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Plaque gaz locative au Japon : timing, coûts et IH

Au Japon, la plaque gaz d’un logement locatif est presque toujours fournie par le bailleur, contrairement à la cuisine non équipée française. Ce guide détaille le timing de remplacement, les coûts en yens et en euros, le gaz de ville face au propane, et le passage à l’induction (IH).

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 15 min

Au Japon, une plaque de cuisson à gaz (ガスコンロ, gasu konro) n’est pas un appareil que le locataire apporte sous le bras. Dans la grande majorité des logements locatifs, elle fait partie des équipements fournis par le bailleur (設備, setsubi) : le propriétaire l’installe, l’entretient et, le moment venu, la remplace. C’est une particularité du marché locatif japonais que les investisseurs francophones sous-estiment souvent. En France, en Belgique ou en Suisse, le locataire d’une cuisine non équipée arrive fréquemment avec sa propre plaque ; au Japon, ce geste est l’exception, pas la règle.
Même avec des contrôles et un entretien réguliers, l’usure et les pannes surviennent. Après plusieurs incidents, ou simplement parce que l’appareil a dépassé son âge, le remplacement s’impose.
Dans cet article, nous passons en revue les pannes typiques, le coût d’un échange, les modèles adaptés à la location, et le passage éventuel à l’induction (IH).
Si vous envisagez de convertir une plaque gaz en IH dans un bien locatif japonais, lisez jusqu’au bout : le choix entre gaz de ville (都市ガス, toshi gasu) et propane (プロパンガス, puropan gasu) change à la fois la facture du locataire et l’argument commercial du bien.

Pannes de plaque gaz : neuf points à contrôler

Il n’est pas rare qu’un locataire appelle le bailleur ou la société de gestion pour signaler une panne de plaque gaz.
Avant de commander un échange, voyons ce qu’il faut vérifier. Contrairement à une plaque européenne branchée sur le 230 V, la plupart des plaques gaz japonaises s’allument grâce à une pile sèche : le premier réflexe n’est donc pas le même qu’à Paris ou à Bruxelles.

Point de contrôle 1 : les piles usées

La cause la plus banale est une pile sèche usée, ou tout simplement à plat.
Au Japon, l’énergie nécessaire à l’allumage d’une plaque gaz vient en général d’une pile (souvent un format « tama 1 » ou « tama 3 ») : lorsqu’elle est épuisée, la flamme ne part plus, ou part mal.
Pour savoir si les piles sont en cause, regardez le voyant près du logement des piles.

S’il est allumé, la panne vient très probablement des piles : il suffit de les changer.
Des piles fatiguées peuvent aussi affaiblir la flamme ou ralentir l’allumage.
Dans ces cas-là aussi, commencez par les remplacer.
Le rythme recommandé est d’une fois par an.

Changer les piles une fois l’an, même sans panne apparente, réduit nettement les appels du type « ça ne s’allume plus ». Pour un propriétaire non-résident, c’est le geste d’entretien le moins cher, et le plus souvent oublié par le locataire.

Point de contrôle 2 : un élément mal positionné

Une plaque gaz se compose de plusieurs pièces, et chacune compte pour un fonctionnement correct.
Lorsque le chapeau de brûleur (バーナーキャップ, bānā kyappu) est décalé, les pannes du type « ça ne s’allume pas » sont particulièrement fréquentes.

Il arrive aussi qu’une casserole ou une poêle le pousse pendant la cuisson.
Sur les modèles haut de gamme, un capteur détecte le décalage des pièces.
Ces capteurs existent parce qu’une plaque utilisée avec des pièces mal en place augmente nettement le risque d’incendie.
Le décalage survient souvent juste après le nettoyage : après chaque lavage, vérifiez soigneusement l’alignement.

Les erreurs les plus courantes : une pièce qui flotte au-dessus de son logement, ou une pièce remontée à l’envers.
Confirmez la position et le sens corrects pour éviter la panne. Un locataire qui « a tout démonté pour frotter » n’a pas forcément cassé l’appareil : il l’a parfois seulement remonté de travers.

Point de contrôle 3 : l’humidité

Lorsque les pièces de la plaque sont mouillées, la flamme part mal.
Une flamme qui n’apparaît que sur une partie du brûleur peut aussi venir de l’humidité.
Les pièces trempées se essuient à sec, ou se laissent sécher toute une nuit, jusqu’à ce qu’il ne reste plus d’eau.
Souvent, l’eau n’a pas été bien séchée après le nettoyage ; le débordement d’une casserole (吹きこぼれ, fukikobore) est une autre cause fréquente.

