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Que sont le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols au Japon ? Calculs et décisions à prendre avant achat, reconstruction ou investissement locatif

Le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols ne sont pas de simples termes techniques d’architecture. Au Japon, ce sont des contraintes à vérifier en premier lorsque l’on achète un terrain, reconstruit un bâtiment ancien

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 10 min

Le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols ne sont pas de simples termes techniques d’architecture. Au Japon, ce sont des contraintes à vérifier en premier lorsque l’on achète un terrain, reconstruit un bâtiment ancien, agrandit un immeuble locatif ou évalue la rentabilité d’un actif immobilier.

Même pour un terrain de 100 mètres carrés, un terrain avec un taux d’emprise au sol de 60 % et un coefficient d’occupation des sols de 200 % ne permet pas le même bâtiment qu’un terrain avec 80 % et 400 %. La forme du bâtiment, le nombre de logements louables et le business plan peuvent changer fortement. À l’inverse, juger uniquement à partir des chiffres en pensant que l’on pourra « construire grand » peut bloquer le projet à cause de la largeur de la voie, du zonage, des limites de hauteur, des règles d’ensoleillement ou du statut de bâtiment existant non conforme.

Pour un investisseur européen ou francophone, il faut surtout comprendre que ces ratios japonais fonctionnent dans un cadre très prescriptif, lié à la parcelle, à la voie et à la réglementation municipale. Contrairement à certaines pratiques européennes où la constructibilité peut être appréciée à travers un plan local d’urbanisme et des échanges de projet plus qualitatifs, le Japon impose souvent une lecture chiffrée très fine dès la première analyse du terrain.

Cet article explique les bases et les méthodes de calcul du taux d’emprise au sol et du coefficient d’occupation des sols, puis montre comment les utiliser dans l’aménagement foncier, l’achat immobilier et l’investissement locatif.

Le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols fixent la limite d’utilisation du terrain

Le taux d’emprise au sol, appelé kenpeiritsu(建ぺい率), indique quelle proportion du terrain peut être couverte par l’empreinte horizontale du bâtiment. Le coefficient d’occupation des sols, appelé yōsekiritsu(容積率), indique quelle surface de plancher totale peut être construite par rapport à la surface du terrain.

Ces deux notions sont fixées dans le cadre de l’urbanisme et de la Loi japonaise sur les normes de construction, Kenchiku Kijun Hō(建築基準法). Elles peuvent être vérifiées sur les cartes d’urbanisme des municipalités ou auprès des services locaux de contrôle de la construction. En pratique, il est utile de voir le kenpeiritsu comme une limite sur le « footprint » du bâtiment, et le yōsekiritsu comme une limite sur son volume total de plancher.

Élément Taux d’emprise au sol Coefficient d’occupation des sols
Ce que l’on mesure Part de la surface bâtie par rapport au terrain Part de la surface de plancher totale par rapport au terrain
Formule Surface bâtie ÷ surface du terrain × 100 Surface de plancher totale ÷ surface du terrain × 100
Décisions les plus touchées Taille du rez-de-chaussée, stationnement, jardin, espaces libres Nombre d’étages, surface totale, nombre de logements, rentabilité
Objectif principal Sécurité incendie, ventilation, lumière naturelle, espaces ouverts Charge sur les infrastructures, densité de population, qualité urbaine
Points d’attention Peut être assoupli pour les terrains d’angle ou les zones coupe-feu Peut être abaissé par la largeur de la voie en façade

Le point important est que le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols doivent être respectés séparément. Même si le coefficient d’occupation des sols laisse de la marge, il est impossible d’élargir le rez-de-chaussée si le taux d’emprise au sol est déjà saturé. À l’inverse, même si le taux d’emprise au sol laisse de la marge, un projet d’augmentation de surface peut échouer si le coefficient d’occupation des sols ou les limites de hauteur sont dépassés.

Méthode de calcul et lecture du taux d’emprise au sol

La formule du taux d’emprise au sol est la suivante.

