataire ?

Pour prévenir les litiges, il est fortement recommandé d'organiser, dans la mesure du possible, une visite conjointe au moment du départ du locataire. Vérifier ensemble l'état du logement et parvenir sur place à un accord sur les points à réparer permet d'éviter ultérieurement les désaccords du type « il a été dit / il n'a pas été dit ». Lors de cette visite, comparer l'état du logement avec les photos prises avant l'entrée dans les lieux facilite grandement une appréciation objective de la situation.

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
  • Master agréé en conseil immobilier
  • Gestionnaire agréé de copropriétés
  • Superviseur agréé de gestion d'immeubles
  • Professionnel certifié de gestion locative
  • Gyōseishoshi (juriste administratif)
  • Responsable certifié de la protection des données personnelles
  • Responsable de prévention incendie de classe A
  • Spécialiste certifié de l'immobilier aux enchères
  • Ingénieur de maintenance de copropriétés
  • Superviseur agréé des opérations de crédit