Pour limiter les débordements, on peut laisser une cuillère dans la casserole pendant l’ébullition, ou ajouter quelques gouttes d’huile.
L’humidité vient aussi d’ustensiles encore mouillés posés sur le brûleur.
Essuyer casseroles et poêles avant de les poser suffit souvent à protéger la plaque. Dans un petit studio tokyoïte, où l’évier est collé à la plaque, ce scénario est quotidien.

Point de contrôle 4 : le dispositif de sécurité

Sur une plaque relativement récente, un dispositif de sécurité se déclenche lorsque la flamme s’éteint — par exemple après un débordement — et coupe le gaz tout seul.
C’est un équipement qui élève vraiment le niveau de sécurité, mais il peut se déclencher à tort s’il n’est pas nettoyé régulièrement.

Si la plaque dysfonctionne, inspectez ce dispositif : la saleté accumulée peut l’empêcher de détecter correctement.
Le dispositif de sécurité est la petite pièce pointue située à la sortie de flamme.
S’il est encrassé, essuyez-le soigneusement pour qu’il puisse fonctionner.
Certaines plaques portent aussi un capteur de température, autre organe de sécurité.
Ce capteur éteint la flamme automatiquement lorsque la température monte trop : on le trouve dans le cylindre saillant au centre du brûleur.
Comme pour le dispositif de sécurité, essuyer la saleté suffit parfois à rétablir le fonctionnement : essayez.

Point de contrôle 5 : la sécurité enfant

Lorsque la flamme ne part pas, il faut aussi vérifier que la sécurité enfant n’est pas activée.
Même si le locataire ne s’en sert pas d’habitude, un appui fortuit peut l’enclencher.

C’est surtout vrai des modèles à appui long : le bouton peut avoir été pressé sans que personne s’en aperçoive. Avant d’envoyer un technicien, demandez au locataire de regarder le pictogramme « cadenas » sur la façade.

Point de contrôle 6 : le flexible de gaz

Le vieillissement du flexible de gaz, pièce indispensable, figure aussi parmi les causes de panne.
Il n’est pas rare qu’il se desserre parce qu’il n’a pas été bien resserré après un nettoyage.
Le flexible est un consommable en résine et caoutchouc : plus le temps passe, plus il se dégrade.
Dès que vous voyez des fissures, un changement de couleur ou un durcissement au toucher, remplacez-le par un flexible neuf.
Même si l’aspect reste correct, l’usure interne est souvent déjà avancée : l’intervalle souhaitable est d’environ sept ans.

Lors d’une panne, testez le remplacement du flexible et vérifiez qu’il est bien serré. Au Japon, ce flexible est un produit réglementé ; on ne le « bricole » pas avec un tuyau de jardin.

Point de contrôle 7 : climatiseur et ventilateur

Le flux d’air d’un climatiseur (エアコン, eakon) ou d’un ventilateur peut fortement perturber la flamme.
Si la flamme s’éteint ou n’est pas stable, changez d’abord l’orientation de l’air.

Lorsque la flamme s’éteint et ne repart plus, le dispositif de sécurité a peut-être déjà coupé le gaz.
Si l’air est en cause, une plaque sans dispositif de sécurité devient particulièrement dangereuse.

La flamme seule peut s’éteindre sans que personne remarque le gaz qui s’accumule, jusqu’à un risque d’explosion : surveillez donc l’orientation de l’air. Dans les petits logements japonais, la plaque, le climatiseur mural et le ventilateur partagent souvent le même mètre cube d’air : ce n’est pas un détail de confort, c’est un point de sécurité.

Point de contrôle 8 : le robinet de gaz

En cas de panne, beaucoup de gens regardent d’abord le robinet de gaz.
S’il est fermé, le gaz ne sort pas et l’on ne peut pas allumer : revérifiez qu’il est bien ouvert.

Le robinet se trouve en général sous la plaque ou derrière elle.
Pour ouvrir, on aligne en principe la poignée dans le sens du tuyau ; pour fermer, on la met en travers. Un locataire nouvellement arrivé, surtout s’il vient d’Europe, peut avoir fermé le robinet « pour la sécurité » en partant, puis ne plus retrouver le geste.

Point de contrôle 9 : le compteur de gaz

Si ce n’est pas seulement la plaque qui s’arrête, mais aussi l’eau chaude, le compteur de gaz peut être en cause.
Au Japon, le compteur se met souvent en sécurité lors d’un séisme : après une secousse, c’est le premier organe à contrôler.

