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Qualité de service en gestion immobilière : les critères opérationnels qui renforcent la satisfaction des propriétaires

## La qualité de service en gestion immobilière ne se mesure pas seulement à l’amabilité

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 10 min

La qualité de service en gestion immobilière ne se mesure pas seulement à l’amabilité

Quand on parle de qualité de service en gestion immobilière au Japon, beaucoup pensent d’abord à un accueil téléphonique courtois ou à la personnalité du gestionnaire. Une communication honnête et respectueuse reste bien sûr essentielle. Mais, dans l’exploitation locative japonaise, cela ne suffit pas.

Ce qui compte réellement pour le propriétaire, c’est de savoir si la relation locataire, l’encaissement des loyers, les inspections du bâtiment, les décisions de travaux, le décompte de sortie, l’amélioration de la commercialisation et les rapports mensuels fonctionnent de manière stable, complète et explicable. Autrement dit, la qualité de service en gestion immobilière ne doit pas être comprise comme une simple « bonne impression humaine », mais comme la capacité à détecter rapidement les risques d’exploitation locative, à limiter les pertes et à restituer les informations nécessaires à la prochaine décision d’investissement.

Si la société de gestion est de qualité, les insatisfactions des locataires sont traitées tôt, la dégradation du bâtiment est moins facilement ignorée, et le propriétaire peut décider à partir de chiffres et d’informations de terrain. À l’inverse, même si tout semble correct en surface, une gestion où les rapports arrivent tard, où les décisions de travaux sont floues, où la première réaction aux impayés est lente et où les inspections ne laissent aucune trace peut affecter les revenus et la valeur de l’actif quelques mois ou quelques années plus tard.

Pour un investisseur européen ou francophone, il est important de lire ce sujet comme un enjeu spécifiquement japonais : les usages de gestion, les obligations déclaratives, les garanties locatives et les attentes des locataires ne sont pas toujours identiques à ceux observés en France, en Belgique, en Suisse ou au Luxembourg. Cet article organise donc la notion de « qualité de service en gestion immobilière » non comme une théorie générale, mais comme un ensemble de critères pratiques applicables au marché locatif japonais.

Pourquoi la qualité de la société de gestion fait aujourd’hui la différence en exploitation locative

Dans l’exploitation locative, l’emplacement, l’âge du bâtiment, le plan du logement et le niveau de loyer sont des facteurs majeurs. Toutefois, même pour des biens présentant des conditions similaires, la satisfaction des locataires et celle des propriétaires varie selon la qualité de la société de gestion.

Il y a trois grandes raisons à cela.

La première est l’élévation du niveau d’attente des locataires. En cas de fuite d’eau, de bruit, de panne d’équipement ou de saleté dans les parties communes, les locataires regardent « quand la demande a été reçue », « quand une action sera prise » et « qui en assume la responsabilité ». Le retard de réponse crée de l’insatisfaction, mais l’absence de visibilité sur l’avancement en crée tout autant.

La deuxième est la difficulté croissante à anticiper les coûts de maintien en état du bâtiment. Les renouvellements d’équipements, la remise en état, les réparations de façade, de toiture, d’étanchéité, d’alimentation et d’évacuation d’eau peuvent devenir beaucoup plus coûteux si l’on attend trop. La capacité de la société de gestion à détecter les signaux faibles et à proposer des priorités devient donc déterminante.

La troisième est le renforcement du cadre réglementaire autour de la gestion locative résidentielle. Le ministère japonais du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme, ou MLIT, présente sur son portail de la loi sur la gestion des logements locatifs, la Chintai Jutaku Kanrigyo-ho(賃貸住宅管理業法), les règles relatives à l’enregistrement des gestionnaires locatifs, aux responsables de gestion, aux missions de gestion et aux règles sur la sous-location. La sublease, appelée au Japon saburisu(サブリース), désigne notamment des schémas où un opérateur loue le bien au propriétaire pour le relouer ensuite, avec des risques contractuels spécifiques. Pour les volumes de gestion dépassant certains seuils, l’époque n’est plus à une gestion intuitive : la responsabilité d’explication et l’organisation interne sont désormais examinées.

