La colocation consiste à louer un même bien immobilier à plusieurs personnes pour y vivre ensemble. Ces dernières années, son intérêt s’est renforcé, et les logements autorisant la colocation se multiplient. Cependant, beaucoup de personnes ne savent pas bien faire la différence avec une maison partagée ou avec un logement autorisé pour deux occupants. Dans cet article, nous expliquons en détail les caractéristiques de la colocation, ses avantages et ses inconvénients, ainsi que la manière de trouver un bien adapté.
Qu’est-ce que la colocation ? Quelles différences avec une maison partagée ou un logement autorisé pour deux occupants ?
La colocation est un mode d’habitation dans lequel plusieurs personnes signent pour un même logement et vivent ensemble. En l’absence de gestionnaire sur place, les colocataires doivent eux-mêmes assurer l’organisation et la gestion du quotidien.
Dans l’immobilier locatif, la colocation prend généralement deux formes : soit un représentant loue le logement puis le sous-loue aux autres colocataires, soit tous les occupants signent un contrat avec la société de gestion. Au moment de conclure le contrat, il est important de vérifier à l’avance les réglementations juridiques liées à la gestion locative. Dans tous les cas, il est important de définir en amont les règles concernant le loyer et les charges, la conduite à tenir si l’un des occupants part, ainsi que la gestion des objets de valeur.
Différences avec une maison partagée
La principale différence avec la colocation est que la maison partagée dispose d’un opérateur de gestion (gardien ou société de gestion). Les toilettes et la salle de bains sont souvent communes, et l’entrée dans le logement suppose de satisfaire à certains critères de sélection. Il existe des chambres individuelles pour une personne et des dortoirs pour plusieurs occupants.
Différences avec un logement autorisé pour deux occupants ou plusieurs personnes
Un logement autorisé pour deux occupants est un bien dans lequel peuvent vivre un couple ou des époux dans une perspective de mariage. Comme une occupation de longue durée est attendue, il est souvent plus facile de passer la sélection. L’occupation par plusieurs personnes suppose en principe qu’il s’agit d’un même foyer.
À l’inverse, la colocation permet aussi l’installation d’amis, de collègues ou d’autres personnes ne faisant pas partie du même foyer. Les critères ne sont pas définis par la loi et relèvent de l’appréciation du propriétaire.
Quel profil convient à la colocation ?
La colocation ne convient pas à tout le monde. Les personnes qui correspondent aux caractéristiques suivantes ont tendance à bien s’y adapter.
- Les personnes à l’aise avec la vie en commun : celles qui savent communiquer avec mesure
- Les personnes autonomes : celles qui savent gérer seules leur vie quotidienne
- Les personnes capables d’exprimer clairement ce qu’elles pensent : celles qui savent discuter sans se braquer
- Les personnes disposant d’une certaine marge financière : celles qui peuvent assurer leurs paiements mensuels de manière fiable
- Les personnes capables de respecter des valeurs différentes : celles qui acceptent les écarts d’habitudes de vie
Quels sont les avantages et les inconvénients de la colocation ?
Avant de se lancer dans une colocation, il est important de bien comprendre à la fois ses avantages et ses inconvénients.
Avantages
- Réduction de la charge financière : le loyer et les charges peuvent être partagés. Si deux personnes se partagent un 1LDK à Tokyo (100 000 à 120 000 yens), chacune peut se loger pour 50 000 à 60 000 yens
- Répartition des tâches ménagères : en répartissant les rôles par jour ou par type de tâche, on gagne du temps libre
- Moins de solitude : cela apporte un soutien moral et réduit l’anxiété d’une première vie seul
- Possibilité de s’entraider : cela rassure pour l’accompagnement en cas de maladie, la réception des colis et même la sécurité
- Un rythme de vie plus régulier : la présence des colocataires aide à éviter une vie trop désordonnée
Inconvénients
- Risque de conflits : des désaccords peuvent survenir sur l’argent ou l’usage des espaces communs
- Moins de temps privé : même avec une chambre personnelle, on ne dispose pas d’une liberté totale
- Un stress plus facile à accumuler : les différences de rythme de vie ou les restrictions concernant les visiteurs peuvent devenir sources de stress
- Fin soudaine de la colocation : un changement de situation chez un colocataire peut mettre fin brusquement à l’organisation
Quels points faut-il surveiller pour éviter les problèmes ?
Pour vivre une colocation confortable, il est indispensable de fixer des règles à l’avance. Il convient de sécuriser les six points suivants.