Cette coupure automatique au tremblement de terre n’a pas d’équivalent dans un immeuble parisien ou bruxellois, et elle surprend les locataires étrangers plus encore que les locataires japonais.
Vérifiez si le compteur tourne ; s’il est à l’arrêt, contactez le fournisseur de gaz.
Le compteur porte un bouton de réarmement : s’il n’y a pas de vraie panne, une seule pression peut suffire à rétablir le gaz.

Connaître le bon moment pour remplacer une plaque gaz

Savoir quand remplacer la plaque permet d’anticiper, par exemple en provisionnant le budget d’équipement avant l’échéance.
Outre le calendrier, nous détaillons aussi les signes d’usure qui servent de repère. Pour un investisseur francophone, ce n’est pas un détail de bricolage : c’est une ligne de capex récurrente, souvent oubliée dans le plan de trésorerie d’un petit logement tokyoïte.

L’horizon de remplacement : 8 à 10 ans

On dit généralement que la durée de vie d’une plaque gaz se situe entre huit et dix ans : c’est donc autour de cet âge qu’il est raisonnable de la changer.
Une fois le modèle arrêté, les pièces le sont aussi, et la réparation devient difficile.
Si les pannes se répètent malgré un nettoyage soigneux et le changement régulier des piles et du flexible, mieux vaut passer à un appareil neuf.

Réparer ou remplacer : comment trancher

Commencez par vérifier la durée de garantie du fabricant.
Dans la période de garantie, les pièces sont encore disponibles et l’on peut espérer corriger la panne.
Dans ce cas, le plus simple est de demander la réparation au fabricant.
La garantie, toutefois, est souvent d’un an à compter de l’achat : les pannes liées à l’usure surviennent presque toujours après ce délai.
Même au-delà, une réparation payante reste en principe possible tant que moins de sept ans se sont écoulés depuis le début de production du modèle.

Passé sept ans de production, il faudra probablement installer une plaque neuve. Au Japon, les fabricants (Rinnai, Paloma, Noritz) publient des listes de pièces ; au-delà de cette fenêtre, le « réparateur du quartier » ne fera pas de miracle.

Les signes d’usure qui justifient le remplacement

Si vous utilisez la même plaque depuis plus de dix ans, les signes suivants servent de repère pour décider le remplacement.

・Le changement de piles n’améliore rien
・Odeur de gaz ou odeur anormale
・Flamme instable
・Production de suie
・Code d’erreur qui ne disparaît pas
・Bruits anormaux
・Capteur de température qui ne fonctionne pas correctement

En présence de bruits anormaux surtout, ne tardez pas : le risque d’accident n’est pas théorique.

Les plaques antérieures à 2008 : mieux vaut changer vite

Au Japon, l’intégration d’un capteur de température et d’un dispositif de sécurité n’est pas un argument marketing : elle a été rendue obligatoire par la réglementation.
Une plaque gaz dépourvue de ces organes est donc, en pratique, un appareil fabriqué avant 2008.

Si vous avez des pannes sur une plaque d’avant cette date, remplacez-la par un modèle pourvu des fonctions de sécurité, afin d’éviter un incendie. Cette obligation de 2008 (dispositif anti-surchauffe de l’huile de cuisson, détection d’extinction de flamme) n’a pas d’équivalent calendaire unique en France : un investisseur francophone qui « reprend le bien en l’état » peut hériter, sans le savoir, d’un brûleur d’avant Si sensor.

Remplacer une plaque gaz locative : fourchette de coûts

Venons-en à la fourchette de coûts, le point qui préoccupe les bailleurs.
Mieux vaut connaître les postes avant d’agir, pour que l’échange se fasse sans improvisation. Les montants ci-dessous sont en yens, avec une conversion indicative en euros (1 EUR ≈ 163 JPY, août 2026).

Le coût d’installation : environ 20 000 yens

Pour une plaque encastrée (ビルトインコンロ, biruto-in konro), la main-d’œuvre d’installation se situe autour de 20 000 yens (environ 123 EUR).
Au Japon, poser une plaque encastrée exige une qualification professionnelle : une personne sans formation spécialisée n’a pas le droit de le faire.
La plaque de table, aussi appelée type posé (据置タイプ, sueoki taipu), peut en revanche être échangée assez simplement, y compris par un non-spécialiste.
L’opération se limite à relier le robinet de gaz à la plaque par un flexible : si vous voulez contenir la dépense, le type posé est le bon choix.
Le point de vigilance, ensuite, est le contrôle après échange.
Ce contrôle porte sur l’absence de fuite de gaz et sur le bon fonctionnement de la plaque : pour la sécurité, mieux vaut le confier à un professionnel.

Le prix de l’appareil fait varier la facture

Voici les fourchettes par gamme et les caractéristiques de chaque type de plaque.

