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Combien coûte le remplacement d’une porte dans un bien locatif ? Prix, durée de vie et points clés

Découvrez les coûts de remplacement des portes dans un appartement ou une copropriété locative selon le type de porte. Le guide aborde aussi la durée de vie des portes d’entrée, les réponses aux problèmes courants et l’intérêt de la rénovation pour limiter la vacance.

Dernière mise à jour: Lecture d'environ 10 min

Dans la gestion d’un appartement ou d’un immeuble locatif, l’entretien des portes est incontournable. Des problèmes comme les grincements, le jeu ou une mauvaise fermeture entraînent l’insatisfaction des locataires et, s’ils sont laissés sans réponse, peuvent même provoquer un départ. Cet article explique en détail les types de problèmes liés aux portes, les coûts de remplacement et les points de vigilance.

Quels sont les problèmes liés aux portes qui surviennent dans un bien locatif ?

Les problèmes de porte apparaissent sous différentes formes selon l’usure et la fréquence d’utilisation. Voyons les principaux problèmes et les solutions de dépannage temporaires.

Grincement de la porte

Une porte peut grincer à cause d’un desserrage ou d’une déformation des charnières. Dans certains cas, vaporiser un spray silicone sur les charnières permet d’améliorer la situation. Dans les immeubles collectifs, le bruit peut gêner le voisinage, d’où l’importance d’une intervention rapide.

Jeu de la poignée ou de la béquille

Les problèmes de jeu du bouton de porte ou de la poignée sont également fréquents en raison des contraintes liées aux ouvertures et fermetures quotidiennes. Pour une simple réparation, le coût est généralement inférieur à 10 000 yens ; en cas de remplacement, il faut compter environ 10 000 yens plus le prix des pièces.

Mouvement peu fluide d’une porte coulissante

Dans certains cas, une porte coulissante ne glisse plus correctement en raison de l’usure ou d’une déformation provoquée par un séisme. Le coût de réparation est d’environ 10 000 à 30 000 yens, mais si cela ne s’améliore pas, des travaux de rénovation seront nécessaires.

Dysfonctionnement du ferme-porte

Le dysfonctionnement du ferme-porte a un impact direct sur la façon dont la porte se ferme. Si un simple réglage suffit, le coût reste généralement inférieur à 10 000 yens ; en cas de remplacement, il faut compter environ 10 000 à 20 000 yens plus le prix des pièces.

Problèmes de serrure

Des symptômes tels qu’une clé difficile à retirer ou à tourner sont dus à l’usure ou à l’encrassement à l’intérieur du cylindre. Une lubrification peut parfois suffire, mais lorsqu’un remplacement est nécessaire, il faut prévoir un coût d’environ 20 000 à 50 000 yens.

Porte cassée dans un logement locatif au Japon : qui doit la réparer ?

La question de savoir qui doit payer la réparation d’une porte relève du Code civil japonais (Minpō) et non du règlement intérieur de l’immeuble, que le bien loué soit un appartement en bois de plain-pied ou un lot de copropriété.

Le principe : la réparation incombe au bailleur

L’article 606, alinéa 1, du Code civil japonais dispose que le bailleur est tenu d’effectuer les réparations nécessaires à l’usage et à la jouissance du bien loué, sauf lorsque la nécessité de la réparation résulte d’une cause imputable au locataire. Une porte qui ferme mal, une serrure qui ne tourne plus, ou un ferme-porte qui claque violemment à cause de l’usure normale relèvent donc de la responsabilité du bailleur. En revanche, si le locataire a enfoncé la porte de force ou arraché une porte coulissante de son rail, la clause d’exception fait basculer le coût sur le locataire.

Si le bailleur ne réagit pas, le locataire peut faire réparer lui-même

L’article 607-2, introduit lors de la réforme du Code civil entrée en vigueur en avril 2020, permet au locataire de faire exécuter lui-même la réparation dans deux cas : lorsqu’il a signalé la nécessité de la réparation au bailleur (ou que celui-ci en avait déjà connaissance) et que le bailleur n’a pas procédé aux travaux nécessaires dans un délai raisonnable, ou en cas d’urgence. Pour un bailleur ou un gestionnaire, ignorer une demande de réparation signifie concrètement que le locataire peut faire appel à un artisan de son côté et lui en facturer le coût. Conserver une trace écrite de la date de réception de la demande et de la date à laquelle un artisan a été mandaté permet, en pratique, de démontrer que le « délai raisonnable » a ou non été respecté.