Contrairement à certains marchés européens où le propriétaire peut attendre une séparation nette entre administrateur de biens, syndic et prestataires de maintenance, la gestion locative japonaise concentre souvent de nombreux flux opérationnels dans une même société. La qualité de gestion ne doit donc pas être regardée uniquement lorsqu’un logement devient vacant. Elle apparaît pendant l’occupation, lors des inspections, en cas d’impayé, au moment du départ, du renouvellement de bail et des propositions de travaux.

Décomposer la qualité de service en 7 pratiques opérationnelles

Lorsque l’on compare la qualité de sociétés de gestion immobilière, il est essentiel de ne pas se limiter à des impressions comme « cela semble sérieux », « c’est un grand groupe donc c’est rassurant » ou « les frais sont bas ». La qualité de service devient plus lisible lorsqu’on la décompose en pratiques opérationnelles.

Domaine d’évaluation de la qualité Pratiques à vérifier Impact pour le propriétaire
Relation locataire Horaires de réception, première réponse, suivi d’avancement, journal des réclamations Prévention des départs, limitation de l’escalade des litiges
Inspections et nettoyage Fréquence des tournées, photos, points signalés, historique des corrections Maintien de l’état du bâtiment, réparations précoces
Gestion des impayés Délai de première action, procédure de relance, coordination avec la société de garantie Stabilité du cash-flow
Gestion des travaux Comparaison des devis, appréciation de l’urgence, vérification d’achèvement Réduction du risque de travaux excessifs ou de négligence
Reporting Revenus et charges mensuels, état d’occupation, historique des actions, synthèse des sujets à traiter Meilleure qualité des décisions de gestion
DX Contrat électronique, rapports en ligne, gestion des données Amélioration de la rapidité opérationnelle et de la transparence
Développement des talents Formation des gestionnaires, connaissance juridique, capacité de jugement terrain Prévention d’une qualité dépendante d’une seule personne

Ce tableau montre un point essentiel : exceller dans un seul domaine ne suffit pas. Par exemple, même si la relation locataire est rapide, la satisfaction du propriétaire baisse si les explications sur le coût des travaux sont faibles. De même, même avec des outils numériques, la qualité ne progresse pas si le gestionnaire ne sait pas interpréter les signaux du terrain.

La gestion immobilière fonctionne réellement lorsque les systèmes, le terrain et le jugement humain sont connectés.

La satisfaction du propriétaire augmente grâce aux éléments de décision, pas seulement grâce au sentiment de sécurité

Le terme « satisfaction du propriétaire » doit lui aussi être compris avec prudence. Le simple sentiment de pouvoir « déléguer en toute tranquillité » ne permet pas d’évaluer la qualité de l’exploitation locative.

Une bonne société de gestion restitue au propriétaire des éléments de décision. Il s’agit par exemple des informations suivantes.

Non seulement savoir si le loyer a été encaissé, mais aussi s’il existe des signes précurseurs d’impayé. Non seulement savoir si une réparation est terminée, mais aussi pourquoi elle était nécessaire. Non seulement savoir si un logement vacant est commercialisé, mais aussi connaître le nombre de demandes, le nombre de visites, le taux de candidature et l’écart avec les biens concurrents. Dans le rapport mensuel, il faut voir non seulement les résultats passés, mais aussi les prochaines actions à mener.

Ce qui a réellement de la valeur pour le propriétaire, ce n’est pas le volume de reporting. C’est un reporting utilisable pour décider.

Par exemple, un rapport indiquant seulement « le chauffe-eau doit être remplacé » est insuffisant. Si la société de gestion organise l’information autour de l’âge de l’équipement, des symptômes de panne, de la possibilité de réparation, du coût de remplacement, de l’impact sur la vie du locataire et du risque de nouvelle panne, le propriétaire peut décider avec davantage de conviction.