Taux d’emprise au sol = surface bâtie ÷ surface du terrain × 100

Par exemple, pour un terrain de 100 mètres carrés avec un taux d’emprise au sol réglementaire de 60 %, la surface bâtie maximale est en principe de 60 mètres carrés.

100 mètres carrés × 60 % = 60 mètres carrés

La surface bâtie correspond ici à une idée proche de la projection horizontale du bâtiment vu du dessus. Toutefois, le traitement des avant-toits, auvents, balcons, escaliers extérieurs ou carports peut varier selon leur forme, leur débord, leur structure et leur mode de construction. Pour un projet d’utilisation foncière ou d’agrandissement, il est préférable de ne pas décider seul que « cela ne compte probablement pas dans la surface bâtie » et de vérifier auprès d’un architecte ou de la municipalité.

Le taux d’emprise au sol influence directement les espaces libres sur la parcelle. Dans les zones où il est faible, il est plus facile de prévoir un jardin, un passage, une distance avec les voisins ou un stationnement, mais le nombre de logements locatifs et la surface du rez-de-chaussée sont limités. Dans les zones où il est élevé, le terrain peut être utilisé plus efficacement, mais il faut prêter attention à l’éclairage naturel, aux évacuations, aux circulations de maintenance et aux relations avec les parcelles voisines.

Méthode de calcul du coefficient d’occupation des sols et piège de la voie en façade

La formule du coefficient d’occupation des sols est la suivante.

Coefficient d’occupation des sols = surface de plancher totale ÷ surface du terrain × 100

Pour un terrain de 100 mètres carrés avec un coefficient réglementaire de 200 %, la surface de plancher totale maximale est en principe de 200 mètres carrés.

100 mètres carrés × 200 % = 200 mètres carrés

Cependant, il ne suffit pas de regarder le chiffre indiqué par l’urbanisme. Lorsque la voie en façade mesure moins de 12 mètres de large, une limitation liée à la largeur de la voie peut s’appliquer, et le plafond réellement utilisable peut être inférieur au coefficient affiché.

En général, dans les zones résidentielles, la largeur de la voie en façade est multipliée par 4/10 ; dans les autres zones, elle est souvent multipliée par 6/10. Toutefois, le traitement varie selon la zone et les désignations locales. Il faut donc toujours vérifier les informations d’urbanisme municipales et consulter le service de contrôle de la construction.

Par exemple, même si un terrain affiche un coefficient d’occupation des sols de 300 %, si la voie en façade fait 4 mètres et que le terrain se trouve en zone résidentielle, le plafond lié à la voie se calcule ainsi.

4 mètres × 4/10 = 160 %

Dans ce cas, le plafond effectif peut ne pas être 300 %, mais 160 %, car la règle la plus stricte s’applique. Pour un actif de rendement, cet écart touche directement le nombre de logements, le loyer total en EUR et le rendement attendu.

Le zonage révèle la « taille » et l’« usage » possibles du bâtiment

Le zonage d’usage, appelé yōto chiiki(用途地域), est une classification de l’usage des sols dans l’urbanisme japonais. Le Japon compte actuellement 13 catégories de zones d’usage, que l’on peut comprendre en grands groupes : résidentiel, commercial et industriel.

Le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols sont étroitement liés au zonage. Dans les secteurs centrés sur les maisons basses, ces ratios tendent à être faibles et les limites de hauteur plus strictes. Dans les zones commerciales ou semi-commerciales de quartier, les ratios sont souvent plus élevés, ce qui facilite les projets de logement avec commerce, d’immeuble locatif ou de bâtiment mixte.

Cependant, juger la constructibilité uniquement à partir du zonage est risqué. Même dans une même zone d’usage, le bâtiment réellement constructible varie selon les désignations municipales, la voie en façade, les règles de recul oblique, les districts de hauteur, les zones coupe-feu et quasi coupe-feu, ou encore les plans de district.

Lorsque l’on analyse un terrain, l’ordre suivant est pratique.