Gamme d’entrée : fourchette de prix

La fourchette d’entrée se situe autour de 60 000 yens (environ 368 EUR).
Une plaque gaz d’entrée de gamme doit être vue comme un appareil qui permet la cuisson de base, rien de plus.

Elle convient si les fonctions minimales suffisent, si l’on ne cherche aucune option particulière, et si l’objectif est de limiter la dépense.

Gamme intermédiaire : fourchette de prix

La fourchette intermédiaire se situe autour de 100 000 yens (environ 613 EUR).
On y trouve notamment le dispositif anti-surchauffe de l’huile de cuisson, ainsi que des fonctions de réduction des odeurs et des fumées.

Si le locataire cuisine souvent, ou prépare beaucoup de fritures, la gamme intermédiaire rassure davantage — et, dans un petit logement japonais sans hotte puissante, cet argument n’est pas cosmétique.

Gamme haute : fourchette de prix

La fourchette haute se situe autour de 200 000 yens (environ 1 227 EUR).
On y retrouve les fonctions de la gamme intermédiaire, et apparaissent aussi des modèles couplés à une application dédiée, ou équipés d’un grill haut de gamme.
Ces plaques sont souvent choisies lorsque le locataire tient à la cuisine, ou lorsqu’on veut un grand grill. Au Japon, ce grill n’est pas un four européen : c’est le 魚焼きグリル (sakana-yaki guriru), un tiroir à poisson intégré, très attendu des locataires japonais.

Pourquoi les gammes de prix divergent

Les écarts de prix viennent surtout des performances de la plaque supérieure (トッププレート, toppu purēto) et des différences de grill.
Plus la gamme monte, plus la résistance à la saleté, la durabilité et l’aspect visuel s’améliorent.

La plupart des modèles haut de gamme adoptent un dessus en verre, réputé le plus « premium ».
En entrée de gamme, on trouve l’émail, durable mais salissant, ou le revêtement fluoré, facile à nettoyer mais plus sujet à la rouille.
Côté grill, l’écart de fonctions est net : flamme d’un seul côté ou des deux, avec ou sans eau à verser dans le bac.
La quasi-totalité des modèles haut de gamme brûle des deux côtés et se passe d’eau. Pour un bailleur, le dessus en verre n’est pas seulement esthétique : un locataire qui essuie plus facilement laisse moins de traces au départ, et moins de discussions sur la 原状回復 (genjō-kaifuku, remise en état).

Remplacement de la plaque gaz : qui paie ?

Le remplacement d’une plaque gaz peut vite peser sur le budget. Il existe toutefois des cas où le bailleur n’a pas à en supporter le coût. C’est ici que le droit locatif japonais diverge nettement de la pratique française.

S’il s’agit d’un équipement du logement, le bailleur paie

Lorsque la plaque gaz est installée comme équipement du bien (設備, setsubi), c’est le bailleur lui-même qui doit payer le remplacement lié à l’usure.
Depuis 2009, les plaques plus sûres se sont généralisées : même un modèle d’entrée de gamme, utilisé correctement, réduit nettement le risque d’accident.
Cela dit, les modèles haut de gamme résistent mieux à la saleté et durent plus longtemps : ils se conservent, et les locataires les apprécient davantage.
Au moment de remplacer, ne regardez pas seulement le budget : choisissez aussi les fonctions que vous voulez réellement offrir.

Contrairement à une cuisine française souvent livrée « non équipée », le setsubi japonais fait partie de l’offre locative. Un bailleur qui laisse une plaque en panne ne « laisse le locataire se débrouiller » : il livre un logement incomplet au regard du marché japonais, et s’expose à une résiliation ou à une baisse de loyer.

S’il s’agit d’un objet laissé, le locataire paie

Si la plaque a été laissée par le locataire précédent, c’est en principe le nouveau locataire qui en assume le coût. On parle alors de 残置物 (zanchibutsu, objet laissé, hors équipement du bailleur).
La répartition des frais d’équipement est l’un des points qui génèrent le plus de litiges avec les locataires.
Lorsqu’un nouveau locataire entre, vérifiez la présence éventuelle de zanchibutsu et expliquez clairement la règle de prise en charge.

En France, un locataire qui trouve une plaque dans une cuisine non équipée la traite souvent comme un « bonus » dont il peut disposer. Au Japon, le même objet, s’il n’est pas inscrit comme setsubi, n’engage pas le bailleur : le locataire l’utilise à ses risques, et le remplace à ses frais. Cette distinction doit figurer dans le bail et dans l’état des lieux d’entrée, pas dans un e-mail après la première panne.