1. Définir les règles de vie
Les éléments suivants doivent absolument être décidés à l’avance.
| Élément | Contenu à définir |
|---|---|
| Frais | Répartition et mode de paiement du loyer et des charges |
| Répartition des tâches | Responsables du ménage et de la cuisine, ainsi que règles de rotation |
| Équipements communs | Règles d’utilisation de la cuisine, de la salle de bains et des toilettes |
| Fournitures communes | Personne chargée d’acheter le papier toilette et les autres consommables |
| Tabac | Définition des zones où il est permis de fumer |
| Visiteurs | Règles de confirmation préalable pour les visites et les nuitées |
2. Respecter la vie privée
Ne pas entrer dans la chambre de l’autre sans autorisation ni étendre son linge, par exemple ; une attitude fondée sur le respect mutuel de la vie privée est la clé d’une bonne relation dans la durée.
3. Interdiction de prêter ou d’emprunter de l’argent
Même de petites sommes peuvent dégrader la relation. Il est également préférable de définir à l’avance la conduite à tenir si l’un des occupants ne peut plus payer.
4. Gestion personnelle des objets de valeur
Portefeuille, livret bancaire, sceau personnel et cartes de crédit doivent être gérés par chacun, et il est conseillé de prévoir une règle consistant à verrouiller sa chambre ou à conserver ces objets dans un coffre.
5. Partager les contacts d’urgence
En prévision d’une maladie ou d’un accident, il est utile de partager les coordonnées du lieu de travail et de la famille.
6. Règles en cas de départ
En fixant le délai de préavis, les pénalités en cas de départ soudain et le mode de calcul du loyer en milieu de mois, il devient possible de gérer même une dissolution imprévue de la colocation.
Pourquoi les biens autorisant la colocation sont-ils peu nombreux ?
Dans la réalité, les logements où la colocation est interdite restent encore nombreux. Les deux principales raisons sont les suivantes.
- Éviter les plaintes : les nuisances sonores entre amis peuvent entraîner des plaintes du voisinage
- Le départ d’un occupant est plus probable : en cas de conflit, l’une des deux personnes peut partir et le loyer ne plus être payé
Du point de vue du propriétaire, il existe une tendance à privilégier les personnes seules ou les familles, car elles sont perçues comme des occupants stables sur le long terme.
Comment choisir un bien adapté à la colocation ?
Pour vivre une colocation confortable, le choix du logement est déterminant.
Points clés du plan
- 2LDK : choisir un plan où les chambres ont une surface similaire aide à prévenir les conflits
- 2DK : permet de réduire davantage le loyer qu’un 2LDK
- 3DK : permet une colocation à trois ou la préservation d’un espace commun
- Emplacement des chambres privées : il est préférable de choisir un plan où les chambres sont éloignées afin de limiter les nuisances sonores
Des toilettes et une salle de bains séparées sont indispensables
Avec une salle de bains unitaire, si l’une des personnes se douche, l’autre ne peut pas utiliser les toilettes, ce qui est peu pratique. Il convient donc de privilégier les logements avec toilettes et salle de bains séparées.
Comment chercher un logement
- Utiliser les sites de recherche avec les critères « colocation autorisée » ou « cohabitation autorisée »
- Consulter directement une agence immobilière afin de trouver des biens pouvant accepter la colocation après négociation
Quelles sont les clés pour réussir la sélection à l’entrée en colocation ?
Dans certains cas, les logements destinés à la colocation font l’objet d’une sélection stricte. Il est conseillé de garder en tête les points suivants.
- Garant solidaire : choisir une personne ayant des revenus stables (par exemple un parent salarié en CDI)
- Titulaire du contrat : désigner comme titulaire la personne qui a les revenus les plus élevés
- Présentation personnelle : adopter une attitude sérieuse et sincère au moment de la demande
Même les personnes en emploi précaire ou à temps partiel peuvent tout à fait réussir la sélection si elles travaillent depuis longtemps ou disposent d’une épargne suffisante.
Questions fréquentes (FAQ)
Q. Quelle est la principale différence entre la colocation et une maison partagée ?
La présence ou non d’un gestionnaire. Une maison partagée dispose d’un opérateur de gestion, alors qu’en colocation il n’y en a pas ; les colocataires doivent donc assurer eux-mêmes l’organisation et la gestion.
Q. De combien le loyer peut-il baisser en colocation ?
Si deux personnes se partagent un 1LDK à Tokyo (loyer de 100 000 à 120 000 yens), chacune peut se loger pour 50 000 à 60 000 yens, soit un montant inférieur à celui d’un studio (70 000 à 80 000 yens).
Q. Que faire en cas de problème pendant la colocation ?
La meilleure prévention consiste à fixer des règles à l’avance. Formalisez par écrit les questions d’argent, la répartition des tâches ménagères et les règles relatives aux visiteurs, puis discutez calmement en cas de problème.
Q. Comment trouver un logement autorisant la colocation ?
Recherchez sur les sites de location avec les critères « colocation autorisée » ou « cohabitation autorisée », ou consultez directement une agence immobilière pour qu’elle vous présente des biens négociables.