  1. Vérifier la zone d’usage
  2. Vérifier le taux d’emprise au sol réglementaire et le coefficient d’occupation des sols réglementaire
  3. Vérifier la limitation du coefficient liée à la largeur de la voie en façade
  4. Vérifier les limites de hauteur, les règles de recul oblique, les règles d’ombre portée et les districts de hauteur
  5. Demander à un architecte une étude de volume

Pour un projet de logement locatif ou d’immeuble mixte commerce-logement, il faut vérifier à la fois les usages autorisés et l’échelle qui permet une rentabilité suffisante. Contrairement à une acquisition dans de nombreux marchés européens où le rendement peut être analysé d’abord par les loyers de marché et les comparables, au Japon la faisabilité réglementaire du volume constructible peut modifier très tôt le prix acceptable du terrain.

Image des bâtiments possibles selon les chiffres

Le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols deviennent plus faciles à interpréter lorsqu’on les convertit en surfaces concrètes. Voici des exemples simplifiés sur la base d’un terrain de 100 mètres carrés.

Désignation réglementaire Surface bâtie maximale Surface de plancher totale maximale Exemples de projets adaptés Points d’attention
Taux d’emprise 50 %・coefficient 100 % 50 mètres carrés 100 mètres carrés Maison individuelle sur 2 niveaux, petit locatif, maison bifamiliale Tendance à privilégier l’habitabilité plutôt que l’augmentation du nombre de logements
Taux d’emprise 60 %・coefficient 200 % 60 mètres carrés 200 mètres carrés Logement locatif sur 2 à 3 niveaux, logement avec commerce La limite de voie en façade peut empêcher d’utiliser les 200 %
Taux d’emprise 80 %・coefficient 400 % 80 mètres carrés 400 mètres carrés Locatif de moyenne hauteur, bâtiment commercial, usage mixte Études plus lourdes sur hauteur, évacuation, structure, stationnement et voisinage

Ce tableau n’est qu’un repère de plafonds de surface. En réalité, il faut prévoir escaliers, couloirs communs, ascenseur, voies d’évacuation, locaux techniques, stationnement vélos et local déchets. Dans le logement locatif, même si la surface est poussée jusqu’au plafond du coefficient d’occupation des sols, la surface réellement louable n’augmente pas toujours dans la même proportion.

Pour analyser la rentabilité, il faut donc regarder non seulement le coefficient d’occupation des sols, mais aussi le ratio de surface louable. Pour l’équilibre entre surface louable et parties communes, voir aussi Qu’est-ce que le ratio de surface louable ? Méthode de calcul et utilisation pour maximiser l’efficacité d’un investissement immobilier.

À l’achat d’un terrain, regarder le coefficient « utilisable », pas le coefficient « restant »

Dans les documents de vente, le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols sont souvent affichés de manière visible. Mais pour un investisseur ou un opérateur, l’enjeu n’est pas le coefficient indiqué, mais le coefficient réellement utilisable.

Par exemple, même si un terrain affiche un coefficient de 300 %, une voie étroite peut le ramener autour de 160 %. Dans les zones résidentielles basses, les limites de hauteur ou les règles de recul au nord peuvent empêcher d’utiliser tout le coefficient. Une parcelle longue et étroite, un accès faible à la voie, un dénivelé avec la route ou des limites séparatives complexes peuvent aussi réduire l’efficacité du projet.

Avant d’acheter un terrain, il faut vérifier les points suivants.

  • Taux d’emprise au sol réglementaire et coefficient d’occupation des sols réglementaire
  • Largeur et catégorie juridique de la voie en façade
  • Respect de l’obligation d’accès à la voie
  • Zone d’usage et usages constructibles
  • District de hauteur, règles de recul oblique, règles d’ombre portée
  • Désignation en zone coupe-feu ou quasi coupe-feu
  • S’il existe un bâtiment, présence du certificat de confirmation de construction et du certificat d’inspection finale
  • Capacité des réseaux : eau, assainissement, gaz, électricité
  • Coûts de démolition, terrassement, murs de soutènement et présence d’empiètements

Pour les terrains destinés à un actif de rendement, il ne suffit pas de diviser le prix du terrain par le coefficient d’occupation des sols pour conclure qu’il est « bon marché ». Il faut relier la surface de plancher réellement constructible, la surface louable, le coût de construction, le niveau de loyer en EUR et les conditions de financement.