La qualité d’une société de gestion se voit aussi dans le fait qu’elle ne renvoie pas toute la décision au propriétaire sans préparation. Même si la décision finale appartient au propriétaire, une gestion professionnelle présente les options, les coûts, les risques et la raison de la recommandation.

Pour un investisseur européen habitué à des rapports patrimoniaux ou bancaires très formalisés, le point d’attention au Japon est la profondeur opérationnelle du rapport : il ne suffit pas qu’un PDF soit propre, il faut qu’il relie les chiffres, les incidents et les décisions concrètes.

La qualité de la relation locataire influence directement le taux de départ et la réputation

La relation locataire est le domaine où la qualité du service de gestion est la plus visible. Pannes d’équipement, bruit, gestion des déchets, saleté des parties communes, clés, fuites d’eau, troubles de voisinage : les contacts des locataires sont fréquents.

Ce qui importe ici n’est pas de résoudre tous les problèmes le jour même. Certaines réparations sont matériellement impossibles à traiter immédiatement. L’essentiel est que le flux réception, appréciation de l’urgence, organisation de l’intervention, information sur l’avancement et confirmation d’achèvement soit clair.

Les cas typiques d’insatisfaction locataire sont les suivants : « j’ai contacté la gestion mais je n’ai pas eu de réponse », « je ne sais pas quand l’entreprise va venir », « la société de gestion et le prestataire ne donnent pas la même explication », ou « je dois répéter plusieurs fois la même chose ». Ces problèmes naissent souvent moins de l’intervention elle-même que d’un défaut de processus.

Pour améliorer la qualité de la relation locataire, il est indispensable d’enregistrer les demandes, de les partager entre collaborateurs et de conserver l’historique des réponses. Une gestion qui repose sur la mémoire individuelle se dégrade dès que le gestionnaire est absent ou muté.

La satisfaction locataire influence aussi la durée d’occupation, les recommandations et l’attitude du locataire au moment du départ. La qualité de la gestion fait donc partie intégrante de la stratégie anti-vacance.

Inspections, nettoyage et travaux : passer de la réaction à la prévention

La qualité de la gestion d’un bâtiment ne se mesure pas uniquement à la réaction après l’apparition d’un problème. Le plus important est souvent de détecter le problème avant qu’il ne grossisse.

Défaut de nettoyage des parties communes, ampoule grillée, désordre autour des boîtes aux lettres, objets abandonnés, fissures de façade, rouille sur les parties métalliques, obstruction d’évacuation, signes de fuite en toiture : traités tôt, ces sujets peuvent parfois être résolus à coût limité. Ignorés, ils peuvent entraîner une baisse de satisfaction des locataires ou des travaux lourds.

Une société de gestion de qualité ne se contente pas de dire qu’une tournée a été effectuée. Elle enregistre les photos, les dates, les points signalés, l’état du traitement et l’existence ou non de récidives, puis les rapporte au propriétaire sous une forme visible.

Pour les propositions de travaux, transmettre simplement un devis ne suffit pas. Il faut expliquer l’urgence, le niveau de prix de marché, les alternatives, la différence entre réparation et remplacement, et le risque de ne pas intervenir maintenant. Pour les immeubles plus anciens, il faut aussi penser non seulement au cas par cas, mais sous forme de plan de travaux à plusieurs années.

Une société de gestion de qualité n’est pas celle qui réduit les travaux à tout prix. C’est celle qui sait distinguer les dépenses inutiles des investissements nécessaires.

Dans le contexte japonais, cette approche préventive est particulièrement importante pour les immeubles d’habitation où la perception des parties communes, de la propreté et de la rapidité de réponse peut peser fortement sur la décision de renouveler ou de quitter le logement.

La gestion des impayés repose entièrement sur la rapidité et la procédure

Les impayés de loyers affectent directement le cash-flow de l’exploitation locative. Dans la gestion des impayés, l’essentiel n’est pas de relancer avec agressivité, mais de ne pas retarder la première action.