Passer du gaz à l’IH en location : avantages et inconvénients

Lorsque les pannes se multiplient, ou que la plaque a dépassé sa durée d’usage, il faut envisager la réparation ou le remplacement.
On peut bien sûr remplacer gaz par gaz ; introduire une plaque à induction (IH) est aussi une option souvent pertinente.
Voici les avantages et les inconvénients de ce passage. Pour un bailleur francophone, le débat n’est pas « gaz contre électricité » au sens européen : c’est d’abord un arbitrage entre deux infrastructures japonaises, le gaz de ville ou le propane d’une part, le 100 V / 200 V d’autre part.

Les avantages du passage à l’induction

Commençons par les avantages, en résumant aussi les caractéristiques de l’IH.

Réduire le risque d’incendie

L’IH est plus sûre et réduit le risque d’incendie.
Une plaque gaz à flamme nue peut enflammer un vêtement ou un torchon, d’où incendie ou brûlure, surtout pour les personnes âgées et les jeunes enfants.
L’IH, elle, ne produit pas de flamme : le risque de propagation est plus faible, et l’appareil reste maniable même pour qui a peur du feu.

Selon les modèles, on trouve aussi des fonctions de sécurité, un arrêt automatique et une sécurité enfant : si la sécurité est le critère, choisissez d’abord ces fonctions.

Un entretien plus simple

La facilité d’entretien est un autre avantage du passage à l’IH.
Contrairement à une plaque gaz, il n’y a pas de supports de casserole (五徳, gotoku), et le dessus est plat : un chiffon ou une lingette suffit.

Comme il n’y a pas de flamme, les traces de brûlé sont plus rares, et l’huile gicle moins autour : il est plus facile de garder une plaque propre. Pour un bailleur, cela se traduit souvent par moins de discussions au départ sur les traces de graisse.

Un meilleur confort d’usage

Sans flamme, l’IH chauffe moins l’air devant la plaque, même en été : on cuisine plus confortablement.
La plaque gaz transmet la chaleur de la flamme à l’air et fait monter la température de la pièce ; l’IH, dont l’ustensile est collé à la zone de chauffe, diffuse moins de chaleur autour.
Si l’on veut cuisiner confortablement pendant les mois chauds, l’IH est donc plus adaptée.
Dans un studio japonais sans vraie séparation entre cuisine et pièce à vivre, cet argument pèse plus qu’en France, où la cuisine est souvent une pièce distincte.

Une baisse possible des charges

Dans un bien alimenté au propane, le passage à l’IH peut réduire les charges.
Le propane japonais est en général plus cher que le gaz de ville : certains candidats locataires évitent d’emblée les biens au propane.
Si l’IH permet de faire baisser la facture, le bien se démarque, et l’argument devient un levier de commercialisation.

C’est l’un des écarts les plus concrets pour un investisseur francophone : au Japon, « gaz » ne veut pas dire un tarif unique. Le gaz de ville (都市ガス, souvent en 13A) et le propane (プロパンガス) n’ont ni le même réseau, ni le même prix, ni le même effet sur le loyer demandable.

Éviter l’accumulation de gaz

Sur une plaque gaz, un débordement qui éteint la flamme peut provoquer une fuite ; la chaleur de l’IH vient de l’électricité, donc sans fuite de gaz.
De plus, une fuite de gaz peut remplir la pièce et provoquer une intoxication, alors que l’IH ne produit pas de dioxyde de carbone et préserve davantage la qualité de l’air.
Même un locataire prudent peut faire déborder une casserole : l’IH réduit ce risque d’accident inattendu.

Une puissance parfois élevée

On imagine souvent l’IH « trop faible », mais il existe des modèles puissants.
La flamme n’étant pas visible, l’appareil paraît moins fort ; or le fond de l’ustensile est collé à la zone de chauffe, la chaleur se transmet bien et s’échappe peu.

Le rendement thermique est souvent donné autour de 90 % : même une recette qui demande une forte puissance reste praticable.

Les inconvénients du passage à l’induction

L’IH a de nombreux avantages, mais aussi des limites propres.
Voici cinq inconvénients spécifiques.

Les ustensiles utilisables sont limités

L’IH n’accepte que des ustensiles à fond plat et épais, conçus pour l’induction.
En principe, l’aluminium, la marmite en terre (土鍋, donabe) et le verre résistant à la chaleur ne conviennent pas : si le locataire vient d’une cuisine au gaz, il devra racheter une partie de son matériel.

Pour une première installation, il n’a peut-être pas encore d’ustensiles ; en revanche, un locataire qui a enchaîné les logements au gaz peut vivre cet achat comme une dépense inutile. C’est un point à anticiper dans l’annonce : « IH, ustensiles compatibles requis ».

