Dans le monde de l'investissement immobilier, il existe une abondance d'informations sur les biens immobiliers, accompagnées de termes attrayants tels que "rendement élevé", "nouvelle construction" et "près de la gare". Toutefois, si vous prenez pour argent comptant les informations présentées par le vendeur, vous risquez d'acheter sans le savoir un bien immobilier à un prix nettement supérieur à celui du marché, ce que l'on appelle une " surévaluation". La surévaluation est un problème sérieux qui peut peser sur les flux de trésorerie futurs et, dans le pire des cas, conduire à l'échec de l'investissement lui-même.
Dans cet article, basé sur notre expérience dans de nombreuses transactions immobilières en tant qu'INA&Associates, nous expliquons en détail les quatre règles infaillibles pour éviter la surévaluation et réaliser un investissement immobilier solide du point de vue d'un expert, avec des exemples et des données spécifiques. En lisant cet article jusqu'au bout, vous disposerez des connaissances nécessaires pour évaluer calmement la valeur d'un bien immobilier et négocier son prix en toute confiance. Il s'agit d'une lecture indispensable pour tout propriétaire désireux de réussir son investissement immobilier.
1. évaluer la valeur des biens immobiliers sur la base du "juste loyer" (éviter la surévaluation)
Le succès ou l'échec d'un investissement immobilier dépend d'abord de la précision avec laquelle vous évaluez la valeur d'un bien. En particulier, il est extrêmement dangereux de croire tel quel le loyer fixé par le vendeur ou le rendement surfacique calculé sur cette base.
Une étude de marché approfondie : calculez vous-même le "loyer de marché".
La valeur d'un bien immobilier est déterminée par le loyer qu'il génère. La première chose à faire est donc de réaliser une étude de marché approfondie. Vous devez étudier les loyers de biens immobiliers présentant des caractéristiques similaires (âge, taille, agencement, équipements, etc.) dans les environs du bien que vous envisagez d'acheter, et calculer vous-même le "loyer équitable" que le bien devrait valoir.
Supposons, par exemple, que le vendeur d'un bien immobilier propose un loyer de 80 000 yens et un rendement de 6 %. Toutefois, si le prix du marché locatif de biens similaires situés à proximité est de 70 000 yens, vous pouvez estimer que la valeur appropriée de ce bien est inférieure au prix demandé par le vendeur. Cette différence de 10 000 ¥ a un impact significatif sur la rentabilité future.
| Point | Conditions de l'offre du vendeur | Conditions appropriées basées sur l'étude de marché |
|---|---|---|
| Loyer fixe | 80 000 yens/mois | 70 000 yens/mois |
| Revenu locatif annuel | 960 000 YENS | 840 000 yens |
| Prix de l'immobilier (en supposant un rendement de surface de 6 %) | 16 000 000 yens | 14 000 000 yens |
Comme le montre le tableau ci-dessus, lorsque le bien est réévalué à un loyer équitable, sa valeur est inférieure de 2 millions de yens. Telle est la réalité de la surévaluation.
Base de négociation : fixer en toute confiance un "prix limite".
Sur la base du loyer équitable, la "valeur réelle" du bien apparaît clairement. Si le loyer équitable est inférieur au loyer demandé par le vendeur, il s'agit d'une base claire pour négocier le prix, c'est-à-dire pour fixer un "prix limite". N'hésitez pas à négocier un prix qui vous permettra d'atteindre votre objectif de rendement lorsque le bien sera entièrement occupé au loyer équitable que vous avez calculé. Les négociations basées sur des données objectives, plutôt que sur des arguments émotionnels, sont la clé du succès.
2. des "privilèges d'emménagement" excessifs sont un signal de danger
Méfiez-vous des "privilèges d'emménagement", en particulier pour les biens nouvellement construits et les biens revendiquant des rendements supérieurs à ceux du marché. À première vue, ces privilèges peuvent sembler avantageux pour les locataires, mais ils peuvent cacher la faible compétitivité du bien.
Exemples d'avantages dangereux
Si l'un des avantages suivants est trop généreux, il faut y voir un "signal de danger" lié à un problème dans le bien immobilier
- Loyer gratuit à long terme : un loyer gratuit pendant plus de trois mois suggère que le bien est si peu attrayant que les locataires n'emménageront pas à moins que le loyer ne soit supprimé pendant cette période.
- Caution, pas-de-porte et commission de l'agent totalement gratuits : en réduisant le coût initial à zéro, on peut tenter d'attirer des locataires qui n'auraient normalement pas la capacité de payer cette tranche de loyer.
- Sélection très souple des locataires : si le bien est neuf mais que la sélection des locataires est très souple, le locataire peut être contraint d'accepter des locataires présentant un risque élevé d'arriérés de loyer ou de problèmes.
Ces avantages sont des signes clairs du marché que le loyer fixé est trop élevé et que l'emplacement et le bien lui-même ne sont pas compétitifs. Avant d'envisager l'achat d'un bien immobilier, il est nécessaire de juger rigoureusement si le bien peut être pleinement occupé sans ces privilèges et si une gestion locative stable peut être attendue à long terme.