Lorsqu’un impayé survient, quand est-il constaté, quand le locataire est-il contacté, à quel moment la société de garantie est-elle mobilisée si elle existe, et quand le propriétaire est-il informé ? Si cette procédure est floue, la société de gestion risque de réagir trop tard.

Même lorsqu’une société de garantie est en place, le rôle de la société de gestion ne disparaît pas. Contrôle des encaissements, notification à la société de garantie, contact avec le locataire, analyse de l’impact sur le renouvellement ou le départ : ces tâches restent à gérer.

Au Japon, les sociétés de garantie locative sont souvent plus présentes dans la pratique résidentielle que ce que certains investisseurs européens peuvent attendre. Mais leur présence ne doit pas être confondue avec une externalisation totale du risque : le suivi administratif et contractuel reste déterminant.

Par ailleurs, l’impayé ne doit pas être examiné isolément. Il peut être lié à la relation locataire ou à l’état du bien. Une insatisfaction sur une panne d’équipement, un défaut de communication ou une dégradation du cadre de vie peut parfois former le contexte du problème. Cela ne justifie évidemment pas l’impayé, mais la société de gestion doit établir les faits et suivre les procédures juridiques et contractuelles.

La qualité de la gestion des impayés ne réside pas dans la capacité à supprimer tout retard de paiement. Elle réside dans l’organisation permettant d’éviter que la perte ne s’élargisse lorsqu’un impayé survient.

Reporting et DX sont des outils pour accroître la transparence de la gestion

Dans l’immobilier aussi, l’importance de la DX progresse. La DX, ou transformation numérique, est également mise en avant par le ministère japonais du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme dans ses informations relatives à la numérisation du secteur immobilier. Les contrats électroniques, l’utilisation des données, l’efficacité opérationnelle et la circulation de l’information devraient continuer à se développer.

Cependant, la DX n’améliore pas automatiquement la qualité de gestion. Même si des outils sont en place, ils n’aident pas le propriétaire à décider lorsque les informations sont saisies tard, trop sommaires ou mal utilisées par les équipes.

La question importante est donc : qu’est-ce que la DX rend visible ?

Si les revenus et charges mensuels, l’état des encaissements, l’historique des impayés, l’historique des demandes, l’historique des travaux, les photos d’inspection, l’état de commercialisation, le nombre de demandes, les renouvellements prévus et les départs prévus sont correctement organisés, le propriétaire comprend plus facilement l’état réel du bien. Pour les propriétaires détenant plusieurs actifs, la vision d’ensemble et la gestion de l’historique sont particulièrement importantes.

En revanche, la relation locataire et les décisions de travaux conservent une part de jugement humain. L’urgence d’une fuite d’eau, l’écoute prudente d’une plainte pour bruit, l’appréciation de la remise en état au départ ou l’attention portée aux relations de voisinage ne peuvent pas être entièrement résolues par un système.

La remise en état au départ est souvent appelée genjo kaifuku(原状回復)au Japon : il s’agit de déterminer ce qui relève de l’usure normale et ce qui peut être imputé au locataire selon le contrat et les règles applicables. Pour un investisseur français, il faut éviter de calquer mécaniquement la logique du dépôt de garantie ou de l’état des lieux français sur la pratique japonaise.

La DX ne supprime pas le travail humain. Elle crée une base permettant d’améliorer la qualité du jugement. Lors du choix d’une société de gestion, il est important de vérifier non seulement « quel système est utilisé », mais aussi « comment les données sont utilisées dans le reporting et l’amélioration ».

Une société de gestion qui ne forme pas ses équipes ne peut pas stabiliser sa qualité

La gestion immobilière est une succession de jugements de terrain. Le champ que le gestionnaire doit comprendre est large : droit, contrats, équipements du bâtiment, psychologie des locataires, coûts de travaux, assurance, sociétés de garantie, loyers de marché locaux. La qualité d’une société de gestion dépend donc fortement du développement de ses équipes.