Le loyer diminue automatiquement pendant la période d’inutilisation

L’article 611, alinéa 1, prévoit que lorsqu’une partie du bien loué devient inutilisable pour une cause de perte ou autre non imputable au locataire, le loyer est diminué de plein droit, à proportion de la partie devenue inutilisable. Avant la réforme de 2020, le locataire disposait seulement du droit de demander une réduction ; aujourd’hui, la réduction s’applique automatiquement, sans qu’aucune démarche ne soit nécessaire. Si la porte d’entrée ne ferme plus à clé et que le logement devient de fait inutilisable, tout retard dans la réparation se traduit directement par une perte de loyer pour le bailleur. Une porte touche à la fermeture, à la sécurité incendie et aux voies d’évacuation : la traiter comme un problème secondaire finit généralement par coûter plus cher que d’agir rapidement.

Quels types de portes sont utilisés dans les biens locatifs ?

Les portes des biens locatifs se répartissent principalement entre les « portes battantes » et les « portes coulissantes ».

Porte battante (swing door)

Il s’agit du type le plus courant, avec des modèles à un vantail et à deux vantaux. Elle offre une excellente étanchéité et une bonne isolation phonique, ce qui explique son utilisation fréquente comme porte d’entrée.

Porte coulissante (slide door)

Ce type de porte s’ouvre et se ferme en coulissant latéralement, avec l’avantage de ne pas nécessiter d’espace de débattement. Son adoption progresse dans les logements conçus pour le gain de place et l’accessibilité.

Quelle est la durée de vie d’une porte ?

Les durées de vie indicatives de la porte elle-même et de chaque composant sont les suivantes.

ÉlémentDurée de vie
Porte (bois)20 à 30 ans
Porte (métal)30 à 40 ans
Ferme-porte10 à 20 ans
Charnières15 à 20 ans
Bouton ou poignée10 à 15 ans
Serrure à cylindre10 à 15 ans

Combien vous sera facturé au départ si vous avez endommagé la porte ?

C’est un point sur lequel le ministère japonais du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme (MLIT) apporte une réponse précise dans ses « Lignes directrices sur les litiges relatifs à la remise en état ». La porte y est classée dans la catégorie des « menuiseries » (tategu), une catégorie facturée selon des règles différentes de celles du papier peint ou des équipements.

Les menuiseries sont la seule catégorie où l’ancienneté n’est pas prise en compte

Le tableau de référence des lignes directrices précise, pour chaque élément du logement, la part du coût à la charge du locataire et si celle-ci diminue avec le nombre d’années d’occupation. Pour « les menuiseries telles que les panneaux coulissants fusuma et shōji, ainsi que les poteaux », le tableau indique sans ambiguïté : « l’ancienneté n’est pas prise en compte ». Comparé aux autres catégories, ce traitement se distingue nettement.

Élément du logementTraitement de l’ancienneté
Papier peintLa part du locataire est calculée pour tendre vers une valeur résiduelle quasi nulle au bout de 6 ans
Moquette, revêtement de sol souple, natte tatamiMême courbe de dépréciation sur 6 ans que le papier peint
Parquet (remplacé intégralement en cas de dégât étendu)Amorti sur la durée de vie du bâtiment lui-même
ÉquipementsAmortis selon une courbe linéaire ou incurvée atteignant la valeur résiduelle à la fin de leur durée de vie
Menuiseries (fusuma, shōji) et poteauxL’ancienneté n’est pas prise en compte
Clés (en cas de perte)L’ancienneté n’est pas prise en compte ; le locataire supporte l’intégralité du coût de remplacement

Pour le papier peint, la part du locataire tend vers zéro après six ans d’occupation. Pour une porte, ce n’est pas le cas, quelle que soit la durée du bail. L’argument « j’habite ici depuis dix ans, l’usure devrait compenser » ne s’applique donc pas de la même façon à une porte qu’à un mur.

Mais l’unité de facturation reste « la réparation de la partie endommagée »

Ce même tableau précise que le contenu de la charge pour les menuiseries se limite à la « réparation de la partie endommagée », facturée à l’unité : un panneau fusuma, ou un poteau. Facturer le remplacement de toutes les portes du logement au motif qu’une seule a été endommagée sort de ce cadre. Face à une facture, la première chose à vérifier est donc ce que recouvre exactement « une unité » : un devis au panneau ou un devis forfaitaire global ne se justifie pas de la même manière, pour le locataire comme pour le bailleur.