Certaines cuisines se prêtent mal à l’IH

Sans supports de casserole, on ne peut pas poser un wok au fond arrondi.
De plus, secouer fortement une poêle raye le dessus : le riz sauté (チャーハン, chāhan) que l’on fait sauter en mouvant la poêle n’est pas l’usage idéal.

Le flashage à la flamme (炙り, aburi) est également difficile. Pour un locataire japonais attaché au wok ou au poisson grillé à la flamme, c’est un vrai critère de refus, pas une préférence esthétique.

Les champs électromagnétiques

L’IH émet des champs électromagnétiques pendant l’usage.
Pour une personne en bonne santé, l’effet n’est en général pas un sujet ; certains y sont néanmoins sensibles et s’en inquiètent.
Si un membre du foyer porte un stimulateur cardiaque, l’effet possible sur l’appareil demande une vigilance particulière.

Pas de chauffe sans contact

L’IH ne chauffe que si le fond de l’ustensile est en contact avec la zone : on ne peut pas soulever ni incliner la poêle pendant la cuisson.
Dès que l’ustensile quitte la plaque, le chauffage s’arrête : certains usagers trouvent cela peu pratique.

Inutilisable en cas de coupure de courant

Comme l’IH produit de la chaleur par l’électricité, elle est inutilisable pendant une coupure.
Une plaque gaz reste utilisable sans électricité ; l’IH, elle, ne s’allume plus, et il faut renoncer à cuisiner.

Prévoir une autre source, ou un réchaud à gaz portable (カセットコンロ, kasetto konro), rassure. Au Japon, où les typhons et les séismes peuvent couper le courant, ce point n’est pas théorique : beaucoup de ménages gardent un réchaud à cassette précisément pour cela.

Passer du gaz à l’IH en location : fourchette des coûts

Si vous envisagez le passage à l’IH, ne vous arrêtez pas aux avantages et inconvénients : regardez aussi la fourchette des coûts. C’est souvent là que le projet japonais surprend un propriétaire habitué au 230 V européen.

Plaque gaz vers IH : fourchette des travaux

Le passage d’une plaque gaz à l’IH exige plusieurs travaux.
Voici la liste des interventions et leurs fourchettes.

・Dépose de la plaque gaz existante (environ 25 000 yens, soit environ 153 EUR)
・Obturation de la conduite de gaz (environ 15 000 yens, soit environ 92 EUR)
・Câblage électrique du tableau jusqu’à la cuisine (environ 50 000 yens, soit environ 307 EUR)
・Livraison et pose de la plaque IH (environ 20 000 yens, soit environ 123 EUR)

Pour passer du gaz à l’IH, il faut en principe un câblage triphasé monophasé à trois conducteurs capable de 200 V.
S’il n’y a pas trois conducteurs au disjoncteur, il faut remplacer le tableau ; selon l’ampérage et les emplacements de circuits, on ajoute parfois un nouveau disjoncteur.
La fourchette dépend fortement de l’installation électrique du logement : si l’équipement est déjà en place, comptez 60 000 à 80 000 yens (environ 368 à 491 EUR) ; s’il ne l’est pas, prévoyez au minimum 110 000 yens (environ 675 EUR).
En France, le 230 V est déjà la norme du logement : poser une induction est surtout une question de puissance disponible au tableau. Au Japon, le logement courant est en 100 V ; l’IH « vraie » demande souvent du 200 V. C’est ce saut de tension, et non le prix de la plaque elle-même, qui fait déraper le devis.

Le coût de l’appareil IH lui-même

L’IH se répartit surtout en trois types, aux caractéristiques et aux prix différents.

Type posé

Le type posé, que l’on place sur le meuble de cuisson, s’installe souvent sans gros travaux, donc à moindre coût.
Les fonctions sont en retrait par rapport à l’encastré, et le prix de l’appareil se situe autour de 10 000 à 160 000 yens (environ 61 à 982 EUR), une fourchette relativement accessible.

Type encastré

Le type encastré, intégré au plan de travail, donne une cuisine plus nette.
Il faut toutefois l’insérer dans une cuisine équipée : si le logement n’a qu’un meuble de plaque, des travaux s’imposent.
C’est aussi le plus cher des trois types : environ 50 000 à 300 000 yens (environ 307 à 1 840 EUR).

Type de table

On appelle type de table l’appareil que l’on pose sur la table à manger.
Branché sur une prise, il s’utilise n’importe où, mais il n’a en général qu’un seul foyer : on ne peut pas cuisiner plusieurs plats à la fois.
La fourchette de l’appareil va d’environ 3 000 à 50 000 yens (environ 18 à 307 EUR).