Un problème fréquent apparaît lorsque la qualité reste élevée seulement tant qu’un gestionnaire compétent est en poste. Dès qu’il change, les réponses ralentissent, les rapports deviennent plus faibles, les décisions de travaux deviennent approximatives. Cette situation signale une faiblesse du contrôle qualité au niveau de l’entreprise.

Ce qu’il faut vérifier ne se limite pas à l’expérience individuelle du gestionnaire. Il faut savoir s’il existe des standards internes de réponse aux demandes, un circuit de décision en cas d’urgence, des formations sur les évolutions juridiques et la pratique contractuelle, et un partage des connaissances sur les inspections, les travaux et les impayés.

Sur le terrain, les équipes de gestion supportent aussi une charge importante liée aux réclamations et aux urgences. Si les effectifs sont insuffisants, les efforts individuels ne suffisent pas à maintenir la qualité. Le développement des talents n’est pas un slogan managérial : c’est un sujet d’organisation, de formation, de charge de travail appropriée et de réponse en équipe.

Lorsqu’un propriétaire évalue une société de gestion, il doit donc regarder à la fois « qui sera mon interlocuteur » et « comment l’entreprise soutient cet interlocuteur ».

Points de contrôle pour comparer la qualité des sociétés de gestion

Lorsque l’on compare des sociétés de gestion, il est essentiel de ne pas décider uniquement en fonction du niveau des honoraires. Même avec des frais de gestion bas, une réaction lente aux impayés, une faible capacité de décision sur les travaux ou une mauvaise amélioration de la commercialisation peuvent finalement créer des pertes plus importantes.

Les points suivants permettent de mieux voir les écarts de qualité de service.

Point de comparaison Exemple de question Réponse appelant à la prudence
Relation locataire Comment sont organisées la réception de nuit, les week-ends et les urgences ? « En principe le jour ouvré suivant », sans critère clair pour les urgences
Gestion des impayés Après l’apparition d’un impayé, sous combien de jours et selon quelle procédure intervenez-vous ? Procédure laissée au jugement du gestionnaire, sans standard clair
Rapport d’inspection Puis-je consulter les photos de tournée et l’historique des corrections ? Simple confirmation que l’inspection a eu lieu, avec peu de traces
Proposition de travaux Expliquez-vous les comparaisons de devis et le degré d’urgence ? Simple transmission du devis de l’entreprise, sans éléments de décision
Rapport mensuel Au-delà des revenus et charges, puis-je voir l’historique des actions et les sujets à traiter ? Relevé d’encaissement uniquement, sans état du terrain
DX Quelles informations le propriétaire peut-il consulter ? Explication limitée au nom du système, avec peu de détails d’usage
Développement des talents Existe-t-il une procédure de transmission lors d’un changement de gestionnaire ? Dépendance forte à un gestionnaire individuel

Pour les propriétaires détenant des biens d’investissement dans la ville d’Osaka ou dans la région du Kansai/Kinki, la comparaison des niveaux de marché locaux et des dispositifs de gestion est également importante. Pour approfondir la comparaison des sociétés de gestion, consultez aussi le rapport comparatif des services de sociétés de gestion immobilière pour propriétaires d’investissement à Osaka.

Si vous souhaitez d’abord clarifier le périmètre de base des missions de gestion, l’article missions fondamentales de la gestion immobilière et points clés pour choisir une société de gestion aide à repérer les oublis possibles dans le mandat.

Les propriétaires qui veulent accorder une importance particulière aux équipes et à l’organisation peuvent également lire définition, rôle, recherche et choix d’une société de gestion immobilière, afin de clarifier leurs critères de décision.

Repérer tôt les signes de baisse de qualité

La décision de changer de société de gestion doit être prise avec prudence, mais les signes de baisse de qualité doivent être détectés tôt.

Par exemple : les rapports arrivent plus tard, les propositions du gestionnaire diminuent, les explications sur les travaux deviennent sommaires, les locataires contactent directement le propriétaire pour se plaindre, les rapports d’impayés arrivent après coup, la commercialisation après départ commence tard, ou les photos d’inspection ne sont plus mises à jour.