Les cas où la charge revient au bailleur

Le tableau de référence cite plusieurs situations liées aux portes qui restent à la charge du bailleur, notamment :

  • Le remplacement d’une moustiquaire (effectué pour attirer le prochain locataire, sans lien avec un dommage)
  • Une vitre brisée par un séisme (dommage lié à une catastrophe naturelle, non imputable au locataire)
  • Une fissure sur un vitrage armé (défaut apparaissant naturellement du fait de la structure du verre)
  • Le remplacement d’une clé (en l’absence de dommage ou de perte)
  • Une panne d’équipement liée à sa fin de vie normale

Côté locataire, les lignes directrices citent notamment « les traces de griffures ou les odeurs sur les poteaux causées par un animal domestique », « les dégradations volontaires telles que des graffitis » et le remplacement d’une clé perdue ou endommagée. Pour une clé perdue, le locataire supporte l’intégralité du coût, cylindre compris, et là encore sans tenir compte de l’ancienneté.

La « durée de vie » recouvre en réalité trois notions distinctes

Le tableau présenté plus haut dans cet article donne un repère physique de longévité pour chaque pièce. Ce chiffre est différent de celui utilisé pour calculer la part du locataire au départ, et les deux diffèrent encore de la durée d’amortissement fiscale applicable au Japon.

Quelle durée de vie ?À quoi elle sertPour une porte
Durée de vie physiquePlanifier l’entretien et le remplacementEnviron 20 à 30 ans pour le bois, 30 à 40 ans pour le métal (voir le tableau précédent)
Ancienneté prise en compte au départCalculer la part du locataireNon prise en compte pour les menuiseries (lignes directrices du MLIT)
Durée d’amortissement fiscaleCalcul de la déduction annuelleLa porte est considérée comme un élément indissociable du bâtiment, sans durée d’amortissement propre comme un équipement

Lorsqu’un locataire demande « quelle est la durée de vie d’une porte intérieure ? », il convient de bien distinguer la question de la longévité physique de celle du calcul de la part à payer au départ. Mélanger les deux notions ouvre la voie à un litige du type « après tout ce temps, cela aurait dû être amorti ».

Quel est le coût moyen du remplacement d’une porte d’entrée ?

Le coût de remplacement d’une porte d’entrée varie fortement selon la méthode de pose et la gamme de la porte.

Méthode de recouvrement

Il s’agit d’une méthode consistant à installer une nouvelle porte en conservant le cadre existant. Le coût se situe généralement entre 150 000 et 300 000 yens, et dans la plupart des cas les travaux sont terminés en une journée. Comme l’impact sur les murs et le sol est limité, cette solution convient bien à la rénovation d’un bien locatif.

Méthode avec dépose complète

Il s’agit d’une méthode consistant à retirer l’ancien cadre pour en installer un nouveau. Le coût est généralement d’environ 250 000 à 500 000 yens, avec une durée de travaux de 2 à 3 jours. Elle permet de modifier la taille de l’ouverture, mais peut nécessiter une réparation du mur.

Le remplacement d’une porte est-il une charge de réparation ou un investissement ?

Pour un propriétaire, le coût réel du remplacement d’une porte dépend de son traitement fiscal au Japon : déductible l’année du paiement en tant que « frais de réparation » (shūzenhi), ou immobilisé et amorti dans le temps en tant qu’« investissement » (shihontekishishutsu).

Commencer par le montant et la fréquence des travaux

La circulaire de base 7-8-3 de l’administration fiscale japonaise sur l’impôt des sociétés permet de comptabiliser une réparation ou une amélioration en charge lorsque l’une des conditions suivantes est remplie :

  • Le coût de cette réparation ou amélioration est inférieur à 200 000 yens
  • Les précédents et les circonstances montrent clairement que ce type de réparation ou d’amélioration revient sur un cycle d’environ trois ans ou moins

Lorsqu’aucune de ces conditions n’est remplie et que la nature capitalistique ou non de la dépense n’est pas évidente, la circulaire 7-8-4 pose des seuils formels :

  • Le montant est inférieur à 600 000 yens
  • Le montant représente environ 10 % ou moins de la valeur comptable du bien à la fin de l’exercice précédent

Une amélioration de performance devient un investissement

La circulaire 7-8-1 cite, à titre d’exemple d’investissement, « la part du coût de remplacement d’une pièce d’équipement par une pièce de qualité ou de performance supérieure, excédant le coût d’un remplacement ordinaire à l’identique ». Appliqué à une porte, un remplacement à l’identique reste généralement une charge de réparation, tandis qu’une porte isolante ou équipée d’une serrure connectée peut faire basculer la part excédant un remplacement ordinaire du côté de l’investissement.