De la plaque gaz posée à l’IH posée

Lorsqu’on passe d’une plaque gaz posée à une IH également posée, les travaux électriques sont souvent inutiles, et la dépense se limite en principe au prix de l’appareil.
Certains modèles exigent toutefois du 200 V : dans ce cas, ajoutez 60 000 à 150 000 yens (environ 368 à 920 EUR) de travaux.

De la plaque gaz encastrée à l’IH encastrée

Si l’on retient une IH encastrée à 120 000 yens (environ 736 EUR), travaux compris, le total se situe autour de 180 000 à 270 000 yens (environ 1 104 à 1 656 EUR).
Si l’installation électrique est déjà adaptée, les travaux se limitent au câblage, et l’on contient la dépense.
Même en encastré, des modèles se vendent dès 50 000 yens (environ 307 EUR) : choisir un appareil moins cher permet de réduire encore la facture.

De la plaque gaz posée à l’IH encastrée

Passer d’une plaque gaz posée à une IH encastrée implique de rénover vers une cuisine équipée.
Le coût de cette rénovation varie selon le dessin et la taille de la cuisine, mais il faut compter environ 500 000 à 1 500 000 yens (environ 3 067 à 9 202 EUR) : ce n’est pas la voie à conseiller si l’objectif est de limiter la dépense.

Les devis varient toutefois selon les entreprises : commencez par en demander plusieurs et comparez. Pour un studio locatif, ce saut vers la cuisine équipée se justifie rarement par le seul confort de cuisson ; il se justifie surtout si l’on repositionne le bien vers un loyer supérieur.

Plaques gaz recommandées pour un logement locatif

Voici maintenant des plaques gaz adaptées à un logement locatif, distinguées entre type posé et type encastré. Les références ci-dessous sont des modèles japonais courants : on ne les trouve pas dans un magasin d’électroménager français, et le calibre gaz (ville 13A ou propane) doit être choisi avant la commande.

Type posé

Commençons par trois plaques gaz posées que nous recommandons.

Rinnai, table gaz avec grill KG35NBKL

Plaque gaz Rinnai dédiée au propane.
Outre deux foyers, elle intègre un grill à poisson sans eau, pour une cuisson à flamme directe au goût plus marqué.
Le dessus à revêtement verre se salit peu et s’essuie facilement. Pour un bien au propane, ce type de référence « propane d’origine » évite l’erreur classique : poser une plaque 13A sur une bouteille de GPL.

Rinnai Howaro (ホワロ), cuisson double face sans eau, plaque cocotte fournie, ET66WH4RG

Lorsque l’on veut une cuisine simple et claire, la plaque Rinnai « Howaro » est un bon choix.
Le blanc lumineux éclaircit une petite cuisine et la fait paraître plus vaste.

Elle offre aussi une fonction de cuisson automatique du riz, un plus apprécié des locataires japonais. Dans un 20 m² tokyoïte, cette lisibilité visuelle n’est pas un luxe : c’est ce que le candidat voit sur la photo d’annonce.

Noritz, table émail brillant, grill double face sans eau NLW2291ACDBA

Plaque posée au grill bien fourni.
Elle porte une régulation de température qui maintient un palier, et un grill qui ajuste la puissance tout seul : on peut y griller du poisson ou réchauffer un plat.

Type encastré

Voici maintenant des plaques gaz encastrées que nous recommandons.

Paloma, plaque gaz encastrée Standard (gaz de ville) PD-N36(T) 13A

Chaque brûleur porte un capteur de température.
Si la température monte brusquement, ou si un délai s’est écoulé depuis l’allumage, le capteur ajuste la puissance ou éteint la flamme.

Le brûleur est aussi conçu pour limiter l’entrée des débordements, ce qui simplifie l’entretien. Le marquage 13A désigne le gaz de ville japonais standard : ne l’installez pas sur une ligne propane.

Rinnai, grill une face sans eau, plaque gaz encastrée RB32AM5H2SVW-13

Un bon choix si l’on aime un dessin net.
Les boutons de façade et les molettes de puissance ont été redessinés, pour un aspect plus contemporain.

Le dessus émaillé sans relief et la suppression du chapeau de brûleur allègent aussi le nettoyage — un argument concret pour limiter les traces au départ du locataire.

Plaques IH recommandées pour un logement locatif

Voici ensuite des plaques IH adaptées à un logement locatif.
Choisissez le type avec soin, en tenant compte des caractéristiques de chacun. Vérifiez aussi l’alimentation : 100 V ou 200 V, le point qui fait basculer le devis.

Type posé

Commençons par des modèles IH posés que nous recommandons.