En reconstruction, il n’est pas certain de pouvoir construire plus grand qu’avant

Lorsqu’un bâtiment ancien est reconstruit, il n’est pas garanti de pouvoir reconstruire à la même échelle que l’existant. Le bâtiment pouvait être légal au moment de sa construction, puis dépasser les standards actuels de taux d’emprise au sol ou de coefficient d’occupation des sols à la suite de modifications légales ou d’urbanisme.

Ce type de bâtiment est généralement appelé kizon futekikaku kenchikubutsu(既存不適格建築物), soit bâtiment existant non conforme aux règles actuelles. Il s’agit d’un bâtiment légal lors de sa construction, mais devenu incompatible avec les normes actuelles après un changement de règles. Il n’est pas automatiquement traité comme une construction illégale, mais une reconstruction ou de grands travaux peuvent exiger une mise en conformité avec les règles actuelles.

En revanche, si le bâtiment avait été construit dès l’origine différemment de la demande de confirmation, agrandi sans autorisation, ou construit au-delà du coefficient d’occupation des sols ou du taux d’emprise autorisé, il peut être traité comme ihan kenchikubutsu(違反建築物), c’est-à-dire bâtiment en infraction. Cette distinction influence fortement la vente, le financement, l’assurance, la succession et la reconstruction.

Pour les risques de vente des biens dépassant le coefficient d’occupation des sols, voir Stratégie de vente d’un bien dépassant le coefficient d’occupation des sols|Risques juridiques des bâtiments en infraction et des bâtiments existants non conformes.

Pour agrandir un bien locatif, analyser simultanément réglementation et rentabilité

Lorsqu’un propriétaire d’appartement locatif ou d’immeuble envisage « d’ajouter des chambres sur l’espace libre » ou « d’utiliser une partie du toit ou du parking », les premiers éléments à vérifier sont le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols.

Une erreur fréquente consiste à confondre espace physique disponible et constructibilité légale. Même si le terrain semble avoir de la marge, un agrandissement est impossible si le taux d’emprise au sol est déjà consommé. Même si le coefficient d’occupation des sols laisse de la marge, il peut être impossible d’ajouter des niveaux à cause des limites de hauteur ou de contraintes structurelles. Si le bâtiment existant n’a pas de certificat d’inspection finale, la demande de confirmation pour l’agrandissement peut aussi devenir difficile.

En gestion locative, il ne suffit pas de savoir si l’agrandissement est possible ; il faut aussi vérifier s’il est rentable. Il faut anticiper le loyer supplémentaire lié aux nouveaux logements, le coût de construction, les frais de confirmation administrative, l’impact sur les locataires existants, le risque de vacance pendant les travaux, la taxe foncière et l’augmentation des coûts de maintenance.

Même un petit agrandissement peut impliquer le taux d’emprise au sol, le coefficient d’occupation des sols, la zone d’usage, les règles d’évacuation et les équipements incendie. L’ordre de travail consiste à confirmer d’abord que le projet est légalement possible, puis à analyser sa rentabilité.

Les assouplissements et exclusions de surface doivent être considérés comme conditionnels.

Le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols peuvent parfois bénéficier d’assouplissements ou d’exclusions lorsque certaines conditions sont remplies. Parmi les exemples courants figurent l’assouplissement pour terrain d’angle, les assouplissements pour bâtiments résistants au feu en zone coupe-feu ou quasi coupe-feu, l’exclusion partielle des garages du coefficient d’occupation des sols, ou l’assouplissement applicable aux sous-sols.

Cependant, ces règles ne sont pas utilisables uniformément. L’assouplissement pour terrain d’angle exige de satisfaire les conditions définies par l’autorité administrative compétente. Les assouplissements en zone coupe-feu ou quasi coupe-feu varient selon la structure du bâtiment et la désignation locale. Pour les garages, sous-sols, balcons ou lofts, l’intégration ou non dans les surfaces dépend aussi des conditions.