Comment structurer la démarche en pratique

Demander à l’artisan de détailler le devis entre « remise en état / remplacement à l’identique » et « amélioration de performance » facilite grandement la justification ultérieure. Un devis global en une seule ligne laisse au propriétaire la charge de reconstituer cette répartition après coup. Remplacer une seule porte intérieure lors d’une vacance locative et remplacer d’un coup toutes les portes d’entrée de l’immeuble par la méthode de recouvrement ne relèvent ni de la même ampleur ni de la même qualification. Lorsque le montant se situe dans la zone comprise entre 200 000 et 600 000 yens, où l’appréciation devient délicate, il est plus prudent de faire valider le devis par votre expert-comptable avant le début des travaux.

Le remplacement d’une porte peut-il aider à lutter contre la vacance locative ?

La porte d’entrée est un équipement que le locataire touche en premier et elle influence la première impression du bien. Le simple fait de remplacer une porte vieillissante par une neuve améliore nettement l’impression lors des visites et peut contribuer à augmenter le taux d’occupation. L’installation d’un système de verrouillage automatique ou d’une serrure connectée constitue notamment un argument attractif pour des locataires sensibles à la sécurité.

Quels points de vigilance faut-il avoir lors d’un remplacement de porte ?

  • Vérification du règlement de copropriété:Dans une copropriété, la porte d’entrée relève des parties communes, ce qui nécessite l’accord du syndicat de copropriété
  • Vérification des performances coupe-feu:Dans les immeubles situés en zone de prévention incendie, la porte doit respecter les normes des portes coupe-feu
  • Précision des mesures:Commander une porte aux mauvaises dimensions impose de recommencer et entraîne des coûts supplémentaires
  • Choix d’un prestataire fiable:Il convient de demander plusieurs devis et de vérifier les réalisations antérieures

Une porte d’entrée en copropriété ne se remplace pas sans autorisation

Lorsque le logement loué se trouve dans un immeuble en copropriété plutôt que dans une maison locative individuelle, le traitement de la porte d’entrée change radicalement.

Le règlement type de copropriété japonais (immeuble unique), en son article 7, alinéa 2, point 2, ne classe comme partie privative que la serrure et le revêtement de peinture intérieur de la porte d’entrée. À l’inverse, la porte elle-même relève des parties communes. Repeindre la face intérieure ou changer la serrure relève de la libre décision du copropriétaire ; remplacer le vantail lui-même constitue une intervention sur une partie commune.

L’article 22, alinéa 1, du même règlement dispose que les travaux d’amélioration portant sur les ouvertures attachées à chaque lot — châssis de fenêtre, vitrages, portes d’entrée et éléments similaires — visant à améliorer la sécurité, l’isolation phonique, l’isolation thermique ou d’autres performances, doivent être réalisés par le syndicat des copropriétaires, sous sa responsabilité et à ses frais, dans le cadre d’un programme de travaux planifiés. L’alinéa 2 prévoit toutefois que si le syndicat ne peut réaliser ces travaux rapidement, un copropriétaire peut, après demande préalable auprès du président du conseil syndical et obtention d’une autorisation écrite, réaliser lui-même les travaux sous sa propre responsabilité et à ses frais.

Pour un propriétaire qui loue un lot de copropriété, la conclusion pratique est de considérer la porte d’entrée comme « un équipement à signaler au syndicat », et non comme « un équipement que l’on répare soi-même ». Lorsqu’un locataire signale un problème sur la porte d’entrée, il convient d’abord de déterminer s’il s’agit uniquement de la serrure (partie privative) ou du vantail, des charnières ou du ferme-porte (parties communes) ; dans ce second cas, il faut prévenir le syndic de l’immeuble. Remplacer la porte à ses frais sans passer par cette procédure peut être considéré comme une infraction au règlement de copropriété et donner lieu à une demande de remise en état. Le règlement réel variant d’un immeuble à l’autre, il faut toujours se référer au règlement de copropriété propre à l’immeuble concerné plutôt qu’au règlement type.

