Pour les professionnels de l’investissement locatif et de la gestion locative, comprendre le fonctionnement du loyer et des frais de renouvellement est essentiel, à la fois pour bâtir une relation solide avec les locataires et pour piloter la rentabilité. Dans cet article, nous organisons de manière structurée des informations utiles sur le terrain, depuis les données de marché sur les frais de renouvellement, les écarts régionaux, la gestion des risques liés aux incidents de paiement et les conseils de négociation du loyer.
Qu’est-ce que le système de renouvellement locatif ? Comprendre les différences selon le type de contrat
Le mécanisme de renouvellement dans les contrats de location varie fortement selon la forme du contrat.
Contrat de bail ordinaire (avec renouvellement)
Le contrat de bail ordinaire est un contrat qui, en principe, peut être renouvelé à l’échéance si le locataire le souhaite. Pour que le propriétaire refuse le renouvellement, un « motif légitime » est nécessaire, et cela se limite aux cas reconnus tels que les impayés de loyer ou le non-respect des règles de vie. La fréquence de renouvellement est généralement d’une fois tous les deux ans.
Contrat de bail à durée déterminée (sans renouvellement)
Le contrat de bail à durée déterminée ne prévoit pas de système de renouvellement, et le départ du locataire à l’échéance constitue la règle de principe. Si le propriétaire l’autorise, une « reconduction par nouveau contrat » est possible, mais entraîne de nouveaux frais de procédure. Comme cette formule peut paraître moins stable pour le locataire, le loyer est souvent fixé à un niveau plus bas.
Quel est le niveau des frais de renouvellement et quelles sont les différences régionales ?
Selon l’« Enquête sur les tendances du marché du logement de l’exercice Reiwa 4 », les logements locatifs qui prévoient des frais de renouvellement représentent 45,8 % de l’ensemble. Le niveau le plus fréquent est « exactement 1 mois » (77,2 %), et le marché se situe à 1 à 2 mois de loyer.
| Ville | Part des biens avec frais de renouvellement | Niveau des frais de renouvellement |
|---|---|---|
| Tokyo | 65.0% | 1.0 mois |
| Kanagawa | 90.1% | 0.8 mois |
| Chiba | 82.9% | 1.0 mois |
| Kyoto | 55.1% | 1.4 mois |
| Osaka | 0% | Aucun |
| Hyogo | 0% | Aucun |
| Fukuoka | 23.3% | 0.5 mois |
À Osaka et Hyogo, il n’existe pas d’usage de frais de renouvellement, alors que dans la région du Kanto, le taux d’adoption comme le montant ont tendance à être élevés. Lors du choix de la zone d’un bien d’investissement, il est essentiel de concevoir le cash-flow après avoir bien compris les usages régionaux.
Modes de paiement du loyer et des frais de renouvellement, et risques de gestion
Les modes de paiement sont définis par le propriétaire ou la société de gestion, mais comprendre le profil de risque de chaque solution a un impact direct sur la stabilité des revenus.
- Prélèvement automatique : risque d’impayé involontaire en cas de solde insuffisant
- Virement bancaire : risque d’oubli, avec parfois en plus des frais de virement
- Paiement par carte de crédit : contribue à réduire le risque d’impayé, mais les frais sont à la charge du propriétaire
- Paiement en supérette : pratique, mais peu de biens le proposent et il existe un risque de perte de documents
Que se passe-t-il en cas d’impayé de loyer ou de frais de renouvellement ? Les risques que le propriétaire doit connaître
Le processus de réponse en cas d’impayé est le suivant.
- Relance auprès de la société de garantie ou de la caution solidaire
- Atteinte aux informations de crédit (au-delà de 2 à 3 mois, inscription sur la « liste noire », avec un impact pendant 5 ans)
- Risque de résiliation du contrat et de contentieux (plus de 3 mois d’impayé peuvent constituer un motif légitime pour une action en justice)
Pour protéger les revenus en tant qu’investisseur ou propriétaire, la mesure la plus efficace consiste à utiliser une société de garantie des loyers et à agir rapidement dès la phase initiale de l’impayé. Par ailleurs, concevoir le niveau de loyer en tenant compte de l’impact de la fixation du loyer sur le prix de vente contribue à maximiser la rentabilité sur le long terme.
Moments opportuns et conseils efficaces pour négocier une baisse du loyer ou des frais de renouvellement
Les négociations sur le loyer ont le plus de chances d’aboutir pendant la basse saison de mai à septembre, et il est important de respecter les points suivants.
- Préparer des arguments de négociation (biens avec beaucoup de vacance, écart avec le marché local, vieillissement des équipements, etc.)
- Proposer au départ une baisse dans la limite de 5 % du loyer
- Éviter toute attitude intimidante et entretenir de bonnes relations au quotidien
- Continuer à payer le loyer sans interruption pendant la négociation
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Questions fréquentes (FAQ)
Q. Les frais de renouvellement sont-ils prévus par la loi ?
Le principe même des frais de renouvellement n’est pas imposé par la loi. L’obligation de paiement naît lorsqu’ils sont clairement indiqués dans le contrat. En 2011, la Cour suprême a jugé valable la clause relative aux frais de renouvellement.
Q. Un bien sans frais de renouvellement est-il avantageux comme cible d’investissement ?
Il peut favoriser un meilleur taux de maintien des locataires, mais il réduit aussi les revenus. Dans de nombreux cas, l’absence de frais de renouvellement s’accompagne d’un loyer légèrement plus élevé, d’où la nécessité de comparer la rentabilité globale.
Q. Si le locataire part avant 2 ans, les frais de renouvellement sont-ils remboursés ?
Comme les frais de renouvellement constituent la « contrepartie du renouvellement du contrat », ils ne sont généralement pas remboursés. Toutefois, selon la date de départ, certains propriétaires acceptent un calcul au prorata ou un remboursement.
Q. Quels sont les avantages d’utiliser un contrat de bail à durée déterminée ?
Comme le départ à l’échéance est certain, ce type de contrat convient aux biens prévoyant de gros travaux ou une reconstruction. En revanche, comme il est plus difficile d’attirer des locataires, il est courant de fixer le loyer environ 5 à 10 % en dessous du marché local.