Par exemple, un carport est parfois vu comme « un simple toit léger » qui n’entrerait pas dans la surface bâtie. Pourtant, selon sa structure et sa taille, il peut être considéré comme un bâtiment et influencer le taux d’emprise au sol. Pour plus de détails, voir Installer un carport : attention au taux d’emprise au sol ! Demande de confirmation, méthode de calcul et assouplissements.

Les assouplissements et exclusions sont des mécanismes importants pour élargir les possibilités d’utilisation d’un terrain. Mais si le business plan en dépend, il faut les vérifier non seulement avec le concepteur, mais aussi, si nécessaire, à travers une consultation administrative.

Les restrictions autres que le taux d’emprise et le coefficient influencent aussi le business plan

Même si le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols sont respectés, cela ne signifie pas que le projet de construction est validé. D’autres restrictions s’appliquent à la hauteur, à la forme, à l’usage et à l’impact sur l’environnement voisin.

Les principaux exemples sont la règle de recul oblique depuis la voie, la règle de recul oblique depuis les parcelles voisines, la règle de recul au nord, les règles d’ombre portée, les limites absolues de hauteur, les districts de hauteur, les plans de district, les zones coupe-feu et quasi coupe-feu, ainsi que les ordonnances paysagères.

Dans les zones résidentielles basses, même si le coefficient d’occupation des sols laisse de la marge, les limites de hauteur ou la règle de recul au nord peuvent rendre difficile un bâtiment de trois étages. Pour les bâtiments de moyenne ou grande hauteur, les règles d’ombre portée peuvent limiter l’implantation et la forme du bâtiment. Dans les zones commerciales, même avec un coefficient élevé, les coûts liés à l’évacuation, à la sécurité incendie, à la structure, à l’ascenseur ou à l’obligation de stationnement peuvent augmenter.

Autrement dit, le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols sont des indicateurs d’entrée, pas des indicateurs de décision finale. Lors d’un achat de terrain ou d’une reconstruction, il est essentiel de réaliser tôt une étude de volume simple et d’analyser non seulement la surface, mais aussi la hauteur, l’implantation, les circulations et les coûts.

Pour les biens en dépassement, distinguer « infraction » et « existant non conforme »

Lorsqu’un bien dépasse le taux d’emprise au sol ou le coefficient d’occupation des sols, il faut d’abord distinguer s’il s’agit d’un bâtiment en infraction ou d’un bâtiment existant non conforme.

Un bâtiment en infraction est un bâtiment qui ne respectait pas les règles au moment de sa construction ou de son agrandissement. Les exemples typiques sont un agrandissement sans confirmation, une exécution différente de la demande de confirmation, ou un changement d’usage sans procédure. Cela peut entraîner des instructions de mise en conformité, une impossibilité de financement, une baisse du prix de vente, ou des difficultés d’assurance et d’exploitation locative.

Un bâtiment existant non conforme était légal au moment de sa construction, mais ne respecte plus les règles actuelles à la suite d’une réforme légale ou d’un changement d’urbanisme. Le simple fait de continuer à l’utiliser n’est pas nécessairement illégal, mais les règles actuelles deviennent un problème lors d’une reconstruction ou de travaux lourds.

Pour une décision d’investissement, il faut vérifier les documents suivants.

  • Certificat de confirmation de construction
  • Certificat d’inspection finale
  • Résumé du plan de construction
  • Surface de plancher inscrite au registre foncier
  • Détail d’imposition de taxe foncière
  • Plans de l’état actuel
  • Historique des agrandissements et rénovations
  • Traces de consultations avec l’administration

Si les surfaces divergent entre les documents, il faut demander à un spécialiste quelle surface sert à l’analyse juridique. Pour la vente et l’identification des biens dépassant le taux d’emprise au sol, voir Vente d’un bien dépassant le taux d’emprise au sol|Comment distinguer infraction et existant non conforme.

Procédure de vérification pratique

Pour vérifier le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols en pratique, la procédure suivante réduit les omissions.