Points de vigilance lorsque la porte est aussi un dispositif coupe-feu

La porte d’entrée d’un logement collectif, ou une porte donnant sur un couloir commun, est parfois classée comme dispositif coupe-feu. Une porte ainsi désignée ne peut pas être remplacée par une porte ordinaire dépourvue de résistance au feu. Avant tout remplacement, il faut vérifier, à partir du tableau des menuiseries figurant sur les plans de conformité et de l’étiquette apposée sur la porte, si la porte existante est une porte coupe-feu. Les commentaires du règlement type de copropriété mentionnent d’ailleurs « le maintien de la performance coupe-feu lors de la modification d’une porte d’entrée » parmi les points à signaler à un copropriétaire lors de l’instruction d’une demande de travaux sur une partie privative.

Sur le plan de l’entretien, l’article 12, alinéa 3, de la loi japonaise sur les normes de construction impose une inspection périodique des dispositifs coupe-feu. Cette inspection porte sur les portes et rideaux coupe-feu pouvant être fermés ou actionnés à tout moment ; les dispositifs coupe-feu qui restent en permanence fermés en sont exclus et continuent d’être vérifiés dans le cadre de l’inspection périodique générale du bâtiment. Les bâtiments concernés par cette obligation de déclaration, ainsi que sa fréquence, sont déterminés par l’autorité administrative locale compétente.

Un problème fréquemment constaté sur le terrain est une porte coupe-feu bloquée par un vélo ou des objets entreposés, empêchant sa fermeture, ou un dispositif de fermeture automatique démonté à l’occasion de travaux et jamais réinstallé. Lors d’un remplacement de porte, vérifier le bon fonctionnement du mécanisme de fermeture et l’absence d’obstacle autour de la porte permet de réduire le risque d’observation lors de la prochaine inspection.

Foire aux questions (FAQ)

Q. Le coût du remplacement de la porte est-il à la charge du propriétaire ?

En principe, le remplacement d’une porte en raison de l’usure normale est à la charge du propriétaire. Cette règle découle de l’article 606, alinéa 1, du Code civil japonais, qui oblige le bailleur à effectuer les réparations nécessaires ; la clause d’exception du même article fait basculer le coût sur le locataire lorsque la nécessité de la réparation lui est imputable. À noter également : dans les « Lignes directrices sur les litiges relatifs à la remise en état » du ministère japonais du Territoire, la porte relève de la catégorie des « menuiseries », pour laquelle l’ancienneté n’est pas prise en compte — contrairement au papier peint, dont la part du locataire diminue avec les années d’occupation. En contrepartie, la charge se limite à la réparation de la seule partie endommagée.

Q. Pendant les travaux de remplacement de la porte, le locataire peut-il utiliser le logement ?

Avec la méthode de recouvrement, l’intervention peut être terminée en quelques heures, ce qui permet de réaliser les travaux pendant l’absence du locataire en journée. Avec la dépose complète, une porte provisoire est installée pour assurer la continuité d’usage.

Q. La porte s’est cassée pendant que j’habitais dans le logement et je ne peux plus l’utiliser. Mon loyer va-t-il baisser ?

Si une porte devient inutilisable pour une cause qui ne vous est pas imputable, et qu’une partie du logement ne peut plus être utilisée en conséquence, l’article 611, alinéa 1, du Code civil réduit automatiquement votre loyer, à proportion de la partie devenue inutilisable. La réforme de 2020 a remplacé la formulation « peut demander une réduction » par « est réduit », ce qui rend cette réduction automatique, sans démarche à effectuer. L’ampleur de la baisse dépend de la partie du logement concernée : une porte d’entrée qui ne ferme plus à clé, rendant tout le logement inutilisable, n’a pas le même impact qu’une simple porte intérieure qui ferme mal.

