Lors de l'achat d'un terrain et de la construction d'un bâtiment, un indicateur juridique essentiel à vérifier est le coefficient d'emprise au sol. Sans comprendre ce coefficient, vous risquez de ne pas pouvoir construire le bâtiment souhaité. Cet article explique, du point de vue de la réglementation immobilière, la définition, le mode de calcul, les conditions d'assouplissement et des exemples concrets par région concernant le coefficient d'emprise au sol.
Qu'est-ce que le coefficient d'emprise au sol ? Définition et objectifs
Le coefficient d'emprise au sol est un indicateur exprimant le rapport entre la surface construite (la surface du bâtiment vue du dessus) et la superficie du terrain. Une limite maximale est fixée par zone par les autorités administratives compétentes (autorités administratives spécifiques) : généralement 40 à 60 % dans les zones à usage résidentiel, et jusqu'à 80 % dans les zones commerciales et industrielles.
Raisons de l'existence du coefficient d'emprise au sol :
- Assurer la ventilation et l'ensoleillement entre les bâtiments
- Prévenir la propagation des incendies
- Maintenir un paysage urbain agréable
Formule de calcul : Coefficient d'emprise au sol = Surface construite ÷ Superficie du terrain × 100
Exemple : pour un terrain de 120 m² avec une surface construite de 75 m² : 75 ÷ 120 × 100 = 62,5 %
Comprendre aussi la différence avec le coefficient d'occupation des sols
Le coefficient d'occupation des sols (COS) est le rapport entre la surface de plancher totale du bâtiment (somme de tous les étages) et la superficie du terrain. Alors que le coefficient d'emprise au sol limite « l'étendue en plan », le COS limite « le volume en trois dimensions ».
Formule de calcul : COS = Surface de plancher totale ÷ Superficie du terrain × 100
Même dans les limites du coefficient d'emprise au sol, si le plafond du COS est dépassé, il est impossible de construire en hauteur. Il est donc indispensable de vérifier les deux simultanément.
Les 3 cas d'assouplissement du coefficient d'emprise au sol
Pour les terrains remplissant certaines conditions, un bonus de 10 % est accordé par rapport au plafond du coefficient d'emprise au sol.
① Cas d'un terrain d'angle
Pour un « terrain d'angle » dont deux côtés sont en contact avec des voies publiques sur au moins 2 m, le coefficient d'emprise au sol est assoupli de 10 %. Un assouplissement peut également s'appliquer si le terrain est adjacent à un parc, une place, une rivière ou des rizières, mais les critères varient selon les autorités administratives, d'où la nécessité d'une vérification préalable.
② Bâtiments résistants au feu en zone de prévention incendie ou en zone de prévention incendie renforcée
En zone de prévention incendie, seuls les bâtiments résistants au feu (ou bâtiments à propagation d'incendie limitée) bénéficient d'un assouplissement de 10 %. En zone de prévention incendie renforcée, l'assouplissement s'applique si le bâtiment relève de l'une des catégories suivantes : bâtiment résistant au feu, bâtiment à propagation d'incendie limitée, bâtiment semi-résistant au feu ou bâtiment à propagation d'incendie semi-limitée.
③ Terrain encadré par deux voies publiques
L'assouplissement s'applique lorsque deux voies publiques sont en contact avec le terrain sur au moins 2 m chacune et que les « règles d'application de la loi sur les normes de construction » définies par l'autorité administrative compétente sont respectées.
Comparaison du coefficient d'emprise au sol dans les grandes villes
| Ville | Exemple de zone | Coefficient d'emprise au sol |
|---|---|---|
| Arrondissement de Setagaya | Seijō・Todoroki (quartier résidentiel haut de gamme) | 40 % |
| Arrondissement de Setagaya | Akatsutsumi・Tamagawa (zone commerciale et immeubles d'appartements) | 60 à 80 % |
| Ville de Nagoya | Marunouchi (zone commerciale) | 80 % |
| Ville de Nagoya | Fujimidai (zone exclusivement résidentielle) | 40 % |
| Ville de Chiba | Zone urbaine générale | 50 % (après révision) |
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Questions fréquentes (FAQ)
- Q. Pouvez-vous expliquer simplement la différence entre le coefficient d'emprise au sol et le coefficient d'occupation des sols ?
- A. Le coefficient d'emprise au sol indique « quelle surface du terrain peut être occupée par le bâtiment (en plan) », tandis que le coefficient d'occupation des sols indique « quelle surface de plancher totale peut être construite par rapport au terrain (en volume) ».
- Q. Où dois-je vérifier l'applicabilité de l'assouplissement pour terrain d'angle ?
- A. Il est recommandé de consulter au préalable l'autorité administrative compétente ou l'organisme de contrôle de la conformité qui gère le terrain. Vous pouvez également effectuer une recherche sur « règles d'application de la loi sur les normes de construction » sur le site web de votre collectivité locale.
- Q. Que se passe-t-il si l'on construit en dépassant le coefficient d'emprise au sol ?
- A. Le permis de construire ne sera pas délivré et la construction sera impossible. Si un bâtiment a déjà été érigé, il sera considéré comme une construction en infraction et fera l'objet d'un ordre de mise en conformité.
- Q. Peut-on construire autant d'étages que souhaité tant que l'on respecte le coefficient d'emprise au sol ?
- A. Non. Le plafond du coefficient d'occupation des sols s'applique également, de sorte que même si le coefficient d'emprise au sol est respecté, il est impossible de construire en hauteur si le COS est dépassé. La vérification des deux est obligatoire.