  1. Identifier précisément l’adresse du bien
  2. Vérifier la zone d’usage, le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols sur la carte d’urbanisme municipale
  3. Vérifier la largeur et la catégorie juridique de la voie en façade
  4. Calculer la limitation du coefficient liée à la largeur de la voie
  5. Vérifier le district de hauteur, les règles de recul oblique, les règles d’ombre portée et les désignations coupe-feu
  6. S’il existe un bâtiment, vérifier le certificat de confirmation, le certificat d’inspection finale et l’historique des travaux
  7. Demander une étude de volume à un architecte
  8. Pour un actif de rendement, intégrer loyers, nombre de logements, coûts de construction et conditions de financement dans l’analyse de rentabilité

Au stade de l’étude d’acquisition, il n’est pas nécessaire d’avoir des plans définitifs. En revanche, il faut au minimum vérifier quelle surface de plancher est réalistement constructible et si cette surface permet un business plan viable.

Le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols ne sont pas les seuls facteurs qui déterminent directement la valeur d’un terrain. Ils deviennent de vrais indicateurs d’utilisation foncière seulement lorsqu’ils sont combinés à la distance à la gare, à la demande locative, à la qualité de l’accès routier, à la topographie, aux droits réels, aux coûts de construction et à la stratégie de sortie.

FAQ

Où vérifier le taux d’emprise au sol et le coefficient d’occupation des sols ?

Ils peuvent être vérifiés sur les cartes d’urbanisme des municipalités, les services web d’information urbaine, ou auprès des services de contrôle de la construction et d’urbanisme. Ils figurent aussi dans les annonces immobilières, mais il est plus sûr de confirmer avec les informations municipales plutôt que de se fier uniquement à l’annonce. Certaines conditions, comme la limitation liée à la voie en façade ou les districts de hauteur, ne sont pas toujours suffisamment détaillées dans les publicités.

Le taux d’emprise au sol ou le coefficient d’occupation des sols influence-t-il davantage la rentabilité ?

Les deux ont un impact. Le taux d’emprise au sol influence la taille du rez-de-chaussée et l’utilisation du terrain, tandis que le coefficient d’occupation des sols influence la surface de plancher totale et le nombre de logements. Toutefois, en gestion locative, même avec un coefficient élevé, la rentabilité peut baisser si les parties communes augmentent, si les coûts de construction montent ou si le loyer unitaire ne suit pas. Il est important de distinguer le coefficient utilisable et la surface réellement louable.

Est-ce problématique de dépasser légèrement le taux d’emprise au sol ou le coefficient d’occupation des sols ?

En principe, oui. Un dépassement du taux d’emprise au sol ou du coefficient d’occupation des sols peut faire traiter le bien comme un bâtiment en infraction. Cela peut entraîner une baisse de prix à la vente, un impact sur l’examen bancaire, un risque de mise en conformité ou une impossibilité d’agrandir. Le traitement change selon qu’il s’agit d’un bâtiment existant non conforme ou d’un bâtiment en infraction ; il faut donc vérifier les documents et la date de construction.

Si la zone d’usage est la même, le bâtiment constructible est-il identique ?

Pas nécessairement. Même dans une même zone d’usage, le bâtiment possible varie selon le taux d’emprise au sol, le coefficient d’occupation des sols, la largeur de la voie en façade, le district de hauteur, la zone coupe-feu, les règles de recul oblique, les règles d’ombre portée, les plans de district et la forme du terrain. La zone d’usage est une porte d’entrée importante, mais la décision finale dépend des conditions propres à chaque parcelle.

Liens de référence

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
  • Master agréé en conseil immobilier
  • Gestionnaire agréé de copropriétés
  • Superviseur agréé de gestion d'immeubles
  • Professionnel certifié de gestion locative
  • Gyōseishoshi (juriste administratif)
  • Responsable certifié de la protection des données personnelles
  • Responsable de prévention incendie de classe A
  • Spécialiste certifié de l'immobilier aux enchères
  • Ingénieur de maintenance de copropriétés
  • Superviseur agréé des opérations de crédit