Q. J’ai fait un trou dans la porte. Vais-je devoir payer le remplacement complet ?

Le dommage résultant de votre propre fait, une charge sera bien réclamée, mais il faut vérifier comment le montant a été calculé. Les lignes directrices du MLIT définissent le contenu de la charge pour les menuiseries comme la « réparation de la partie endommagée », facturée à l’unité (par panneau ou par poteau), et l’ancienneté n’est pas prise en compte pour cette catégorie, ce qui signifie qu’un long séjour ne réduit généralement pas le montant réclamé. Le point qui mérite d’être vérifié en priorité est de savoir si une simple réparation suffit ou si un remplacement complet est réellement nécessaire : comparez les photos du dommage avec le détail du devis.

Q. Qui paie le remplacement de la clé ?

Les lignes directrices classent le remplacement d’une clé en l’absence de dommage ou de perte comme une charge du bailleur, et le remplacement dû à une perte ou à un dommage comme une charge du locataire. En cas de perte, le locataire supporte l’intégralité du coût de remplacement, cylindre compris, sans tenir compte de l’ancienneté. De nombreux contrats de bail prévoient une clause particulière imposant au locataire de financer un changement de serrure de routine entre deux locations, pour des raisons de sécurité : vérifiez donc les clauses particulières de votre contrat.

Q. Une porte coulissante endommagée reçoit-elle le même traitement ?

Une porte coulissante reste une menuiserie et relève, selon les lignes directrices, de la même catégorie « menuiseries et poteaux » qu’une porte battante. L’ancienneté n’est pas prise en compte, et la charge se limite à la réparation de la partie endommagée. Toutefois, une porte coulissante comprend, outre le vantail lui-même, un rail de suspension supérieur, des galets et un guide inférieur. La question de savoir qui doit payer dépend de si le vantail lui-même a été endommagé ou si le rail et les galets se sont simplement usés avec le temps — un simple « elle coulisse mal » ne suffit pas à trancher. Il est raisonnable de faire inspecter le mécanisme et d’en identifier la cause avant de déterminer la répartition de la charge.

Q. Quel est le coût du remplacement d’une porte intérieure ?

Pour une porte intérieure, le coût de référence se situe entre 30 000 et 100 000 yens. Si le remplacement du cadre est également nécessaire, il faut prévoir environ 100 000 à 200 000 yens.

Daisuke Inazawa, President & CEO of INA&Associates Inc.

Auteur

Président-directeur généralINA&Associates Inc.

Président-directeur général d'INA&Associates Inc. Dirige le courtage immobilier, la location et la gestion de biens dans le Grand Tokyo et la région du Kansai. Spécialisé dans la stratégie d'investissement en immobilier de rendement et le conseil aux grandes fortunes.

Daisuke Inazawa est le président-directeur général d'INA&Associates Inc., une société immobilière japonaise dont le siège se trouve à Osaka et qui dispose d'une succursale à Tokyo. Il dirige les trois activités fondamentales du groupe — courtage en vente immobilière, location et gestion de biens — dans le Grand Tokyo et la région du Kansai.

Ses domaines d'expertise recouvrent la stratégie d'investissement en immobilier de rendement, l'optimisation de la rentabilité des opérations locatives, le conseil immobilier destiné aux grandes fortunes (UHNWI) et aux investisseurs institutionnels, ainsi que l'investissement immobilier transfrontalier. Il fournit un conseil de long terme, fondé sur les données, à une clientèle d'investisseurs au Japon comme à l'étranger.

Sous la devise « l'actif le plus précieux d'une entreprise, ce sont ses hommes », il positionne INA&Associates comme une « entreprise d'investissement dans le capital humain » et s'engage à créer une valeur d'entreprise durable par le développement des talents. En tant que dirigeant, il s'exprime également sur le leadership et la culture organisationnelle en période de changement.

Il a obtenu onze qualifications professionnelles japonaises : courtier immobilier agréé (Takken), Master agréé en conseil immobilier, gestionnaire agréé de copropriétés, superviseur agréé de gestion d'immeubles, professionnel certifié de gestion locative, gyōseishoshi (juriste administratif), responsable certifié de la protection des données personnelles, responsable de prévention incendie de classe A, spécialiste certifié de l'immobilier vendu aux enchères, ingénieur de maintenance de copropriétés, et superviseur agréé des opérations de crédit.

  • Courtier immobilier agréé (Takken)
  • Master agréé en conseil immobilier
  • Gestionnaire agréé de copropriétés
  • Superviseur agréé de gestion d'immeubles
  • Professionnel certifié de gestion locative
  • Gyōseishoshi (juriste administratif)
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