Pris isolément, un seul de ces signes peut être temporaire. Mais lorsqu’ils se cumulent, l’organisation de gestion elle-même peut s’être affaiblie.

En tant que propriétaire, il faut d’abord formuler les demandes d’amélioration de manière concrète. Au lieu de dire « soyez plus attentifs », il vaut mieux écrire : « je souhaite que le rapport mensuel inclue l’historique des travaux et les points non traités », « je souhaite être informé dans un délai de X jours après l’apparition d’un impayé », ou « je souhaite recevoir une proposition de conditions de commercialisation dans les trois jours ouvrés suivant un départ ».

Si la situation ne s’améliore toujours pas, il faut examiner les conditions de résiliation du mandat de gestion, appelé kanri itaku keiyaku(管理委託契約), c’est-à-dire le contrat par lequel le propriétaire confie la gestion à un prestataire. Il faut aussi vérifier la notification aux locataires, les relations avec la société de garantie, la société de nettoyage et les entreprises de travaux, ainsi que la transmission des clés et des documents, afin de réduire le risque de transition.

La qualité de service ne doit pas être envisagée seulement après l’apparition d’un problème. Aligner les attentes avec la société de gestion en période normale contribue à stabiliser l’exploitation locative.

FAQ

Une société dont la qualité de service en gestion immobilière est élevée facture-t-elle nécessairement des frais de gestion plus élevés ?

Pas nécessairement. Cependant, des frais extrêmement bas ont souvent une raison. Il est important de vérifier jusqu’où les missions de base incluent la relation locataire, les inspections, les rapports, la gestion des impayés et les propositions de travaux. La comparaison ne doit pas porter seulement sur les honoraires de gestion, mais aussi sur la durée de vacance, les pertes liées aux impayés et la qualité des décisions de travaux.

La qualité de la relation locataire n’est-elle pas difficile à voir depuis la position du propriétaire ?

Justement parce qu’elle est difficile à voir, le partage de l’historique de traitement est important. Si le nombre de demandes, leur contenu, la date et l’heure de réception, l’état du traitement, la date d’achèvement et l’existence de récidives sont enregistrés, le propriétaire peut comprendre la situation de gestion. Si les locataires commencent à adresser directement leurs plaintes au propriétaire, il peut exister un problème dans la première réponse ou le suivi de la société de gestion.

Peut-on considérer qu’une société de gestion qui utilise la DX offre forcément une qualité élevée ?

La DX est importante, mais sa seule adoption ne garantit pas la qualité. Il faut vérifier si les contrats électroniques, les rapports en ligne et la gestion de l’historique des travaux sont réellement utilisés et si l’information est organisée de manière utile pour les décisions du propriétaire. Les sociétés où le système et le jugement humain sont connectés tendent à offrir une qualité de gestion plus stable.

Comment un propriétaire peut-il vérifier le développement des talents dans une société de gestion ?

Il est plus facile de le voir en posant des questions non seulement sur l’expérience du gestionnaire, mais aussi sur la formation interne, le dispositif de transmission, le circuit de décision en cas d’urgence et le contrôle des pratiques juridiques et contractuelles. Il est également important de savoir si un autre collaborateur peut accéder aux mêmes informations lorsque le gestionnaire principal est absent. Une société dont la qualité dépend d’une seule personne risque de devenir instable lors d’un changement d’interlocuteur.

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Références

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
  • Master agréé en conseil immobilier
  • Gestionnaire agréé de copropriétés
  • Superviseur agréé de gestion d'immeubles
  • Professionnel certifié de gestion locative
  • Gyōseishoshi (juriste administratif)
  • Responsable certifié de la protection des données personnelles
  • Responsable de prévention incendie de classe A
  • Spécialiste certifié de l'immobilier aux enchères
  • Ingénieur de maintenance de copropriétés
  • Superviseur agréé des opérations de crédit