3. comprendre les caractéristiques de la zone et la "saisonnalité" du marché
Le marché de la location ne connaît pas toujours une demande constante. Une compréhension précise des caractéristiques de la zone dans laquelle le bien est situé et de la "saisonnalité" de la demande locative est essentielle pour gérer le risque d'inoccupation.
Identifier les groupes cibles et la forte saisonnalité
Tout d'abord, il convient d'identifier les groupes démographiques qui ont les principaux besoins en matière de location dans la région. Par exemple, des étudiants à proximité d'un campus universitaire, des employés de bureau dans un appartement pour célibataires en centre-ville, ou des familles dans une maison individuelle en banlieue.
Identifiez ensuite la "haute saison" au cours de laquelle ce groupe cible est susceptible de déménager. En général, la période de janvier à mars, lorsque les étudiants et les nouveaux arrivants sur le marché du travail se déplacent, est celle où la demande est la plus forte. Toutefois, certaines régions peuvent avoir leurs propres caractéristiques saisonnières, comme le début de l'automne, lorsque les entreprises délocalisent ou lorsque les ouvriers d'usine entrent et sortent de la région.
| Groupe cible | Haute saison principale | Points à noter. |
|---|---|---|
| Étudiants | Janvier-mars. | Si cette période n'est pas respectée, il y a un risque élevé que les logements restent vacants jusqu'au printemps suivant. |
| Employés de bureau célibataires | janvier-mars, septembre-octobre. | Il y a quelques mouvements pendant la saison des mutations, mais pas autant que dans les zones réservées aux étudiants. |
| Familles | Mars, août-septembre. | Tendance à déménager pour coïncider avec la scolarisation des enfants, les vacances d'été et les mutations. |
| Ouvriers d'usine | Dépend des périodes d'activité et d'inactivité de l'usine. | Nécessité de comprendre le cycle propre à la région. |
En particulier, dans les zones où la demande est concentrée à certaines périodes de l'année, comme les zones étudiantes, si vous manquez la haute saison, le bien risque de rester vacant pendant près d'un an jusqu'au prochain grand déménagement, ce qui le rendra beaucoup plus difficile à gérer. Avant d'acheter, il est important de recueillir des informations détaillées, par exemple en menant des entretiens avec les agences de location de la région.
4. un calcul rigoureux des coûts de location
Lorsqu'il s'agit d'évaluer la rentabilité d'un bien immobilier, il est très dangereux de prendre des décisions en se basant uniquement sur le rendement en surface. En réalité, le processus de recrutement des locataires et la conclusion d'un contrat entraînent différents coûts. Ces "coûts d'exploitation réels", c'est-à-dire les frais de location, doivent être strictement estimés et le cash-flow calculé.
Des "coûts cachés" souvent négligés
Les coûts de location comprennent
- La perte d'opportunité liée à l'inoccupation : c'est le coût le plus important. Par exemple, si une chambre dont le loyer est de 80 000 yens est inoccupée pendant deux mois, cela peut entraîner une perte de revenus de 160 000 yens.
- Frais de publicité (AD) : il s'agit des frais de succès payés aux agences de location pour trouver des locataires le plus rapidement possible. En général, cela équivaut à un ou deux mois de loyer, mais dans les zones très concurrentielles, cela peut être plus.
- Loyer gratuit : une période de loyer gratuit offerte en guise d'avantage pour l' emménagement doit également être comptabilisée comme un coût, car vous renoncez au revenu que vous auriez gagné.
- Frais de remise en état : les frais de nettoyage et de réparation après le déménagement constituent également un coût pour accueillir le locataire suivant.
Il est essentiel de simuler avant d'acheter si vous serez toujours en mesure de générer un flux de trésorerie suffisant (revenu résiduel) après avoir pris en compte tous ces coûts. Une planification réaliste des revenus et des dépenses, plutôt que de se laisser influencer par des chiffres superficiels, est essentielle pour réaliser un investissement immobilier stable à long terme.
Conclusion : pour des décisions d'investissement judicieuses
Cet article présente quatre règles infaillibles pour éviter les surévaluations et réussir un investissement immobilier.
- Calculer le bon loyer : réaliser une étude de marché approfondie et déterminer la valeur réelle du bien sur la base de données objectives.
- Analyser les avantages liés à la location : considérer les avantages excessifs comme un signal de danger et identifier la véritable compétitivité du bien.
- Comprendre la saisonnalité du marché : comprendre les caractéristiques de la zone et les vagues de demande de location pour gérer le risque d'inoccupation.
- Calculer les coûts de location : planifier les revenus et les dépenses en tenant compte de tous les coûts d'exploitation réels, et pas seulement du rendement superficiel .
Ces règles incontournables sont fondamentales pour l'investissement immobilier, mais ce sont des points que beaucoup d'investisseurs ont tendance à négliger. Il faut toujours analyser le marché avec ses propres yeux et être prêt à prendre des décisions sereines, sans prendre pour argent comptant les informations présentées par le vendeur ou la société immobilière. Nous espérons sincèrement que votre investissement immobilier se déroulera avec succès.
Si vous souhaitez discuter de méthodes plus spécifiques d'évaluation des biens immobiliers ou obtenir des conseils sur des questions individuelles, nous vous invitons à rejoindre nos associations de propriétaires (Réseau INA). Nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes vos questions, à condition que vous respectiez nos règles.