Yamazen, IH deux foyers, 1 400 W, YEM-W1456(B)

Plaque IH deux foyers, conçue aussi bien pour les mijotés que pour les fritures.
Elle porte des boutons mijotage, friture et minuterie ; les deux foyers combinés atteignent 1 400 W.
C’est une référence de bailleur « budget maîtrisé », à condition que la prise et l’ampérage du logement suivent.

Panasonic, plaque IH KZ-KB21E

IH équipée d’un capteur de puissance lumineux, capable de monter vite en température.
Lorsque l’on ajoute un aliment et que le fond de casserole refroidit, le capteur ramène rapidement la température : les sautés réussissent mieux, et une régulation existe aussi pour les fritures.

La commande sur toute la surface est simple, et les traces s’essuient facilement.

Type encastré

Le type encastré séduit aussi par la netteté du plan de travail.
Voici des modèles encastrés que nous recommandons.

Panasonic, plaque IH KZ-G32AS

Deux foyers et une zone radiant, plus un grill double face sans eau.
Le capteur de puissance lumineux régule la température : fritures et sautés réussissent mieux, et l’on peut cuisiner vraiment à la maison.
Pour un logement familial, ce grill intégré rapproche l’IH du geste auquel un locataire japonais est habitué sur le gaz.

Mitsubishi, série argent G217B, plaque IH encastrée

IH deux foyers sans grill, dessin volontairement simple, mais avec une sécurité enfant, un arrêt automatique de l’alimentation et un moteur de refroidissement.
L’épaisseur du corps n’est que de 8 cm, ce qui laisse de l’espace même dans une petite cuisine.

L’horizon de remplacement d’une plaque gaz se situe autour de huit à dix ans.
Passé cet âge, les pannes du type « ça ne s’allume plus » ou « ça s’éteint tout de suite » se multiplient, et les réclamations de locataires suivent.
Pour éviter d’en arriver là, envisagez la réparation ou le remplacement d’une plaque ancienne.
On peut poser une plaque gaz neuve ; on peut aussi tout reprendre en IH, plus sûre, plus confortable et plus simple à entretenir.
Le coût des travaux dépend de l’installation électrique du logement locatif, mais un type posé, installé sur le meuble de cuisson, se limite en principe au prix de l’appareil.
Commencez par demander un devis à plusieurs entreprises, puis choisissez le type. Pour un investisseur francophone, la question n’est pas « gaz ou induction » dans l’absolu : c’est « setsubi du bailleur, gaz de ville ou propane, 100 V ou 200 V » — trois cases que le marché français ne pose pas de la même façon.

Questions fréquentes sur le remplacement d’une plaque gaz locative

Q1. Quelle est la durée de vie d’une plaque gaz en location au Japon ?

On situe généralement la durée de vie entre dix et quinze ans. L’usage et l’entretien font varier ce chiffre, mais au-delà de dix ans, il est raisonnable d’envisager le remplacement. Dans un bien locatif, mieux vaut viser plutôt la fourchette de huit à dix ans évoquée plus haut, avant que les appels du locataire ne s’accumulent.

Q2. Combien coûte le passage d’une plaque gaz à l’IH ?

Le passage à l’IH comprend le prix de l’appareil et les travaux électriques. Le total se situe souvent autour de 150 000 à 300 000 yens (environ 920 à 1 840 EUR). Si le logement n’a que du 100 V et qu’il faut tirer du 200 V, le devis grimpe du côté haut de cette fourchette.

Q3. Qui paie le remplacement, le bailleur ou le locataire ?

Pour une plaque gaz fournie comme équipement du logement (setsubi), le remplacement dû à l’usure est en principe à la charge du bailleur. La panne imputable à une faute du locataire est à la charge de ce dernier. Si l’appareil est un zanchibutsu laissé par l’occupant précédent, c’est en général le locataire actuel qui paie : d’où l’importance de l’écrire noir sur blanc à l’entrée.

Q4. Que faut-il vérifier avant de remplacer une plaque gaz ?

Trois points sont essentiels : le type de gaz (gaz de ville ou propane), les dimensions de l’emplacement, et le nombre de foyers. Un modèle 13A sur une ligne propane, ou l’inverse, ne fonctionnera pas. Pour l’IH, ajoutez la question du 100 V / 200 V.

Pour la gestion des équipements d’un logement locatif japonais, vous pouvez aussi consulter l’article suivant.

L’arrivée de la fibre et la qualité de la connexion, par exemple, pèsent autant que la cuisine sur la satisfaction du locataire : voir Résoudre les pannes internet d’un logement locatif.

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
  • Master agréé en conseil immobilier
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